Renault-Nissan joint ses forces à celle de Mitsubishi

Renault-Nissan et Mitsubishi vont former une alliance destinée à développer de nouveaux véhicules et à partager les technologies et les infrastructures des trois constructeurs. Les véhicules électriques occuperont une place importante dans la stratégie de cette coopération élargie.

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À travers un communiqué de presse publié ce mardi 5 novembre, le constructeur français Renault, son allié Nissan, et le constructeur japonais Mitsubishi Motors Corporation ont indiqué que «  le partenariat stratégique entre Nissan et Mitsubishi Motors pourrait être étendu à l’alliance Renault-Nissan ». Cette nouvelle « coopération internationale étendue » vise à permettre la coproduction de nouveaux véhicules, dont des modèles électriques, l’exploitation commune des capacités des usines et le partage de technologies. Le joint-venture existant entre Nissan et Mitsubishi, NMKV, va désormais développer des voitures basées sur la plateforme utilisée par les « Kei Cars», une gamme de petites voitures très populaires au Japon. Ces petites citadines s’attaqueront au marché international et seront déclinées en version électrique. Renault et Mitsubishi vont quant à eux travailler sur la production de deux berlines issues de la gamme du constructeur au losange, mais sous la marque Mitsubishi.

À point nommé

Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, a salué cette initiative qui « va générer de nouvelles opportunités pour Renault ». En effet, cette opération arrive à point nommé pour le constructeur français et son allié qui pourraient être dépassés par le groupe Hyundai-Kia au classement mondial des manufacturiers automobiles. Les négociations pour la signature de l’accord définitif seraient en bonne voie et il ne resterait plus que les détails à régler. Il faut signaler que Mitsubishi était également en contact avec PSA Peugeot Citroën avec notamment des projets portant sur les SUV et les voitures électriques, dont de nouveaux utilitaires. Les dirigeants de PSA ont indiqué que ces partenariats n’étaient pas remis en cause. Pour Renault, il s’agit d’un allié de plus après l’accord signé avec le groupe Daimler en 2010 et l’alliance avec Nissan en 2009.

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