Le boom de la micro mobilité électrique urbaine (salon Autonomy)

Dans la famille des moyens de mobilité respectueux de l’environnement, comme vous avez sûrement pu le remarquer, il n’y a pas seulement les voitures électriques et hybrides, loin de là. En ville le plus souvent, elles peuvent être complétées par des véhicules moins imposants, mais tout aussi pratiques et écologiques, si ce n’est plus, pour assurer les petits trajets. On les appelle vélos ou trottinettes électriques, monoroues gyropodes, smartboards, etc. Tour d’horizon de ces transports d’un nouveau genre qui envahissent nos trottoirs et commencent à être justement produits, pour certains, par des… constructeurs automobiles.

Autonomy, le festival de la mobilité urbaine qui s’est tenu du 6 au 10 octobre derniers à Paris fut notamment une vitrine de ce marché de la “micromobilité” en pleine expansion.

Le regain d’intérêt pour la trottinette comme moyen de mobilité et les innovations en matière de vélos électriques

Celles qui pouvaient paraître ringardes font leur retour sur les chapeaux de roues, en particulier grâce au développement de versions électriques performantes. Par exemple, la trottinette électrique Emicro one, qui était présente au salon Autonomy. D’une autonomie – c’est le cas de le dire – de 10 à 15 km, l’engin silencieux roule à une vitesse moyenne non-négligeable de 20 km/h (en mode sport, elle peut poindre à 25 km/h).

Cette trottinette électrique semble répondre aux besoins de la plupart des français, dont la moitié déclare souhaiter passer à un mode de déplacement plus doux, complémentaire à la voiture, selon un sondage d’OpinionWay. Une tendance qui a sans doute influé le choix du constructeur Peugeot d’intégrer, dans le coffre de la Peugeot 3008, une trottinette électrique, la e-kick, aux performances similaires à la Emicro one, mais qui affiche un prix bien différent. Il faudra en effet débourser la somme onéreuse 1 190 euros pour s’équiper de la e-kick, à savoir 240 euros de plus que pour la Emicro one…

mobilité-e-kick-peugeot-trottinette-électrique

Mais le grand classique de la “micromobilité”, c’est sans doute le vélo. Inventé il y a plus de deux siècle, il se vend aujourd’hui à plus de 100 000 exemplaires chaque année et se décline sous des formes variées, dont des versions dotées de moteurs électriques qui ont la cote. Laurent Gicquel a bien compris cet intérêt accru pour le vélo électrique et a développé un concept ingénieux pour se procurer un tel engin à des prix défiant la concurrence. Par le biais de sa société Novengine (qui était présente sur le salon Autonomy), il a imaginé un dispositif allouant la possibilité de rattacher un moteur électrique (MHR-1v) à n’importe quel bicyclette traditionnelle, pouvant lui permettre de rouler 60 à 120 km entre deux recharges selon le modèle de moteur. Autre exemple original sur le segment du vélo électrique : Lopifit, un engin à mi-chemin entre la trottinette et le vélo, doté d’un tapis roulant, qui permet de parcourir la même distance à pied qu’à vélo sans effort supplémentaire. Il suffit ainsi de marcher à petits pas sur le tapis roulant pour avancer à 20 km/h grâce à l’assistance électrique, en témoigne la vidéo ci-dessous. Pour s’offrir le Lopifit, il faudra néanmoins payer le prix fort de 2 000 euros.

Dans nos villes fructifient également d’autres engins futuristes de mobilité

Encore plus originaux : les monocycles, ou monoroues gyropodes, qui se présentent sous forme de roue placée à la verticale autour de laquelle on place ses pieds sur des petites plateformes. L’engin se déplace au gré de nos envie en fonction de l’orientation du corps. Il peut atteindre jusqu’à 25 km/h et 60 km d’autonomie. Pratique, rapide, facilement transportable, le monocycle électrique a tout pour plaire, toujours est-il qu’il faut un peu d’entraînement avant d’être réellement à l’aise pour se déplacer avec.

Dans le même genre, il existe les planches à rouler électriques. Par exemple, la freeboard électrique de Leiftech. D’une autonomie moyenne de 2 heures et demie, pour un rechargement qui dure environ 25 minutes, cette planche garantit des sensations assimilables à celles du snowboard, si ce n’est mieux, en allant jusqu’à la vitesse de 35 km/h.

Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres, les inventions en termes de “micromobilité” se multipliant à l’heure actuelle.

La “micro mobilité” a ses avantages

Raccourcir les trajets à pieds entre deux transports en commun, ou après avoir garé sa voiture électrique ou hybride pour être cohérent ; augmenter les trajets en plein air et gagner du temps, tels sont les avantages de la “micromobilité”.

A usage urbain, les moyens de mobilité douces prolifèrent pour servir à une population citadine toujours plus croissante. Cette solution à succès a néanmoins un défaut : celui du prix. Les moyens de micromobilité ne sont généralement pas accessibles à toutes les bourses. La croissance du marché pourrait remédier à ce problème et faire baisser les coûts.

Une réflexion au sujet de « Le boom de la micro mobilité électrique urbaine (salon Autonomy) »

  1. willem

    Confirmation ! Merci Âne Hidalgo,
    nous n’avons pas les mêmes valeurs ! en terme de moyen !
    Cette solution à succès a néanmoins un défaut : celui du prix. Les moyens de micromobilité ne sont généralement pas accessibles à toutes les bourses. La croissance du marché pourrait remédier à ce problème et faire baisser les coûts.

    Source: http://www.lavoiturehybride.com/actu/vehicules-electriques-mobilite/#ixzz4oG6AGXzK
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