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Le Tour de France en mode hydrogène : une aventure verte avec Flip van der Merwe

En bref:

  • Flip van der Merwe a participé au Tour de France à bord d’une voiture à hydrogène, promouvant ainsi une mobilité verte.
  • L’utilisation de véhicules à hydrogène a permis d’économiser 1,6 tonne de CO2 sur plus de 3 000 km parcourus.
  • L’hydrogène présente des avantages complémentaires à l’électricité dans le domaine du transport et peut jouer un rôle clé dans la décarbonation du secteur.

Une aventure verte sur le Tour de France

La 18ème étape du Tour de France, qui se conclut à Bourg-en-Bresse, marque la fin du voyage vertueux de Flip van der Merwe, figure emblématique du rugby sud-africain. L’ancien athlète de Clermont (2015-2019) a été un compagnon de route privilégié pour la caravane publicitaire, non pas sur deux roues, mais à bord d’une automobile « propre », propulsée par l’hydrogène.

Mesurant près de deux mètres, intégrer la silhouette imposante de van der Merwe dans l’une des quatre voitures bleues soutenues par la région Auvergne-Rhône-Alpes peut sembler ardu. Ces véhicules sont destinés à promouvoir l’hydrogène, une solution énergétique prometteuse pour nos futurs déplacements, et la mobilité douce.

La décarbonation : un défi de taille

La réduction de l’empreinte carbone de la caravane du Tour de France a été un véritable défi ces dernières années. « Nous voulions démontrer au public qu’il existe des moyens de développer ce type de mobilité », confie van der Merwe, lui-même un fervent adepte du Tour de France depuis son enfance.

Van der Merwe : de l’étudiant à Cambridge au directeur de Moviatech

À 38 ans, Flip van der Merwe a pris les rênes de Moviatech, une filiale de Lojelis. Cette start-up propose des solutions technologiques digitales innovantes pour faciliter l’utilisation des véhicules à hydrogène. « J’ai effectué les tests et tracé l’itinéraire pour m’assurer que nous pouvions nous ravitailler en hydrogène sur les différentes étapes », précise van der Merwe.

Des émissions de carbone réduites grâce à l’hydrogène

L’utilisation de véhicules à hydrogène dans la caravane a permis d’économiser 1,6 tonne de CO2 par rapport à l’utilisation de véhicules thermiques, soit une réduction de 75% sur plus de 3.000 km parcourus. De plus, 92% de l’hydrogène utilisé est décarboné ou vert. Cette initiative pourrait donner des idées à ASO, l’organisateur du Tour de France, qui a déjà fait de grands efforts pour décarboner la caravane.

Diversification des solutions technologiques dans le transport

Alors que la décarbonation du transport est un enjeu complexe, l’hydrogène présente des avantages complémentaires à l’électricité et a donc sa place dans le mix énergétique. BMW, conscient que les alternatives aux carburants fossiles sont loin d’être parfaites, prévoit une diversification des solutions technologiques dans ses objectifs à long terme. L’hydrogène fait partie intégrante de ce plan, en plus de l’électrification déjà bien engagée de sa gamme.

L’hydrogène : une alternative à l’électricité

Bien que la production d’hydrogène soit plus énergivore et offre un rendement inférieur à l’usage direct de l’électricité dans une batterie, elle offre l’avantage de pouvoir stocker l’énergie sous forme gazeuse, évitant ainsi les pertes lorsque la demande sur le réseau électrique est inférieure à la production. De plus, l’hydrogène offre une autre possibilité d’exploitation des ressources naturelles, sans nécessairement faire « concurrence » à la production d’électricité.

Exploiter l’électricité non exploitée

Outre le contournement de ces contraintes pratiques, la production d’hydrogène offre deux axes d’optimisation de la production d’énergie globale : en utilisant toute la production d’électricité même lorsque la demande est plus faible et en produisant de l’électricité aux endroits où il est plus difficile de se connecter au réseau électrique.

La mobilité hydrogène : aussi simple que le thermique

Le BMW iX5 Hydrogen est un exemple concret de l’efficacité de l’hydrogène en tant que carburant pour les véhicules. Hormis ses autocollants bleus distinctifs, ce SUV ressemble en tous points à un X5 classique. Son moteur électrique arrière de 401 chevaux, sa batterie-tampon située juste au-dessus, sous le plancher du coffre, et les deux réservoirs d’hydrogène au centre du véhicule, font de cette voiture un modèle de série presque parfait.

L’expérience de conduite est similaire à celle des modèles 100% électriques de la gamme actuelle, en termes de sensations dans les commandes, de dynamisme et de performances. Par ailleurs, le BMW iX5 Hydrogen peut parcourir environ 500 km avec une consommation moyenne de 1,2 kg/100 km, pour une recharge en moins de 5 minutes.

Conclusion

À travers l’aventure de Flip van der Merwe sur le Tour de France et le développement de véhicules tels que le BMW iX5 Hydrogen, nous assistons à l’émergence d’une nouvelle ère de la mobilité, plus respectueuse de l’environnement. L’hydrogène, en tant que solution énergétique complémentaire à l’électricité, jouera un rôle clé dans la décarbonation du transport à l’avenir.

Voitures électriques : un tournant historique dans l’industrie automobile européenne

En bref:

  • Les voitures électriques surpassent les ventes de voitures diesel en Europe pour la première fois, représentant désormais 15% des ventes de voitures neuves.
  • L’offre de véhicules électriques plus séduisante, les incitations financières et les préoccupations sanitaires liées au diesel sont les principaux facteurs de cette évolution.
  • Les voitures hybrides continuent de gagner en popularité, mais la voiture à essence reste le véhicule le plus vendu en Europe.

Première victoire des voitures électriques sur les diesels

Pour la première fois, les voitures électriques ont surpassé les ventes de voitures diesel en Europe, marquant un moment historique pour l’industrie automobile européenne. Selon l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles (ACEA), les immatriculations de voitures électriques ont augmenté de façon spectaculaire, atteignant 158 252 unités en juin 2023, soit une hausse de 66,2%. Cela signifie que les voitures électriques représentent désormais 15% des ventes de voitures neuves, contre seulement 2% il y a quatre ans. Cette augmentation fulgurante contraste nettement avec le déclin du diesel, qui ne représente plus que 13,4% des parts de marché.

Les facteurs contributifs à l’essor de l’électrique

De nombreux facteurs ont contribué à cette évolution remarquable. Tout d’abord, l’offre de véhicules électriques s’est élargie et est devenue plus séduisante. La diversité des modèles proposés par les constructeurs, l’amélioration de l’autonomie des véhicules et le développement des infrastructures de recharge ont rendu les voitures électriques plus attrayantes pour les consommateurs.

En outre, le cadre législatif a également joué un rôle crucial dans cette transition. De nombreux pays encouragent financièrement l’achat de voitures électriques grâce à des bonus. Cette incitation financière, combinée à la décision de l’Union européenne de bannir tous les véhicules thermiques d’ici 2035, a sans doute contribué à convaincre de nombreux acheteurs potentiels de franchir le pas vers l’électrique.

Les conséquences sanitaires de l’usage du diesel

Le déclin du diesel est également dû aux préoccupations croissantes concernant l’impact environnemental et sanitaire de ce type de carburant. En effet, les émissions de particules fines produites par les moteurs diesel sont reconnues comme étant dangereuses pour la santé humaine. Le Centre International de Recherche sur le Cancer a classé les gaz d’échappement des moteurs diesel comme cancérogènes avérés pour l’homme. De plus, plusieurs études ont établi un lien entre l’exposition aux particules diesel et l’augmentation des cas d’asthme chez les enfants, ainsi que l’apparition de pathologies respiratoires et cardiovasculaires chez les personnes âgées.

La situation des autres types de véhicules

Parallèlement à l’essor de l’électrique, les voitures hybrides ont également continué à gagner en popularité, représentant près d’un quart des nouvelles immatriculations en juin. Cependant, les hybrides rechargeables connaissent un déclin sur le marché européen, en dépit d’une croissance notable des ventes en France. En dépit de ces changements, la voiture à essence reste le véhicule le plus vendu en Europe, avec une part de marché de 36,3%.

Reprise du marché automobile en Europe

Malgré la pandémie de Covid-19 et les pénuries de composants électroniques, le marché automobile européen semble rebondir. En juin 2023, il a enregistré une croissance annuelle de 17,8%, avec un total d’un million d’immatriculations. En France, les ventes de voitures neuves ont augmenté de 11,5% par rapport à juin 2022. Sur le plan des constructeurs, le groupe Volkswagen domine le marché européen, suivi de près par les français Stellantis et Renault.

Ces chiffres témoignent d’un changement de paradigme dans l’industrie automobile européenne. Alors que l’Europe s’apprête à bannir les véhicules thermiques d’ici 2035, ces données confirment l’engouement croissant pour les voitures électriques. Il reste à voir comment les constructeurs répondront à cette demande croissante et comment ils relèveront les défis que pose la transition vers l’électromobilité.

