Voiture électrique : Ségolène Royal veut une « révolution » en France

Le ministre en charge de l’écologie souhaite « une révolution de la voiture électrique » qui tient compte du pouvoir d’achat des Français. Elle compte pour cela sur une participation des constructeurs et des collectivités, en particulier les grandes villes, pour faire baisser le coût.

 

ségolène royal veut une révolution de la voiture électrique

 

Imposer doucement les véhicules électriques comme mode de transport principal des Français, c’est l’objectif prôné par le ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, à travers ce qu’elle appelle une « révolution de la voiture électrique ». « Mon souhait est que lorsque quelqu’un voudra changer une vieille voiture diesel, il puisse s’acheter une voiture électrique », a-t-elle notamment déclaré lors d’une récente intervention médiatique à Paris le 9 mai dernier. Pour parvenir à ce résultat, et éviter ainsi que les consommateurs ne préfèrent les derniers modèles essences ou diesels moins polluants que ceux qu’ils possèdent actuellement, le ministre souhaite une baisse des prix des véhicules électriques. Elle encourage ainsi les constructeurs à faire le nécessaire, les collectivités à renforcer les bonus à l’achat et envisage même la possibilité d’une baisse de la TVA au niveau européen.

Les grandes villes comme piliers

Ségolène Royal estime que le succès de cette révolution de la voiture électrique en France repose essentiellement sur des initiatives des grandes villes. « La révolution se fera beaucoup plus rapidement si les grandes villes donnent l’exemple », a-t-elle ainsi indiqué. Ces initiatives pourraient prendre la forme d’« avantages » comme des places de stationnement gratuites, des couloirs spéciaux, des aides financières supplémentaires ou de participation directe des collectivités par une électrification de leurs parcs automobiles. Le ministre a également tenu à promouvoir le recours aux bus électriques en pointant particulièrement du doigt la capitale. « Il n’y a aucune raison que cela traîne autant », s’est-elle exclamée en poussant indirectement la RATP à accélérer la mise en œuvre du projet d’électrification de sa flotte. On attend désormais la concrétisation de cette « révolution ».

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