Des batteries de flux à base d’eau en cours de développement aux États-Unis

La compagnie américaine General Electric Global Research et le laboratoire national Lawrence Berkeley ont indiqué travailler sur le développement d’une batterie de flux à base d’eau. Cette technologie devrait augmenter l’autonomie des futures voitures électriques équipées tout en réduisant les couts. Le projet est en bonne voie même si aucune production n’est envisageable avant 3 ans.

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Moins chères mais plus durables

Le projet conjoint mené par les chercheurs de General Electric et le laboratoire Lawrence Berkeley sous la direction du Dr Grigorii Soloveichik fait rêver. Ils ont réussi à combiner les ingrédients nécessaires pour provoquer une réaction chimique à base d’eau qui génère de l’électricité à l’intérieur d’une batterie de flux de GE. Le résultat consiste en une batterie pour voiture électrique capable de tenir plus de 385 km sur une charge unique tout en étant 4 fois moins chère que les technologies actuelles. Les ingénieurs ont expliqué que contrairement aux batteries lithium-ion et aux autres systèmes existants, leur projet utilisera des solutions chimiques inorganiques à base d’eau fournissant une haute densité d’énergie en transportant plus d’un électron à la fois. La batterie est dite « de flux » puisque la décharge et la recharge se produisent dans des cellules électrochimiques qui se démarquent des réservoirs de stockage d’énergie, ce qui les rend plus sûres.

Fonctionnelles d’ici 3 ans

Pour le moment, la batterie à base d’eau est en phase de laboratoire. D’après le Dr Soloveichik, quelques expériences ont été menées pour « montrer que c’est réel ». Dans un an, l’opération conjointe GE et laboratoire Lawrence Berkeley cherche à produire une cellule chimique qui servira à « démontrer ce qui sera nécessaire pour produire une batterie fonctionnelle ». D’ici trois ans, les chercheurs visent à mettre en place un pack fonctionnel pour un petit véhicule électrique. Pour un pack de pré-production, il faudra attendre deux ou trois ans de plus. Ainsi, Tesla, avec son modèle S et ses 425 km d’autonomie en charge unique, ne pourra plus reposer sur ses lauriers trop longtemps.

 

 

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