La nouvelle Renault Clio V restylée : tout ce que vous devez savoir

En bref:

  • La nouvelle Renault Clio V restylée est maintenant disponible avec trois finitions, dont la version Esprit Alpine.
  • Le design de la Clio a été réinventé pour être plus audacieux et sportif, avec des influences de design de la Peugeot 308.
  • La gamme propose une sélection de moteurs allant de l’essence au diesel, ainsi qu’une version hybride.

La Clio V restylée fait son entrée

Révélée au printemps, la nouvelle Renault Clio V restylée, fraîchement revue et améliorée, a fait son apparition dans les concessions en juillet. Avec trois finitions disponibles, y compris la nouvelle version Esprit Alpine, cette dernière itération de la populaire citadine de Renault promet de faire tourner les têtes. Un style audacieux, une gamme de motorisations diversifiées et un prix de départ attrayant de 18 500 euros font de cette nouvelle Clio un véhicule à ne pas manquer.

Une réinvention pour la Clio

Renault a décidé de prendre des risques avec la Clio, en abandonnant la recette éprouvée qui a fait son succès. Après avoir été dépassée par la Peugeot 208, la Clio a subi une refonte majeure pour renouveler son attrait. La version restylée de la Clio offre une expression plus audacieuse et sportive, plus en phase avec les attentes actuelles.

Des influences de design notables

La Clio restylée porte des traits qui rappellent la Peugeot 308, avec une calandre large et aiguisée et une signature lumineuse verticale qui évoque les LED expressifs des derniers modèles Peugeot. Cette ressemblance n’est pas un hasard. En effet, les dernières créations de la marque rivale française, qui ont été largement appréciées par le public, ont été supervisées par Gilles Vidal, ancien responsable du design chez Peugeot, qui a rejoint Renault en 2020. Cette Clio est l’un des premiers modèles de série de Renault à avoir bénéficié de son expertise. Le design sportif de la Clio, avec un bouclier bicolore à l’avant, un nouveau bouclier à l’arrière et des feux arrière partiellement transparents, se distingue toutefois nettement.

Une gamme simplifiée

Renault a opté pour une approche simplifiée pour la Clio V, avec seulement trois finitions disponibles : Evolution, Techno et Esprit Alpine. Cette dernière propose un look sportif, avec des jantes de 17 pouces, un pédalier sport en aluminium, des sièges et une sellerie spécifiques, qui incarnent le haut de gamme du modèle.

Un intérieur modernisé

L’intérieur de la Clio, qui a été lancée en 2019, a bien vieilli et ne subit pas de révolution stylistique majeure. Cependant, on note une augmentation des équipements, avec l’introduction de l’instrumentation numérique de série, disponible en deux tailles selon les finitions (écran de 7 pouces pour les finitions Evolution et Techno, et de 9,3 pouces pour la finition Esprit Alpine). La version Esprit Alpine est agrémentée de sièges spécifiques marqués du logo de la marque dieppoise, ainsi que de détails tels que des surpiqûres et des logos tricolores dispersés dans l’habitacle. À l’extérieur, le bouclier se pare d’une teinte gris mat.

Un large éventail de motorisations

Alors que de nombreux constructeurs se détournent progressivement du diesel, Renault continue de l’inclure dans sa gamme pour son véhicule le plus vendu. La gamme propose cinq moteurs différents, allant de l’essence au diesel, en passant par l’hybride. Le petit 3 cylindres SCE, uniquement disponible en finition Evolution, offre 65 chevaux, contre 90 et 100 pour les deux autres moteurs à essence. Le diesel 1.5 Blue dCi de 100 ch, également uniquement disponible en finition Evolution, et le moteur e-tech Full hybride de 145 ch complètent l’offre.

Disponibilité et tarification

La Clio restylée est disponible à la commande depuis le 17 juillet, avec des livraisons prévues pour septembre 2023. Renault réussit à maintenir des tarifs attractifs pour sa citadine vedette. Le modèle de base, équipé du petit moteur de 65 chevaux en finition Evolution, est proposé à 18 500 euros, soit 165 euros de moins que le prix de départ de la nouvelle Peugeot 208 restylée. Pour accéder à la motorisation hybride, il faut compter au minimum 23 600 euros (finition Evolution), tandis que le haut de gamme, la finition Esprit Alpine avec le moteur e-tech couplé à la boîte automatique, est proposée à 27 400 euros. En ce qui concerne le diesel, uniquement disponible en version Evolution de la Clio, Renault a fixé son prix à 22 000 euros.

Avec son design audacieux, sa gamme de motorisations diversifiées et un prix de départ attrayant, la nouvelle Renault Clio V restylée promet de faire tourner les têtes et de conforter son leadership sur le segment des citadines.

Le virage électrique domine le marché automobile européen : Les voitures électriques dépassent le diesel

En bref:

  • Les ventes de voitures électriques ont dépassé celles des véhicules diesel en Europe en juin, avec une part de marché de 15,1%.
  • Les voitures hybrides représentent 24,3% du marché, tandis que l’essence reste l’énergie dominante avec 36,3% des ventes.
  • Le Tesla Model Y domine le marché européen des voitures électriques, suivi de près par la Volkswagen ID.4.

Triomphe électrique sur le diesel

L’Europe marque une étape historique dans le virage vers l’énergie verte. Pour la première fois, les ventes de voitures électriques ont surpassé celles des véhicules diesel en juin, selon les données de l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles (ACEA). Les statistiques dévoilées récemment attestent de la vente de 158 000 voitures électriques, soit une ascension considérable de 10,7% à 15,1% de part de marché en l’espace d’un an. Les Pays-Bas, l’Allemagne, la France et la Belgique sont aux avant-postes de cette révolution électrique.

La progression fulgurante des voitures électriques est notamment portée par Tesla, le géant américain des véhicules électriques, qui a séduit les consommateurs européens grâce à des tarifs compétitifs. Les statistiques indiquent qu’une voiture électrique sur cinq vendue en Europe au premier semestre 2023 arbore l’emblématique « T » de Tesla. Pendant ce temps, le diesel voit sa courbe de ventes continuer sa descente, avec désormais 13,4% de parts de marché, malgré des sursauts en Allemagne et en Europe centrale.

Le succès des hybrides et le règne persistant de l’essence

Le marché des voitures hybrides ne reste pas en marge de cette évolution, affichant également une forte progression avec 24,3% du marché. L’Allemagne, la France et l’Italie en sont les principaux moteurs. Cependant, les véhicules hybrides rechargeables, qui peuvent être branchés sur une prise domestique ou une borne de recharge, voient leurs ventes baisser sur un an, représentant désormais 7,9% du marché.

En dépit de cette avancée des véhicules électriques et hybrides, l’essence demeure l’énergie dominante sur le marché de l’Union Européenne, avec 36,3% des ventes en juin, soit une hausse de 11%. Ceci est principalement attribuable au rebond global du marché automobile.

Une hausse globale des ventes de voitures neuves

Au-delà de l’évolution des ventes de voitures électriques, le marché des voitures neuves connaît un rebond en Europe au premier semestre 2023, avec une hausse de 17,9% par rapport à l’année précédente. Malgré la vente de 5,4 millions de voitures, le marché reste cependant en deçà de 21% par rapport au premier semestre 2019, année record avant l’éclatement de la pandémie de Covid-19.

Le règne incontesté du Tesla Model Y

Le Model Y de Tesla domine le marché européen des voitures électriques pour le septième mois consécutif, avec 21 967 immatriculations. C’est un véritable exploit pour le constructeur américain qui devance largement la Volkswagen ID.4, en seconde position avec seulement 8 600 immatriculations. Le Tesla Model Y est suivi de près par la Volvo XC40, la MG 4 et la Fiat 500 électrique.

L’Europe s’adapte à la demande croissante de voitures électriques

Face à l’augmentation des ventes de voitures électriques, l’Europe prend des mesures pour faciliter l’accès aux stations de recharge. Dans un effort pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici fin 2023, l’Union Européenne a récemment adopté des règles visant à faciliter l’accès et l’utilisation des stations de recharge, avec un programme ambitieux d’installation de bornes de recharge électrique tous les 60 km sur les principales autoroutes de l’UE d’ici 2026.

Pour accompagner cette transformation, l’UE prévoit également de nouvelles modalités de paiement pour les utilisateurs de voitures électriques. Ainsi, les automobilistes pourront bientôt utiliser une simple carte de paiement ou des dispositifs sans contact pour recharger leur véhicule, sans nécessité d’un abonnement.

Ces avancées majeures dans le marché automobile européen attestent de l’engagement croissant de l’Europe en faveur de la mobilité durable et de la transition énergétique.

Mercedes-AMG GLC 63 : Un SUV hybride terriblement puissant

En bref:

  • Mercedes-AMG a dévoilé deux nouvelles versions du GLC, le GLC 43 et le GLC 63 S E Performance, qui utilisent une technologie hybride avancée.
  • Le GLC 43 est équipé d’un moteur quatre cylindres de 2,0 litres produisant 421 chevaux, tandis que le GLC 63 S E Performance offre une puissance totale de 680 chevaux grâce à un moteur électrique et une batterie.
  • Ces nouveaux modèles du GLC combinent la performance des moteurs à combustion interne avec l’efficacité des moteurs électriques, offrant ainsi une expérience de conduite exceptionnelle.

