Scandale Volkswagen : Winterkorn démissionne, Matthias Muller nouveau PDG

 

Martin Winterkorn, PDG de Volkswagen, a été le premier dirigeant à prendre ses responsabilités en démissionnant de son poste cette semaine. L’initiateur de l’entrée du groupe dans l’électrification et l’hybridation indique agir pour l’intérêt de la compagnie qui doit prendre un nouveau départ. Son successeur n’est autre que l’ancien patron de Porsche, Matthias Muller.

 

Matthias Müller, nouveau PDG de Volkswagen.

Matthias Müller, nouveau PDG de Volkswagen.

 

Moins d’une semaine après la révélation du scandale des logiciels de trucage du taux d’émission de CO2 des voitures Volkswagen, le PDG du groupe, Martin Winterkorn, a démissionné de ses fonctions mercredi dernier.  A la tête du géant allemande depuis 2007, Winterkorn l’a conduit jusqu’à sa place de premier constructeur mondial devant Toyota. Le désormais ex-PDG de 68 ans a également été l’initiateur de l’entrée du groupe Volkswagen dans l’ère électrique et hybride avec les séries e (e-Golf et e-Up !)  et GTE de la marque Volkswagen, l’e-tron d’Audi, et les Porsche hybrides rechargeables. « En tant que PDG, j’accepte la responsabilité des irrégularités qui ont été trouvées sur les moteurs diesel et a ainsi demandé au conseil de surveillance d’accepter de mettre un terme à mes fonctions de PDG du groupe Volkswagen », a indiqué l’intéressé dans un communiqué publié pour l’occasion.

Winterkorn affirme que son geste s’explique uniquement par sa volonté de préserver les intérêts de la compagnie puisqu’il n’a pas été personnellement impliqué dans les prises de décisions ayant conduit au scandale. « Volkswagen a besoin d’un nouveau départ, également en termes de personne. J’ouvre le chemin pour ce nouveau départ avec ma démission », a-t-il déclaré. Cette explication est d’ailleurs confirmée par le conseil de surveillance du groupe Volkswagen. Le conseil d’administration s’est réuni le vendredi 25 septembre pour désigner Matthias Muller, ancien PDG de Porsche, comme son successeur.

A titre de rappel, l’affaire a éclaté la semaine dernière aux États-Unis lorsque des chercheurs de la l’Université West Virginia ont découvert les manipulations effectuées par Volkswagen sur les logiciels de plusieurs de ses modèles dans le but de tromper les tests anti-pollution réalisés par les agences gouvernementales, dont l’agence environnementale américaine (EPA). Aux États-Unis, près de 500 000 véhicules sont concernés, mais Volkswagen a admis que la barre des 11 millions d’exemplaires touchés pourrait être atteinte partout dans le monde. Le groupe allemand pourrait être sanctionné d’une amende de 18 millions de dollars (environ 16 milliards d’euros) et a déjà préparé plusieurs milliards d’euros pour faire face à d’éventuelles condamnations en dommages-intérêts.

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