L’empreinte écologique réelle des voitures électriques varie selon les pays

L’empreinte écologique d’une voiture électrique peut rivaliser avec celle de certains modèles à moteur à combustion. La source de l’électricité nécessaire à sa recharge explique cette anomalie. En France et en Europe, le concept zéro émission reste toutefois pratiquement respecté.

Une Nissan Leaf pollue plus en Chine qu’en Norvège.

L’électricité en cause

L’utilisation d’une voiture électrique ne garantit pas une émission zéro de CO2, loin de là. L’empreinte écologique d’un modèle qui n’émet aucun CO2 varie en réalité en fonction de l’origine de l’électricité utilisée pour le recharger. Et sur ce point, chaque pays a sa propre spécificité.  L’information, tirée des résultats d’une récente étude de Bloomberg, n’est pas un scoop en elle-même. Le magazine américain publie toutefois des chiffres intéressants sur les écarts en fonction des pays.

Plus de 100 g de CO2 au kilomètre en Chine

La Chine, plus grand marché de la mobilité électrique, est paradoxalement le pays où les véhicules électriques « polluent » le plus. En cause, les énergies fossiles qui fournissent une grande partie de l’électricité locale. Un véhicule électrique roulant à Pékin produit ainsi en moyenne 117 g de CO2 au kilomètre. La France s’en sort plutôt bien grâce à ses centrales nucléaires (environ 1,67 g de CO2 au kilomètre). Heureusement, des pays comme la Norvège parviennent à respecter le concept zéro émission. La solution réside logiquement dans la vulgarisation de l’électricité issue des énergies renouvelables.

Toujours mieux que les moteurs à combustion

La situation demeure aisément surmontable pour les pays européens et nord-américains, un peu moins pour la Chine. Elle ne justifie également en rien une remise en cause du passage à l’électrique. En effet, toujours d’après Bloomberg, malgré ces données surprenantes, les voitures électriques restent largement meilleures que celles à moteur à combustion en terme d’empreinte écologique. Rouler en électrique était 39% plus propre en 2016. Elle le sera à 67% d’ici 2040 sous l’effet de l’adoption massive du solaire et de l’éolienne. Les voitures hybrides rechargeables offrent quant à elles des performances écologiques à peu près similaires.

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