L’introduction de deux nouvelles variantes

Après une longue anticipation, Mercedes-AMG a finalement dévoilé les nouvelles versions du GLC, offrant des performances exceptionnelles sans compromettre l’efficacité énergétique. L’entreprise allemande a présenté deux modèles, le GLC 43 et le GLC 63 S E Performance, qui ont abandonné les moteurs à six cylindres et V8 traditionnels pour une technologie hybride plus avancée. Les deux modèles sont équipés d’un moteur quatre cylindres de 2,0 litres, déjà utilisé dans la Mercedes-AMG A 45 S.

Le GLC 43 4Matic

La version sportive « entrée de gamme », le Mercedes-AMG GLC 43 4Matic, est équipée d’un moteur quatre cylindres de 2,0 litres produisant 421 chevaux et 500 Nm de couple. C’est le moteur M139, le même qui équipe l’A 45 AMG. La voiture bénéficie également d’une micro-hybridation qui ajoute 14 ch et 150 Nm supplémentaires. Jumelé à une boîte de vitesses automatique à neuf rapports, le GLC 43 AMG peut passer de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes et atteint une vitesse de pointe limitée à 250 km/h.

Le GLC 63 S E Performance, une bête de puissance

Le modèle qui attire le plus notre attention est sans doute le Mercedes-AMG GLC 63 S E Performance. Au lieu d’un V8 4,0 litres bi-turbo, cette version utilise le même bloc moteur M139, mais boosté à 476 ch et 545 Nm. Ce moteur est associé à une batterie de 6,1 kWh et à un moteur électrique de 204 ch monté à l’arrière, pour une puissance totale de 680 ch et 1 020 Nm de couple. Cette configuration permet au GLC 63 de passer de 0 à 100 km/h en 3,5 secondes et d’atteindre une vitesse de pointe de 275 km/h. Bien que l’autonomie en mode électrique soit de seulement 12 km, il est possible de recharger la batterie jusqu’à 3,7 kW en courant alternatif, prouvant que l’hybridation est ici au service des performances.

Technologiquement avancés

Les deux versions AMG du GLC sont équipées des modes de conduite AMG Dynamic Select, avec cinq options pour la 43 et huit pour la 63 S. Ces modes modifient en temps réel divers paramètres de la voiture, tels que l’intervention de l’ESP, la réactivité de la direction et la rigidité de la suspension. Le système de freinage est composé de disques de 370 mm de diamètre à l’avant et de 360 mm à l’arrière sur le GLC 43, et de 390 mm à l’avant et de 370 mm à l’arrière sur le GLC 63.

L’assistant virtuel AMG Track Pace

Le GLC 63 S dispose en standard (et en option sur la 43) de l’AMG Track Pace, un assistant virtuel qui enregistre plus de 80 paramètres de conduite sur circuit. Il fournit des informations sur la vitesse, l’accélération et l’angle de braquage, ainsi que les temps au tour et par secteur, tout en fournissant des conseils pour améliorer sa conduite.

Bien que les prix pour le marché français n’aient pas encore été annoncés, on estime que le GLC 43 coûtera environ 80 000 euros, hors options et hors malus, tandis que la version la plus puissante devrait se situer autour des 110 000 euros, toujours sans options et hors malus.

Un design distinctif

Les deux versions AMG du SUV se distinguent par leurs grilles de calandre spécifiques, leurs entrées d’air sportives et leurs inserts chromés. Les diffuseurs et les sorties d’échappement varient également entre le GLC 43 4Matic et le GLC 63 S E Performance.

Le GLC 63 S E Performance en série spéciale

Au lancement, le Mercedes-AMG GLC 63 S E Performance peut être configuré dans une série spéciale Edition 1. Cette version se distingue par une livrée Graphite Grey Magno ou High-Tech Silver Magno, des jantes forgées AMG de 21 pouces, des étriers de frein jaunes et un intérieur noir et jaune.

Un aperçu de l’avenir de l’automobile

Ces nouvelles versions du Mercedes-AMG GLC montrent clairement la direction que prend l’industrie automobile. En combinant la performance des moteurs à combustion interne avec l’efficacité des moteurs électriques, ces voitures offrent une expérience de conduite exceptionnelle tout en réduisant leur impact sur l’environnement. Avec le GLC 63 S E Performance, Mercedes-AMG montre que l’hybridation peut être utilisée non seulement pour l’efficacité, mais aussi pour des performances hors du commun.

Technologies innovantes : la recharge de voitures électriques franchit un nouveau cap

En bref:

  • Des étudiants néerlandais ont développé une technologie de refroidissement permettant de recharger une voiture de course électrique en moins de quatre minutes.
  • Vinci Autoroutes teste deux technologies de recharge en mouvement sur l’autoroute A10, dont l’induction magnétique et les rails intégrés à la route.
  • L’Europe facilite l’accès aux stations de recharge en installant des bornes tous les 60 km sur les principales autoroutes d’ici 2026 et en simplifiant le paiement et l’affichage des prix.

Un prototype de voiture de course électrique rechargeable en moins de quatre minutes

Des étudiants néerlandais ont réussi une prouesse technique remarquable. Ils ont élaboré une technologie de refroidissement qui permet de recharger complètement la batterie d’un prototype de voiture de course électrique en moins de quatre minutes. Ce prototype est équipé d’une batterie de 29,2 kWh qui, lors d’un test de 24 heures, a montré une dégradation minimale. Avec une capacité de parcourir environ 250 km par charge, cette batterie a été intégrée dans un prototype destiné à concourir dans la catégorie LMP3 au Mans, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour les jeunes pilotes et les nouvelles équipes.

Technologies de recharge en mouvement expérimentées sur l’autoroute A10

Dans le même temps, Vinci Autoroutes a annoncé l’intégration de deux technologies innovantes sur l’autoroute A10, proche de la capitale française. Ces technologies permettent aux voitures électriques de se recharger pendant leur déplacement.

La première technologie repose sur le principe de l’induction, similaire à celui utilisé pour la recharge sans fil des smartphones. Des bobines magnétiques seront intégrées sous la chaussée et serviront à recharger les batteries des véhicules en mouvement.

La seconde technologie consiste à intégrer des rails dans le revêtement de la route. Ces rails permettront aux véhicules de se connecter directement au sol et de se recharger tout en roulant.

Ces nouvelles technologies seront d’abord testées sur les poids lourds, qui sont actuellement principalement alimentés par des moteurs diesel. Ces tests seront conduits sur une piste fermée appartenant au Cerema, près de Rouen, dès septembre 2023. Par la suite, ces systèmes de recharge seront installés sur une section de quatre kilomètres de l’autoroute A10, en direction de Paris-Orléans.

Défis à relever

Plusieurs obstacles devront être surmontés pour assurer la viabilité de ces nouvelles technologies. Parmi eux, le nombre limité de véhicules actuellement compatibles avec la recharge par induction, la puissance de charge inférieure à celle d’une charge filaire, et le coût des installations. De plus, le rail conducteur pourrait s’encrasser et poser des problèmes aux motos et aux cyclomoteurs.

L’Europe s’engage dans la facilitation de l’accès aux stations de recharge

L’Europe ne reste pas en marge de cette révolution de la voiture électrique. Le Parlement européen a adopté des règles visant à faciliter l’accès et l’utilisation des stations de recharge. La volonté de l’Union européenne est de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici fin 2023, par rapport aux niveaux de 1990. Pour cela, elle mise sur le développement de la voiture électrique.

Des stations de recharge tous les 60 km d’ici 2026

Afin de soutenir le développement de la voiture électrique, l’Europe prévoit d’installer des bornes de recharge électrique tous les 60 km sur les principales autoroutes de l’UE d’ici 2026. Ces bornes auront une puissance d’au moins 400 kW au lancement, qui passera à 600 kW d’ici 2028. Des stations de recharge pour les camions et les bus seront également créées tous les 120 km sur la moitié des grands axes routiers de l’UE d’ici 2028.

Faciliter le paiement et l’affichage des prix

L’Union Européenne souhaite également faciliter le paiement sur les points de recharge. Désormais, les utilisateurs pourront payer avec une simple carte de paiement ou des dispositifs sans contact, sans avoir besoin de souscrire un abonnement spécifique. De plus, les prix devront être affichés par kWh, par kg ou par minute/session, et une base de données européenne sur les carburants alternatifs sera mise en place d’ici 2027.

Ces avancées majeures dans le domaine de la recharge des véhicules électriques sont une étape clé pour favoriser l’adoption de ce mode de transport plus respectueux de l’environnement.

Ford réduit drastiquement le prix de sa camionnette électrique F-150 Lightning

En bref:

  • Ford réduit le prix de sa camionnette électrique F-150 Lightning en réponse aux critiques sur son coût élevé.
  • L’usine d’assemblage de véhicules électriques Rouge, fermée temporairement pour modernisation, vise à tripler la production annuelle du F-150 Lightning.
  • Les nouveaux prix attractifs du F-150 Lightning visent à rendre le véhicule plus accessible et à stimuler les ventes.

