Hybride rechargeable : Renault joue la prudence, à raison

La stratégie de Renault qui consiste à attendre une baisse des coûts de la technologie hybride rechargeable avant de commercialiser son premier modèle devrait être payante d’après les analystes. La clientèle de la marque ne sera pas réceptive avant cette diminution de prix, si les marques premium peuvent, quant à elles, d’ores et déjà s’appuyer sur une demande plus encline à s’acquitter de coûts plus élevés.

 

renault eolab

Tout en affirmant qu’il est prêt pour la production de son premier modèle hybride rechargeable, Renault refuse pour le moment de trancher sur une date précise de lancement, préférant observer l’évolution du marché avant toute décision. Cette stratégie est la plus adéquate pour le constructeur français d’après des analystes spécialisés sur le marché des véhicules écologiques cités par Autonews Europe, dont IHS Automotive et Inovev. Ces derniers estiment que la stratégie « attendre et voir » finira par payer puisqu’à ce stade la technologie hybride rechargeable est encore trop couteuse pour les consommateurs des compagnies positionnées sur le marché de masse comme Renault. Ces compagnies ne feront pas le poids face aux géants des gammes premium comme BMW et Volkswagen, dont la clientèle est plus habituée à des véhicules à coût élevé.

 

L’Eolab comme pionnier

 

Renault a présenté le concept hybride rechargeable Eolab lors du dernier Salon de l’automobile de Genève au mois de mars 2015. Les dirigeants de la marque au losange ont alors indiqué depuis qu’une version de production est bien au programme et devrait arriver « dès que le marché est prêt ». L’Eolab accueille un groupe motopropulseur hybride rechargeable basé sur un bloc 3 cylindres, 1 litre essence, un moteur électrique et une batterie de 6,7 kWh. Elle peut tenir jusqu’à 60 km en mode 100 % électrique. Elle pourrait être la principale arme de Renault pour la conquête d’un marché européen dans lequel les hybrides rechargeables seront plus demandés que les hybrides standards à partir de 2019 étant donné l’imminence de la limitation des émissions de CO2 à 95 g/km sur le territoire de l’Union à compter de 2020.

Une réflexion au sujet de « Hybride rechargeable : Renault joue la prudence, à raison »

  1. DUPOND

    Ils ont tort d’écouter les pseudos analystes ! toute les révolutions industrielle étaient faites de risques pris et ne nouveautées et de réusssites (à l’époque les analystes n’étaient toujours pas nés et cela faisaient faire beaucoup d’économies)

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