Empreinte écologique des voitures électriques

Empreinte écologique des voitures électriques

La voiture 100 % électrique roule sans polluer, sans émission mais cela veut-il dire qu’elle est parfaite du point de vue écologique ? Découvrez ci-dessous le véritable impact des voitures électriques.

Puisque la voiture électrique, durant son utilisation, ne consomme que de l’électricité, l’impact écologique sera fortement dépendant de la source de production de cette électricité. Il sera aussi important de déterminer le bilan carbone lors de la fabrication de la voiture y compris les batteries et de mesurer l’impact écologique du démantèlement de la voiture et le recyclage des composants incluant à nouveau les éléments pénalisants comme les batteries.

Pour bien comprendre l’enjeu écologique, il ne faut pas oublier que la voiture électrique n’émet pas de CO2 lorsqu’elle est utilisée sur la route mais que la production de l’électricité qui va servir à charger les batteries peut être une grande source d’émission de CO2 par opposition à l’impact écologique relativement faible engendré par la production de carburant comme l’essence. Toutefois l’utilisation de cette essence dans un moteur thermique sera elle une grande source d’émission de CO2 et donc l’empreinte écologique de la voiture électrique doit être établie avec beaucoup de soin.

Reprenons les différents points en détail en examinant uniquement les empreintes écologiques :

Si l’électricité qui va charger ou recharger les batteries de la voiture électrique n’est pas produite en utilisant des énergies renouvelables (éoliennes ou panneaux photovoltaïques), le bilan écologique sera fortement revu à la baisse.

D’une manière générale les voitures sont de plus en plus économiques du point de vue consommation de carburant, cela veut déjà dire que l’impact écologique lié spécifiquement à l’utilisation du véhicule devient un peu moins important par rapport à celui lié à la fabrication du véhicule.

Et là, du fait de l’importance des batteries dans un véhicule 100% électrique, le bilan carbone lié à la fabrication de la voiture électrique peut être de 50 à 100% de plus que celui d’une voiture à essence. Dès lors la durée d’utilisation du véhicule et des batteries sera un élément clé pour déterminer l’impact écologique réel de la voiture 100 % électrique.

Il faut souligner que les batteries vont subir, dans les prochaines années, des modifications importantes qui, on l’espère, auront un impact écologique positif ; en effet leur principal composant actuel, le lithium, a des sources limitées.

Le bilan écologique d’un véhicule électrique, lors de son utilisation, et donc la diminution des gaz à effet de serre que ceux-ci génèrent reste lié immédiatement à la production d’électricité du pays ; on peut ainsi avancer des chiffres de baisse de production de gaz à effet de serre de 10 à 25 % pour un véhicule électrique par rapport à un véhicule thermique. Ceci est valable pour les pays produisant leur électricité sans utiliser le charbon comme source d’énergie. Si l’on se place dans le cas où l’électricité est produite partiellement ou totalement en utilisant le charbon, le véhicule électrique est à éviter car il aura un impact écologique désastreux générant plus d’émission de gaz à effet de serre au cours de sa vie qu’un véhicule thermique.

Un dernier chiffre à retenir, votre véhicule électrique devra parcourir un minimum de 100.000 km pour garder un bilan positif par rapport à un véhicule à moteur thermique.

Une réflexion au sujet de « Empreinte écologique des voitures électriques »

  1. Lvdl

    Article simple et honnête résumant bien les pièges caractéristiques du VE, que beaucoup de gens devraient lire avant de promouvoir bêtement cette technologie.
    Le VE, va simplement « transférer » « sa » pollution des villes vers les lieux de production, un pis-aller donc. Or, cette « centralisation » des moyens de production d’électricité doit prendre en compte les pertes considérables dans le réseau électrique jusqu’à la VE à recharger (~30%). Si l’on accepte que la production d’électricité d’origine nucléaire est certes très faible en émission de CO2, cela est faux dans le temps concernant la gestion des déchets: de milliers d’années ! Cette source n’est donc pas honnêtement écologique.
    Par ailleurs, les meilleures batteries ne supportent pas plus de 1000 cycles de charges/décharge (les constructeurs indiquent plutôt 500 cycles garantis, pas plus) . Avec quelques 100 kms d’autonomie, c’est ainsi 3 batteries au moins qu’il faudra pour amener un VE vers 200.000 kms. De plus, si le VE doit être revendu, le prix d’une batterie neuve risque fort d’empêcher les ménages à faibles revenus d’acquérir un véhicule d’occasion. Sans compter les arnaques afférentes permettant par exemple l’essai d’un véhicule équipé d’une batterie hors d’usage qui saura tout de même faire les 3 ou 4 kms d’essais, sans pour autant savoir ce que la batterie « a dans le ventre ». En effet, même une batterie neuve peut présenter un défaut majeur (courbe en baignoire).
    En revanche, les VE Hybrides (VEHs) répondent beaucoup mieux aux problèmes et ce à triple titre:
    => infrastructures présentes
    => déplacement de la pollution hors des villes vers les contrées du pays entre les villes (pas de concentration)
    => Equipé d’un moteur thermique à haut rendement (type Miller / Prius), le VEH donne instantanément une réduction de l’empreinte CO2 (-20% environ).

    La remarque très pertinente de l’inadaptation du VE aux pays basant leur production d’énergie sur le fossile, type charbon, nous indique que la Chine n’est surtout pas un marché pour le VE.
    Le Tout électrique, ce n’est certainement pas pour aujourd’hui, ni pour demain, mais en revanche, le VEH peut offrir une opportunité de transition énergétique rien que pour la répartition de la pollution sur l’ensemble d’un pays, avec des coûts assez bien connus dans le cas d’une production de masse.
    Restera tout de même à évaluer au moins sur 30 ans le bilan de l’utilisation de batteries pour VEHs, abtterie plus petites de surcroît, car pour que tout le monde puissent s’équiper, ce n’est absolument pas gagné.
    Tout comme l’arnaque de la migration Essence vers Diesel que les gouvernement français ont organisée, il ne faudrait pas en rajouter avec le VE, véritable arlésienne depuis près de 70 ans (en France au moins).
    Ainsi, le VE est réellement à éviter pour le moment, et il est actuellement réservé à une cliente plutôt fortunée. Or, le monde semble être passé dans une phase augmentant les écarts entre riches et pauvres (quelques milliers de nouveaux riches et des milliards de pauvres en plus) et cela pour un bon moment. Attention donc aux incapacités de nos gouvernements à ne pas voir plus loin que le bout de leur nez.

    Pour finir, certains brandiront le spectre de la production électrique nucléaire par fusion nucléaire. A ce sujet, demandez à n’importe quel scientifique honnête son avis sur la question: il devrait vous répondre qu’on en a pour au moins 100 ans de mise au point avant d’imaginer une production de masse, mais que cela n’est absolument pas certain. (projet international actuel: ITER).

    Le 21 siècle sera le siècle de la « prise » de conscience pour l’humanité, ou ne sera pas. (Pour les véhicules, il ne sera pas celui de la « prise » électrique, cela est certain)

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