Une baisse de prix attendue par les futurs acheteurs

Le constructeur automobile américain Ford a annoncé une réduction significative du prix de sa camionnette électrique, le F-150 Lightning. Cette mesure, effective immédiatement, est une réponse aux nombreuses critiques sur l’augmentation du coût de ce véhicule depuis son lancement. Selon Marin Gjaja, directeur de l’expérience client pour la division Model e de Ford, cette hausse était due à l’escalade rapide des coûts des matériaux, les difficultés d’approvisionnement et d’autres facteurs extérieurs.

L’impact de la modernisation de l’usine Rouge

La baisse des prix coïncide avec la fermeture temporaire de l’usine d’assemblage de véhicules électriques Rouge, basée dans le Michigan. Cette fermeture, destinée à permettre une modernisation de l’usine, devrait tripler la production annuelle du F-150 Lightning. Il s’agit d’un investissement de plus de 2 milliards de dollars américains, qui vise à produire 150 000 camionnettes F-150 Lightning à partir de cet automne.

Nouveaux prix attractifs pour le F-150 Lightning

Le F-150 Lightning Pro, qui était initialement destiné uniquement aux entreprises, connaît la plus forte réduction de prix, passant de 74 000 $ à 59 000 $. Les versions XLT à autonomie standard, XLT à autonomie prolongée et Lariat à autonomie standard ont toutes vu leur prix réduit de 10 000 $, pour s’établir respectivement à 69 000 $, 85 000 $ et 80 000 $. La version Lariat à autonomie prolongée coûte désormais 99 000 $, soit une réduction de 9 000 $, tandis que le modèle haut de gamme Platinum est désormais proposé à partir de 115 000 $, après une réduction de 6 000 $. A ces prix, il convient d’ajouter les frais de transport et de préparation de 2 295 $.

Une production optimisée pour réduire les coûts

Un porte-parole de Ford Canada a confirmé que cette baisse des prix n’implique aucun changement technique pour le véhicule. Il précise que les prix ajustés sont le fruit d’une production accrue et d’une optimisation des procédures à l’usine. En outre, Ford prévoit de commencer à intégrer des batteries lithium-fer-phosphate (LFP) dans le F-150 Lightning en 2024. Ces batteries, qui nécessitent moins de matériaux rares et coûteux, devraient permettre de réduire encore les prix. Les batteries LFP sont également réputées pour leur durabilité et leur capacité à supporter des recharges plus rapides et plus fréquentes.

L’enjeu de l’accessibilité du F-150 Lightning

La réduction des prix de la camionnette électrique F-150 Lightning est une tentative de Ford de rendre ce véhicule plus accessible. En effet, l’augmentation des taux d’intérêt n’est pas favorable à l’achat de véhicules électriques, dont le coût initial est souvent plus élevé que celui des véhicules à combustion interne. Cette baisse de prix, couplée à la disponibilité de la version Pro pour tous les acheteurs, devrait donc attirer un plus grand nombre de clients potentiels et stimuler les ventes de ce véhicule électrique.

Le potentiel du marché canadien

Le Canada, où Ford détient une part de marché significative, pourrait jouer un rôle clé dans la réussite de cette stratégie. En effet, plusieurs concessionnaires canadiens devraient recevoir pour la première fois des unités en stock et en démonstration dès le mois d’octobre. Cela devrait faciliter l’achat de ce véhicule pour les clients canadiens et contribuer à augmenter la présence de Ford sur le marché des véhicules électriques dans ce pays.

La France s’engage dans l’expérimentation de la recharge dynamique sur l’autoroute

En bref:

  • La France va tester la recharge dynamique sur un tronçon de l’autoroute A10 pour améliorer l’autonomie des véhicules électriques.
  • Le test se basera sur une technologie sans contact avec des zones équipées permettant aux véhicules de recharger leurs batteries en roulant.
  • Si le test est concluant, Vinci envisage de déployer le système sur 5000 kilomètres d’autoroute d’ici 2030.

Un pas vers l’avenir de la mobilité électrique

Dans l’optique d’améliorer l’autonomie des véhicules électriques et d’encourager leur adoption, la France s’apprête à tester la recharge en roulant sur un tronçon de l’autoroute A10. Une initiative qui pourrait marquer un tournant dans la transition énergétique du pays.

Le projet pilote sur l’A10

Vinci Autoroutes, en collaboration avec Electreon, a remporté un appel d’offres pour effectuer un test de recharge dynamique sur un segment de 2 kilomètres de l’A10, situé après le péage de Saint-Arnoult, en direction de la province. Initiallement destinée aux poids lourds, cette technologie novatrice pourrait éventuellement bénéficier aux véhicules légers.

À la différence des tests similaires menés en Allemagne, où des câbles électriques similaires à ceux d’un tramway ont été utilisés, le test français se base sur une technologie sans contact. En roulant au-dessus des zones équipées, les véhicules, munis d’un chargeur à induction, pourront recharger leurs batteries, une innovation qui pourrait considérablement optimiser l’autonomie des véhicules électriques.

Un projet prometteur pour l’avenir

Si l’expérience se révèle concluante, Vinci envisage de déployer le système sur une étendue de 5000 kilomètres d’autoroute d’ici 2030, et sur 9000 kilomètres d’ici 2035. Cette technologie est actuellement en phase de test dans plusieurs pays, dont l’Israël, la Suède, la Norvège, l’Italie, l’Allemagne et les États-Unis.

Une technologie à l’épreuve

Parallèlement, un autre mode de recharge dynamique est en cours de test. Il s’agit d’un rail inséré au ras du bitume qui permet aux véhicules équipés de se connecter directement au sol. Cette technologie, tout comme celle de l’induction, a pour objectif de prolonger l’autonomie des véhicules électriques, de réduire le temps de recharge et de minimiser le poids des batteries, souvent gourmandes en métaux rares.

Des tests préliminaires en septembre 2023

Avant le déploiement à grande échelle de ces technologies, des tests préliminaires seront effectués en septembre 2023 à Rouen sur une piste fermée du Cerema, un établissement public sous la tutelle du ministère de la Transition écologique.

Des défis à relever

Malgré tout, l’intégration de ces technologies n’est pas sans défis. Selon les rapports du ministère, l’induction n’est pas assez puissante et reste coûteuse à installer, tandis que le rail peut s’encrasser et poser des problèmes aux deux-roues.

Un avenir prometteur pour la mobilité électrique

Si ces obstacles peuvent être surmontés, ces technologies pourraient non seulement améliorer l’autonomie des véhicules électriques, mais également faciliter la transition vers une mobilité plus durable. En effet, selon une étude de l’Université de Göteborg en Suède, ces « routes électriques » permettraient de réduire de 62 à 71% l’autonomie nécessaire pour un usage normal des voitures, et donc la taille de leurs batteries.

L’expérience sur l’A10, qui s’étalera sur trois ans, bénéficiera du soutien du plan public France 2030 via la Banque publique d’investissement (BPI), pour un budget de 26 millions d’euros. Au-delà de l’expérimentation, ce projet illustre la volonté de la France de prendre des mesures audacieuses pour favoriser la transition vers une mobilité plus durable.

Le premier Cybertruck de Tesla voit enfin le jour dans la Gigafactory du Texas

En bref:

  • Tesla a finalement produit son premier Cybertruck, mettant fin à une attente de quatre ans.
  • Le chemin vers la production du Cybertruck a été difficile, avec des défis techniques rencontrés en cours de route.
  • Malgré cela, Tesla vise à produire 250 000 Cybertrucks par an et les livraisons pourraient commencer plus tôt que prévu.

Une attente de quatre ans

Après quatre ans de suspens et d’anticipation, Tesla a finalement franchi une étape majeure avec la production de son premier Cybertruck, un pick-up électrique à l’allure avant-gardiste. Cette réalisation met fin à une période d’attente prolongée due à des défis techniques qui ont retardé le développement du modèle.

Le samedi 15 juillet 2023, l’entreprise américaine de voitures électriques a partagé la nouvelle sur Twitter : le premier Cybertruck a été construit dans son usine géante située au Texas. Accompagnant le tweet, une photo montrant le véhicule futuriste entouré d’une foule d’employés vêtus de gilets de sécurité jaunes et de casques de construction. Elon Musk, le PDG de Tesla, a relayé le tweet en félicitant l’équipe Tesla pour ce jalon important.

Le chemin vers la production

Au mois d’avril, Tesla avait annoncé que le processus de production du Cybertruck était sur la bonne voie pour commencer, comme prévu, au cours de l’année dans sa nouvelle usine au Texas. L’unité nouvellement construite est probablement ce qu’on appelle une unité « d’intention de production » qui sert à préparer la production en série du pick-up électrique.

Un spectacle mémorable de présentation

Présenté pour la première fois en novembre 2019, le Cybertruck, avec son design futuriste et ses lignes angulaires, a fait sensation. Lors de cette présentation, un employé avait voulu démontrer la robustesse exceptionnelle du véhicule en lançant une masse en acier sur une vitre blindée, provoquant son bris et une réaction vive d’Elon Musk. Malgré cette démonstration spectaculaire, Tesla a enregistré près de 150 000 précommandes nécessitant un premier versement remboursable de 100 dollars.

