Vélos électriques : l’Union européenne décide de protéger les fabricants locaux

Pour protéger les constructeurs locaux, l’Union européenne va imposer des tarifs douaniers particulièrement élevés aux vélos électriques importés de Chine. Les consommateurs pourraient faire face à une hausse des prix de vente.

Un vélo électrique Peugeot.

Un taux pouvant atteindre 83,6 %

Les fabricants européens de vélos électriques peuvent pousser un soupir de soulagement. Leurs frustrations ont été prises en compte par les autorités européennes qui ont décidé d’instaurer de nouveaux tarifs douaniers pour les modèles importés de Chine. Le taux nouvellement appliqué varie de 21,8 % à 83,6 % en fonction de la compagnie exportatrice. Pour la plupart, il s’élève à 37 %. Les géants comme Jinhua Vision et Suzhou Rununion figurent parmi les plus pénalisés. Il faut noter que la Commission européenne a diligenté une enquête sur place pour catégoriser les compagnies concernées.

Guerre de prix

L’initiative vise à réduire l’impact de la guerre de prix qu’entraîne l’arrivée des vélos électriques chinois sur le vieux continent. Ces derniers sont commercialisés à des tarifs auxquels ne peuvent s’aligner les fabricants locaux. Les entreprises chinoises profitent d’une main d’œuvre largement moins onéreuse et de subventions gouvernementales sur les matières premières. Elles privilégient également la production de masse et peuvent ainsi se permettre de très faibles marges bénéficiaires. Pour les fabricants européens, la situation devenait ainsi critique. En effet, la part de marché des vélos électriques chinois a connu une hausse de 35 % entre 2014 et 2017. Une embellie devrait intervenir rapidement. Par contre, la nouvelle pourrait moins ravir les consommateurs qui doivent s’attendre à une hausse du prix d’achat des vélos électriques.

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