Émissions : les tests en conditions réelles ne font pas l’unanimité en Europe

Les négociateurs des États membres de l’Union européenne ne sont pas parvenus à trouver un accord sur la rédaction du projet de texte destiné à rendre obligatoires les tests d’émission en conditions réelles. L’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne sont les principaux opposants à ce nouveau régime qu’il juge précipité et menaçant pour l’industrie automobile.

 

test emission CO2

 

Le scandale Volkswagen a choqué le milieu de l’automobile, mais pas assez pour convaincre les dirigeants européens de prendre des décisions drastiques. En effet, d’après Reuters, les États membres de l’Union européenne ne sont pas parvenus à trouver un accord quant à l’adoption d’une législation destinée à exiger des constructeurs des tests d’émission sur routes en conditions réelles à la place des traditionnels essais en laboratoire. Citant, un haut responsable de l’organisation qui a parlé sous couvert de l’anonymat, l’agence a révélé qu’une réunion d’experts tenue ce 28 octobre 2015 a échoué dans la rédaction du projet de texte. En cause, l’opposition persistante des représentants allemands, anglais et espagnols. Les gouvernements de ces derniers estiment que la démarche est précipitée et qu’il ne faut pas encore condamnée la technologie diesel qui doit « rester une option sur le marché de masse ».

Initialement, la Commission européenne a proposé ces tests en conditions réelles pour corriger l’écart trop élevé entre les résultats des tests en laboratoires et les émissions réelles de CO2, mais surtout de NOx, des véhicules en circulation. Concernant les NOx, les émissions sur routes sont jusqu’à 500 % plus élevées que les chiffres fournis par les laboratoires. La Commission a ainsi voulu rendre obligatoires les tests en conditions réelles dès l’année prochaine, mais avec une période transitoire durant laquelle un certain dépassement (dépassement de 60 % entre 2016 et septembre 2019 pour les émissions de NOx et de 20 % à partir de septembre 2019) des seuils d’émission sera toléré. En attendant un éventuel accord, c’est la confiance des consommateurs qui risque d’être définitivement altérée.

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