Des défis en cours de route

Le chemin vers la production du Cybertruck n’a pas été sans embûches. En juin, une fuite d’un rapport interne de l’entreprise daté de janvier a révélé les difficultés rencontrées lors de la production de la version Alpha du pick-up électrique, notamment en ce qui concerne la suspension, l’étanchéité de la carrosserie, le niveau sonore, la maniabilité et le freinage.

Un objectif de production ambitieux

Malgré ces défis, Elon Musk a affirmé en mai que l’entreprise visait à produire 250 000 Cybertrucks par an, suggérant même que ce chiffre pourrait doubler en raison de l’accessibilité du prix du véhicule. Lors de son lancement, le Cybertruck devrait être proposé en trois modèles : un modèle d’entrée de gamme à 39 900 dollars offrant une autonomie de 400 km, et un modèle supérieur à 69 900 dollars offrant une autonomie impressionnante de 800 km.

Qu’en est-il des livraisons ?

La production du premier Cybertruck laisse présager que les livraisons pourraient commencer plus tôt que prévu. Cependant, il est également possible que Tesla profite de cette avance pour affiner la chaîne de production et d’approvisionnement. Les détails sur le prix final et les spécifications du Cybertruck sont attendus avec impatience par les futurs propriétaires et les passionnés de voitures électriques.

Un pas de géant pour Tesla

La production du premier Cybertruck marque une étape significative pour Tesla. C’est la confirmation que le constructeur automobile est prêt à repousser les limites de l’innovation en matière de véhicules électriques et à confronter les défis techniques. L’apparition de ce pick-up électrique sur les routes marquera sans aucun doute un tournant dans l’industrie automobile.

Le marché français du scooter électrique en pleine expansion

En bref:

  • Le marché français du scooter électrique est en plein essor, avec une augmentation des ventes de 25% en 2022.
  • De nombreuses marques spécialisées et grands constructeurs proposent désormais des modèles de scooters électriques.
  • Les avantages du scooter électrique, tels que la praticité, l’économie et les aides financières, attirent de plus en plus de consommateurs.

Le boom du scooter électrique

Le paysage des deux-roues se métamorphose en France. Naguère oubliés dans la transition énergétique, les scooters s’intègrent désormais pleinement à l’élan de l’électrification. D’après une étude de Kantar TNS, en 2020, la France comptait plus de 2,7 millions de deux-roues motorisés. Selon l’Association des constructeurs européens de motocycles (ACEM), 11,5% des scooters vendus en France en 2020 étaient électriques. Ce chiffre a presque doublé en 2021 pour atteindre 19% et a grimpé jusqu’à 25% des ventes en 2022, avec 85.000 transactions.

Un paysage de marques en expansion

Le secteur est en effervescence, avec une pléthore de marques spécialisées qui voient le jour : Zero Motorcycles, SuperSocco, Pink Mobility, Silence, Niu, Yadea, Tym Scooter, pour n’en nommer que quelques-unes. Des grands constructeurs tels que Peugeot, Seat, Kymco, Vespa et BMW ont également lancé leurs propres modèles de scooters électriques.

Les avantages du quotidien

« Les pénuries de carburant, les grèves de transport, le coût élevé des véhicules thermiques poussent les consommateurs vers de nouvelles formes de mobilité, » déclare Édouard Barthès, fondateur de Tym Scooter, une marque française créée en août 2022. Le scooter électrique, avec son design soigné et ses dimensions compactes, offre une solution de mobilité pratique et économique. La plupart des modèles sont équipés d’une batterie légère et amovible, facilement rechargeable sur une prise universelle. Les constructeurs annoncent une autonomie de 50 à 80 km pour les modèles équivalents à 50 cm3, et jusqu’à 120 km pour ceux de 125 cm3, ce qui est largement suffisant pour les trajets quotidiens.

Les aides à l’achat

Les scooters électriques, bien que plus chers que leurs homologues à combustion, bénéficient de plusieurs aides financières. Les prix varient entre 2.000 et 4.500 € pour un scooter équivalent à un 50 cm3, et peuvent grimper jusqu’à plus de 12.000 € pour un 125 cm3. Toutefois, des marques spécialisées, y compris françaises, proposent des tarifs plus accessibles.

De plus, les deux-roues électriques neufs sont éligibles au bonus écologique, qui peut aller jusqu’à 100 € pour une puissance inférieure à 2 kW, et jusqu’à 900 € ou 27 % du coût d’acquisition pour un scooter de 2 ou 3 kW. Certaines communes ou départements proposent également des subventions additionnelles.

Enfin, la prime à la conversion est une autre aide, sous condition de ressources, qui permet de se débarrasser d’un vieux véhicule à essence (antérieur à 2006) ou diesel (antérieur à 2011) et de bénéficier d’une aide pour l’achat d’un scooter électrique.

Vers un futur électrique

Le marché du scooter électrique en France est en plein essor, malgré un contexte économique difficile. Les constructeurs, qu’ils soient des grands noms de l’industrie ou de jeunes marques spécialisées, innovent et proposent des solutions de mobilité adaptées à une population de plus en plus soucieuse de son impact environnemental. Les aides à l’achat, combinées à une offre de plus en plus variée et à un coût d’utilisation inférieur à celui des véhicules thermiques, contribuent à l’attrait croissant des scooters électriques. Ce secteur, jadis délaissé, s’inscrit désormais pleinement dans la transition énergétique et le développement durable.

La recharge rapide sur autoroute : le choix évident pour les voyages en voiture électrique cet été

En bref:

  • 99% des aires de service sur les autoroutes françaises sont équipées de bornes de recharge rapide.
  • 83% de ces bornes sont capables de délivrer une puissance de recharge supérieure à 150 kW, permettant de recharger la plupart des voitures électriques à 80% en moins d’une demi-heure.
  • La France progresse vers l’objectif fixé par l’Union européenne d’avoir une borne de recharge d’au moins 150 kW tous les 60 km d’ici 2025.

Une vaste majorité des aires de service sont désormais équipées de bornes de recharge rapide

Selon des données récentes publiées par l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere-France), cet été, les conducteurs de véhicules électriques seront heureux de découvrir que 99% des aires de service sur les autoroutes françaises sont équipées de bornes de recharge rapide. Cette réalité marque une progression significative par rapport à l’année précédente, avec un bond impressionnant de 782 à 2922 points de recharge en seulement douze mois.

Des infrastructures de recharge haute puissance à disposition

Ces points de recharge ne sont pas uniquement nombreux, ils sont aussi puissants. En effet, 83% d’entre eux sont capables de délivrer une puissance de recharge supérieure à 150 kW, ce qui signifie qu’ils peuvent recharger la plupart des voitures électriques à 80% en moins d’une demi-heure. Grâce à cette avancée, les utilisateurs de voitures électriques peuvent désormais envisager des trajets longue distance avec plus de sérénité et moins d’arrêts prolongés pour la recharge.

Une nouvelle ère pour la mobilité électrique

Cette amélioration de l’infrastructure de recharge intervient à un moment opportun, compte tenu de l’augmentation de la demande pour les véhicules électriques. Aujourd’hui, près de la moitié des voitures neuves vendues en France sont soit hybrides, soit entièrement électriques. De plus, le gouvernement français a franchi un jalon important au printemps dernier en atteignant le cap des 100 000 points de recharge, un objectif initialement fixé pour fin 2021.

Des disparités régionales à prendre en compte

Si ces chiffres sont globalement encourageants, il est important de noter qu’il existe toujours des disparités régionales dans la distribution des points de recharge. Par exemple, certaines autoroutes, comme l’A29, sont entièrement équipées de bornes de recharge, tandis que d’autres, comme l’A12 et l’A14, n’en ont pas encore.

Une prévision de forte demande pour l’été

D’après Matthieu Dischamps, directeur général France de Powerdot, une entreprise opérant des bornes de recharge électrique, la consommation de recharge rapide a connu une augmentation signicative ces dernières années. Entre mai 2022 et mai 2023, une hausse de 29% a été observée sur leur réseau. De plus, pendant l’été 2022, une augmentation de 42% avait été enregistrée. Avec une augmentation constante du nombre d’immatriculations de véhicules électriques, on peut s’attendre à une multiplication par deux ou trois de la consommation de recharge rapide cet été par rapport à l’été 2022.

Des bornes de recharge rapide, mais en nombre suffisant ?

Malgré une augmentation impressionnante dans le déploiement des points de recharge, la question de leur suffisance reste centrale, surtout pendant les mois d’été où la demande est plus élevée. Moins de 10% des points de charge en France proposent une recharge rapide, un pourcentage encore inférieur à celui de l’Allemagne qui est de 19%. De plus, les stations de recharge sur les autoroutes pourraient être prises d’assaut cet été, en raison de leur emplacement pratique et de leur puissance de recharge élevée, ce qui pourrait entraîner des temps d’attente plus longs.

Une progression constante vers l’objectif fixé par l’Union Européenne

Malgré les défis, la France se rapproche de l’objectif fixé par l’Union européenne : une borne de recharge d’au moins 150 kW tous les 60 km d’ici 2025. Grâce aux progrès réalisés en matière d’infrastructure de recharge, la mobilité électrique est de plus en plus accessible et pratique, ce qui contribue à la croissance continue des ventes de voitures électriques et hybrides.

Lamborghini présente la SC63, sa toute première hypercar hybride pour la saison d’endurance 2024

En bref:

  • Lamborghini présente la SC63, sa première hypercar hybride pour la saison d’endurance 2024
  • La SC63 marque le retour de Lamborghini en course d’endurance et représente un pas de plus vers l’électrification de la gamme de la marque
  • La SC63 sera engagée en catégorie LMDh pour le championnat du monde d’endurance FIA et l’IMSA WeatherTech Sports Car Championship Endurance Cup

Un nouveau challenger italien dans la course

Ferrari, vainqueur des 24h du Mans en 2023, ne sera plus le seul représentant de l’Italie dans la saison 2024 du championnat du monde d’endurance. Lamborghini a révélé, lors du Festival of Speed de Goodwood, la SC63, sa première voiture d’endurance hybride qui s’alignera en catégorie LMDh pour la saison 2024.

Après Alpine et son A424, Lamborghini marque son grand retour en course d’endurance avec la SC63, un prototype innovant qui aura le défi de rivaliser dans deux compétitions majeures : le championnat du monde d’endurance FIA, comprenant entre autres les 24H du Mans, et l’IMSA WeatherTech Sports Car Championship Endurance Cup (WEC), qui inclut notamment les 24H de Daytona et les 12H de Sebring.

La SC63 : La première incursion de Lamborghini dans l’hybride en endurance

Pour la saison 2024 du championnat d’endurance, Lamborghini franchit un cap en se lançant pour la première fois dans la technologie hybride. Cette transition s’inscrit dans la stratégie « Direzione Cor Tauri » initiée en 2021, qui vise à électrifier l’ensemble de la gamme de Lamborghini d’ici fin 2024. Rouven Mohr, directeur technique de Lamborghini, souligne que la compétition est une opportunité d’accélérer les avancées technologiques : « Nous tirerons des leçons de notre expérience en sports mécaniques et nous les appliquerons autant que possible à nos futurs modèles de production. »

La SC63 est dotée d’un tout nouveau moteur V8 biturbo de 3.8 litres conçu spécifiquement pour la course par les ingénieurs de Lamborghini. Le moteur, dans une configuration dite « V froid », optimise le refroidissement et l’entretien des turbos tout en réduisant le poids total du véhicule. La puissance combinée du moteur et du système hybride est limitée à 680 ch (500 kW) conformément à la réglementation LMDh. La boîte de vitesses, la batterie et le moteur électrique doivent également être standard, tout comme le châssis, qui doit être produit par Dallara, Multimatic, Ligier ou Oreca. Lamborghini a opté pour le constructeur français Ligier pour le châssis de son prototype.

Un design emblématique et une livrée familière

La SC63 arbore un style typiquement Lamborghini. Les lignes anguleuses et la signature lumineuse emblématique en forme de Y à l’avant et à l’arrière trahissent son appartenance à la marque italienne. La carrosserie est le fruit d’une collaboration entre le Centro Stile de Lamborghini et l’équipe de conception de course.

La SC63 est revêtue d’une livrée verte Verde Mantis, déjà aperçue sur l’Huracan GT3. Une bande noire Nero Noctis s’étend sur toute la longueur de la voiture, passant par la cabine de pilotage, le diffuseur en carbone et l’aileron arrière. Le drapeau italien vert-blanc-rouge est également représenté, tout comme le logo du partenaire de longue date de Lamborghini, le fabricant de montres suisse Roger Dubuis.

Iron Lynx aux commandes de la SC63

L’équipe Iron Lynx, déjà partenaire de la Lamborghini Grand Final 2022, a été choisie pour piloter la SC63. L’équipe de pilotes se composera de Mirko Bortolotti, Andrea Caldarelli, Romain Grosjean et Daniil Kvyat, tous dotés d’une expérience riche et précieuse en Formule 1 hybride et qui ont contribué à la conception des commandes au volant du système hybride.

Deux SC63 vont être déployées en compétition à partir de 2024. La première participera à l’ensemble du championnat du monde d’endurance de la FIA, tandis que la seconde sera alignée dans le championnat nord-américain d’endurance de la série IMSA. Les tests de développement et de réglage de la voiture commenceront dans les prochaines semaines.

Le LMDh plutôt que le LMH pour la SC63

La décision de s’engager en catégorie LMDh plutôt qu’en LMH a été mûrement réfléchie. L’attrait du marché américain et les considérations budgétaires ont pesé dans la balance, comme l’explique Mohr : « Les États-Unis sont notre marché le plus important, donc l’engagement en IMSA était obligatoire, ce qui a rendu le LMDh plus attractif. Ensuite, c’est aussi une question financière. Le LMDh permet un budget plus stable. »

Un pas de plus vers l’électrification pour Lamborghini

La SC63 représente un nouveau chapitre dans l’histoire de Lamborghini. Comme l’a souligné Stephan Winkelmann, PDG de Lamborghini, « La SC63 est la voiture de course la plus avancée jamais conçue par Lamborghini. Elle incarne notre plan d’action ‘Direzione Cor Tauri’ présenté par notre marque dans notre objectif d’électrification de notre gamme de produits ».

Frédéric Lequien, Directeur Général du Championnat du Monde d’Endurance, a salué l’arrivée de ce nouveau prototype : « Toutes mes félicitations à Lamborghini et Iron Lynx pour leurs efforts considérables dans la conception de la nouvelle SC63, une magnifique machine qui sera, à n’en pas douter, également très populaire auprès de nos fans. »

Toyota se lance dans la course électrique avec une stratégie audacieuse

Un changement de cap pour Toyota

Jusqu’à récemment, le géant automobile japonais, Toyota, se montrait réticent à l’égard de l’électrification. Mais une réorientation stratégique majeure a mis l’entreprise sur la voie de l’électrification, avec une détermination renouvelée. Sous l’impulsion de Koji Sato, le nouveau PDG et ardant défenseur de l’électrique, Toyota a pris la décision audacieuse de passer à une production entièrement électrique.

Une transition ambitieuse vers l’électricité

En avril 2023, Koji Sato a dévoilé la nouvelle stratégie de Toyota : produire 1,5 million de véhicules électriques par an et mettre sur pied une division dédiée au développement et à la production de véhicules électriques. Avec pas moins de 10 nouveaux modèles de véhicules électriques prévus d’ici à 2026, la marque japonaise s’engage résolument dans la voie de l’électrification.

Une technologie de batterie révolutionnaire

L’ambition de Toyota ne s’arrête pas là. La marque a promis de développer des véhicules électriques capables de parcourir 1500 km avec une seule charge. Pour atteindre cet objectif ambitieux, Toyota a investi massivement dans le développement de batteries à l’état solide, une technologie prometteuse qui offre de nombreux avantages, notamment:

  • Une diminution du temps de recharge
  • Une augmentation significative de la capacité de stockage d’énergie
  • Une réduction des risques d’incendie liés à la batterie

La mutualisation : une stratégie d’économie

Cependant, ces innovations technologiques ont un coût. Pour financer ses investissements en recherche et développement, Toyota envisage de recourir à une stratégie éprouvée : la mutualisation. Le constructeur prévoit de développer une nouvelle plateforme pour ses véhicules électriques d’ici 2026, qu’il compte partager avec ses partenaires, notamment Subaru, Mazda, Daihatsu et Isuzu. Cette mutualisation des ressources permettra de réduire les coûts de développement et d’accélérer le cycle de production.

Une technologie de pointe pour une autonomie record

Au-delà de la mutualisation, Toyota mise sur l’innovation. Le géant de l’automobile japonais travaille sur une technologie de batterie révolutionnaire capable de charger une voiture en seulement 10 minutes pour une autonomie de 1200 kilomètres. Cette avancée technologique pourrait bouleverser l’industrie automobile électrique. Toyota prévoit de mettre sur le marché des véhicules équipés de ces batteries solides d’ici 2027 ou 2028.

Toyota face aux défis du marché automobile

Malgré ces avancées, Toyota doit faire face à plusieurs défis. D’une part, l’industrie automobile doit encore surmonter la stagnation des émissions de CO2. Malgré les progrès techniques et l’électrification, les émissions de CO2 issues de l’automobile sont restées presque stables en France depuis une décennie.

D’autre part, le vieillissement du parc automobile et la popularité croissante des SUV ont contribué à freiner la baisse des émissions de CO2. Les SUV sont souvent pointés du doigt pour leur impact environnemental, du fait de leur poids et de leur consommation énergétique plus élevés.

Un avenir électrique pour Toyota

Malgré ces défis, Toyota est déterminée à prendre le virage de l’électrique. La stratégie ambitieuse de la marque et ses investissements dans des technologies de pointe pourraient bien la placer à l’avant-garde de l’innovation automobile. Dans un contexte de transition énergétique et de lutte contre le changement climatique, il est plus important que jamais pour les constructeurs automobiles de se tourner vers des solutions plus durables et respectueuses de l’environnement.

L’Europe s’arme pour la transition vers l’électrique : nouvelles lois et batteries durables

En bref:

  • Deux nouvelles lois européennes pour faciliter la vie des conducteurs de voitures électriques : paiement par carte bancaire et une carte interactive des bornes de recharge.
  • Une borne de recharge tous les 60 km sur les axes européens d’ici 2030.
  • Un règlement européen sur les batteries pour les rendre plus durables et compétitives.

Faciliter la vie des conducteurs de voitures électriques

Dans le contexte de l’arrêt prochain de la production de véhicules thermiques, l’Europe entend faciliter l’usage des voitures électriques. Le Parlement européen a adopté deux nouvelles lois dans cette perspective. La première offre aux conducteurs la possibilité de payer par carte bancaire, et ce sans contact, lorsqu’ils utilisent une borne de recharge. Jusqu’alors, le paiement nécessitait l’usage d’une application. Désormais, les prix seront affichés clairement sur les bornes, tout comme pour les stations-service traditionnelles.

En parallèle, l’Europe prépare une carte interactive qui indiquera la disponibilité, le temps d’attente et le tarif des bornes de recharge. Cette initiative vise à aider les conducteurs à localiser facilement un lieu où recharger leur véhicule électrique.

Une infrastructure de recharge en expansion

Le Parlement européen a également approuvé une loi prévoyant l’installation d’une borne de recharge tous les 60 kilomètres d’ici 2030. Cette mesure concerne les pays situés le long des principaux axes de transport et de communication qui relient les différentes régions de l’Union européenne.

Pour les poids lourds, des bornes de recharge seront installées tous les 120 kilomètres avec une puissance entre 1,4 MW et 2,8 MW selon la route. Ainsi, comme pour le carburant traditionnel, il sera plus facile de trouver une station où se recharger pour continuer son parcours.

Un futur règlement pour des batteries plus durables

Le règlement européen sur les batteries vise à rendre celles produites dans l’Union plus durables et plus compétitives. Ce règlement, qui couvre l’ensemble du cycle de vie des batteries, de l’extraction des matières premières au recyclage, ambitionne de faire des batteries européennes les plus écologiques au monde.

La loi a été massivement approuvée par les États membres, marquant ainsi la volonté de l’Europe de rivaliser avec les géants asiatiques et américains dans ce domaine. Les batteries importées dans l’Union européenne devront également répondre aux nouvelles normes.

Un pas vers l’économie circulaire

Afin de réduire les déchets, le règlement fixe des objectifs de collecte des batteries en fin de vie. Une fois collectées, les matières premières critiques seront récupérées à partir des batteries usagées, permettant ainsi de les maintenir dans la boucle de production européenne.

Lutte contre le travail des enfants

Les nouvelles règles de devoir de vigilance exigent des opérateurs qu’ils vérifient la source des matières premières utilisées pour les batteries mises sur le marché, dans le but de prévenir les cas de travail des enfants et de conditions de travail abusives.

Le dispositif de location de véhicules électriques pour 100 euros par mois toujours en attente

Engagement de campagne d’Emmanuel Macron en 2022, l’offre de leasing de véhicules « propres » à 100 euros par mois, réservée aux automobilistes les plus modestes, se fait toujours attendre. Le gouvernement affirmait avoir finalisé le « schéma » de ce dispositif de « leasing social », et assurait délivrer « les premières livraisons de véhicules en 2024 ». Cependant, alors que l’échéance approche, le flou demeure, notamment concernant sa mise en pratique.

La location du véhicule serait encadrée par un contrat de 2 ans minimum et pouvant aller jusqu’à 5 ans. Des annonces sont attendues dans les jours qui suivent. Le décret précisant les contours de la mesure est lui attendu pour la rentrée.

Émergence de la voiture électrique : vers une nouvelle révolution automobile

En bref:

  • Les voitures électriques gagnent du terrain sur le marché mondial de l’automobile
  • Les constructeurs automobiles traditionnels, tels que General Motors, se tournent vers la production de voitures électriques
  • Les défis de l’infrastructure de recharge et de la production d’électricité propre demeurent

Le virage électrique de l’industrie automobile

L’émergence des voitures électriques est en train de bouleverser l’industrie automobile mondiale. Les véhicules à émissions zéro, autrefois considérés comme une niche, sont aujourd’hui au cœur de la stratégie des plus grands constructeurs automobiles. Des géants de l’industrie, tels que General Motors, ont annoncé des plans ambitieux pour la production de voitures électriques.

Le 12 juillet 2023, General Motors, l’un des plus grands constructeurs automobiles du monde, a annoncé une stratégie audacieuse visant à produire uniquement des voitures électriques d’ici 2035. Ce mouvement marque un tournant majeur pour le constructeur américain, qui a longtemps été connu pour ses véhicules à moteur à combustion interne.

La montée en puissance des voitures électriques

La montée en puissance des voitures électriques est indéniable. Selon les dernières données, les ventes de voitures électriques ont augmenté de manière significative au cours des dernières années. Ce changement soudain est dû à plusieurs facteurs. Premièrement, les préoccupations environnementales sont de plus en plus présentes dans l’esprit des consommateurs. Deuxièmement, les gouvernements du monde entier ont mis en place des incitations pour encourager l’achat de voitures électriques. Enfin, les progrès technologiques ont permis de réduire le coût des batteries, rendant les voitures électriques plus abordables pour le grand public.

Les défis de la transition vers l’électrique

Malgré l’optimisme, la transition vers les voitures électriques n’est pas sans défis. L’un des principaux obstacles à l’adoption de l’électricité est l’infrastructure de recharge. Même si le nombre de stations de recharge a augmenté ces dernières années, leur disponibilité reste limitée, en particulier dans les zones rurales. De plus, la durée de recharge, même avec les chargeurs rapides, est toujours plus longue que le temps nécessaire pour faire le plein d’essence.

Un autre défi majeur est la production d’électricité. Alors que l’objectif des voitures électriques est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la production d’électricité à partir de sources non renouvelables peut annuler les avantages environnementaux de ces véhicules. Par conséquent, l’augmentation de la production d’électricité à partir de sources renouvelables est cruciale pour le succès des voitures électriques.

Les opportunités de l’électrification

Malgré ces défis, l’électrification de l’industrie automobile offre de nombreuses opportunités. Non seulement elle permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais elle peut également stimuler l’économie. La production de voitures électriques nécessite de nouvelles compétences et de nouvelles technologies, ce qui peut créer de nouveaux emplois. De plus, la demande croissante en électricité peut stimuler les investissements dans les énergies renouvelables.

Le futur de l’automobile

Si le chemin vers l’électrification est semé d’obstacles, l’avenir de l’industrie automobile semble tout de même électrique. Les constructeurs automobiles du monde entier se sont engagés à produire davantage de véhicules électriques et les gouvernements ont mis en place des incitations pour encourager l’adoption de ces véhicules. Malgré les défis, la voiture électrique est en train de passer d’un marché de niche à un marché de masse. Dans ce contexte, les constructeurs automobiles qui ne font pas la transition vers l’électrique risquent de se retrouver à la traîne.

Le virage électrique de l’industrie automobile est une révolution en cours. Il reste encore beaucoup à faire pour surmonter les obstacles à l’adoption de l’électrique, mais les avantages potentiels pour l’environnement et l’économie sont immenses. C’est un voyage que nous devons entreprendre ensemble pour un avenir plus durable et plus propre.

Audi présente EP4 : une renaissance électrique d’un classique vintage

En bref:

  • Audi dévoile le concept EP4, une transformation électrique de la NSU Prinz 4L de 1971, conçu par des apprentis.
  • Le projet rend hommage au 150ème anniversaire du site de Neckarsulm, où la NSU Prinz 4L a été originellement produite.
  • Le véhicule combine un design vintage avec une technologie moderne, incluant un moteur électrique de 240 ch issu d’une Audi e-tron.

Une fusion entre le passé et l’avenir

En mélangeant habilement des éléments du passé avec la technologie du futur, Audi offre une nouvelle vie à la NSU Prinz 4L de 1971. Baptisé le concept EP4, ce projet unique a vu le jour grâce à l’initiative de douze apprentis d’Audi, issus des domaines de la mécatronique automobile, de la carrosserie, de la construction de véhicules et de la peinture. Leur objectif ? Créer un véhicule qui allie rapidité, esthétique, et honore l’histoire du site de Neckarsulm à l’occasion de son 150ème anniversaire.

Un hommage à l’histoire avec une touche de modernité

La NSU Prinz 4L, produite entre 1961 et 1973, a été choisie comme base pour ce projet ambitieux. Conservant la carrosserie emblématique des années 1970, le concept EP4 affiche fièrement son côté vintage, renforcé par une nouvelle peinture Audi Suzuka Grey et Brilliant Black. Cependant, il ne se contente pas de rester dans le passé. Des modifications substantielles ont été apportées au châssis et à la carrosserie, avec l’ajout d’un plancher provenant d’une Audi A1 et des freins et essieux modernisés.

Un intérieur épuré et un moteur électrique puissant

L’intérieur du véhicule a été conçu pour être aussi épuré que possible, avec des sièges baquets Recaro Podium, un arceau de sécurité jaune et un seul écran pour l’affichage du compteur de vitesse et de l’ordinateur de bord. Mais la véritable prouesse de ce concept réside sous le capot. Là où se trouvait autrefois un moteur à essence de 30 ch, se loge maintenant un moteur électrique de 240 ch (176 kW) provenant d’une Audi e-tron, alimenté par la batterie de l’Audi Q7 TFSI e quattro. La batterie, quant à elle, est logée sous le capot avant, là où se situait l’ancien réservoir de carburant.

Un pas vers l’avenir durable

Ce projet s’inscrit dans la volonté d’Audi de réutiliser les matériaux des anciens véhicules pour la fabrication de nouvelles unités, une approche connue sous le nom de projet MaterialLoop. Par cette initiative, Audi démontre qu’il est possible de donner une nouvelle vie aux anciens véhicules en les équipant de technologies modernes et durables.

Le rôle de la jeunesse dans l’innovation

La réalisation du concept EP4 montre l’importance de donner aux jeunes talents l’occasion de s’exprimer et de participer activement à l’innovation. Les apprentis d’Audi ont réussi à transformer un véhicule vintage en un concept électrique moderne, tout en respectant l’héritage historique de la marque. Leur réalisation met en évidence le potentiel de l’électrification et de la réutilisation des véhicules anciens, tout en honorant l’histoire et la tradition de l’automobile.

La Citroën AMI électrique s’implante en Afrique et connaît un grand succès en Europe

En bref :

  • La Citroën AMI, véhicule urbain 100% électrique, connaît une popularité croissante en Europe et en Afrique.
  • Produite au Maroc, la Citroën AMI est de plus en plus utilisée pour les livraisons, notamment par la Poste marocaine.
  • Stellantis, le groupe propriétaire de Citroën, envisage l’Afrique comme un marché prometteur pour le développement de ses véhicules électriques.

La Citroën AMI : un véhicule urbain qui conquiert l’Europe et l’Afrique

La Citroën AMI, petite voiture 100% électrique produite par le groupe Stellantis, connaît un succès retentissant en Europe. Mais cette petite révolution automobile ne s’arrête pas là. Elle est également plébiscitée sur le sol africain, notamment au Maroc, où elle est produite. La Citroën AMI est en train de redéfinir la mobilité urbaine et pourrait bien devenir un acteur majeur du transport de colis et courriers à travers le continent africain.

L’AMi : une solution de livraison efficace

Selon un article paru sur le site Clean Technica le 11 juillet 2023, la Citroën AMI connaît un certain engouement au Maroc, où elle est utilisée pour la livraison de colis, notamment par la Poste marocaine. Ce véhicule électrique compact se révèle être une solution efficace pour les services de livraison dans les zones urbaines, et son utilisation pourrait se généraliser dans d’autres pays africains.

La Citroën AMI a récemment été mise en avant lors de plusieurs événements sur le continent africain, comme l’Africa Postal Forum au Maroc en juin, et l’Africa Postal Leaders Forum en Côte d’Ivoire en juillet. Ces présentations ont mis en exergue le potentiel de la Citroën AMI comme moyen de transport économique et respectueux de l’environnement pour le transport de courriers et de colis sur le continent africain.

L’Afrique : un marché d’avenir pour Stellantis

Pour le groupe Stellantis, l’Afrique représente un marché d’avenir pour le développement de ses véhicules électriques. L’entreprise envisage non seulement d’y produire ses voitures, mais aussi de les y vendre. « Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique, nous sommes en mesure de bénéficier de la stratégie mondiale en matière de véhicules électriques et sommes prêts à offrir les solutions de mobilité électrique et hybride les plus adaptées qui répondent aux exigences de nos clients et de nos actionnaires. Nous travaillons avec les autorités locales sur les marchés où nous sommes présents afin d’élaborer une stratégie locale qui réponde à nos objectifs globaux en matière de véhicules électriques », explique le groupe auprès de Clean Technica.

Stellantis et ses investissements en Afrique

En raison de ces opportunités sur le continent africain, Stellantis a tout intérêt à renforcer ses investissements locaux. Cela s’inscrit dans la continuité des accords signés pour la construction d’usines en Afrique du Sud (en mars 2023) et en Algérie (en novembre 2022), pour la production de la Fiat 500 électrique. La production en Algérie permettra à Stellantis de produire près de 90 000 véhicules par an d’ici à 2026.

Fort de l’implantation réussie de la Citroën AMI sur le sol africain, Stellantis pourrait donc intensifier ses efforts sur le continent. Le développement de solutions électriques, produites localement et à bas coût, apparaît comme une stratégie clé sur ce marché encore peu exploité par les autres grands constructeurs de véhicules électriques.

Renault et Geely unissent leurs forces pour devenir le leader des groupes motopropulseurs

En bref:

  • Renault Group et Geely ont signé un accord de coentreprise pour créer une nouvelle entreprise spécialisée dans les groupes motopropulseurs hybrides et thermiques.
  • La nouvelle entité, qui devrait employer 19 000 personnes et générer un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros, sera basée au Royaume-Uni.
  • Aramco, le géant pétrolier saoudien, envisage un investissement stratégique dans la coentreprise.

Un partenariat stratégique entre Renault et Geely

Le 11 juillet 2023, le constructeur automobile français Renault Group et le constructeur chinois Geely ont officialisé la signature d’un accord de coentreprise. Cette nouvelle entité, qui sera détenue à parts égales par les deux constructeurs, aura pour objectif de développer, produire et fournir des groupes motopropulseurs hybrides et thermiques.

Une ambition de production massive

La coentreprise vise à produire jusqu’à cinq millions de transmissions et moteurs à combustion interne, hybrides et hybrides rechargeables par an. Pour y parvenir, la nouvelle société comprendra 17 usines de moteurs et transmissions et 5 centres de R&D répartis sur 3 continents. Cela représente un total de 19 000 employés.

Une organisation bien définie

La nouvelle entité sera organisée de façon autonome, structurée pour fournir des solutions à de multiples constructeurs et ouverte à de nouveaux partenariats. Les opérations respectives seront gérées par deux centres opérationnels situés à Madrid pour Renault Group et à Hangzhou Bay pour Geely. L’équipe de direction sera basée au Royaume-Uni, le siège prévu de la nouvelle société.

Un investissement stratégique d’Aramco

En plus de Renault et Geely, l’entreprise pétrolière saoudienne Aramco a exprimé son intérêt pour cette coentreprise. Après avoir signé une lettre d’intention le 2 mars 2023, Aramco envisage désormais un investissement stratégique dans la nouvelle entreprise. Cet investissement soutiendrait la croissance de l’entreprise et contribuerait à la recherche et au développement de solutions de carburants synthétiques et de motorisations hydrogènes de future génération.

Une finalisation prévue pour le second semestre 2023

La finalisation de la transaction est prévue pour le second semestre 2023. Néanmoins, cette transaction reste soumise à l’approbation des autorités de la concurrence et du contrôle des investissements étrangers.

Une stratégie de Renault pour rester dans la course

Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie actuelle de Renault pour rester compétitif dans la course à l’électrification et à la voiture connectée. Comme l’a déclaré le directeur général de Renault, Luca de Meo, « Face aux défis actuels de l’automobile, personne ne peut prétendre détenir à lui seul toutes les solutions ».

Cette coentreprise avec Geely n’est pas le seul investissement stratégique de Renault. En effet, Nissan, Mitsubishi et Qualcomm devraient également investir dans l’entité de technologies électriques et de logiciels Ampère que le constructeur automobile français est parallèlement en train de créer.

Le nouveau e-scooter BMW CE 02: une révolution électrique pour les jeunes citadins

En bref:

  • BMW Motorrad dévoile son nouveau scooter électrique, le CE 02, conçu spécifiquement pour un usage urbain et pour séduire un public jeune.
  • Le CE 02 est proposé en deux versions équivalentes à un 50 cm³ ou un 125 cm³, pour être accessible dès 14 ans.
  • Le nouveau modèle offre des fonctionnalités connectées, une batterie rechargeable et une option pour un pack Highline.

BMW CE 02: Un e-scooter pour les nouvelles générations

En conciliant un design futuriste et une approche avant-gardiste, BMW continue d’évoluer dans le monde de la mobilité électrique avec son dernier produit, le CE 02. Ce nouveau e-scooter, qui suit les traces de son prédécesseur le CE 04, est spécialement conçu pour les jeunes citadins en quête d’un moyen de transport pratique et écologique.

Deux versions pour deux publics

Le CE 02 est disponible en deux versions, la première est un équivalent à un 50 cm³ fournissant 4 chevaux et atteignant une vitesse maximale de 45 km/h. Cette version est compatible avec le permis AM et est donc accessible dès l’âge de 14 ans. La version plus puissante, équivalente à un 125 cm³, offre 15 chevaux et est conforme aux exigences du permis A1 accessible dès 16 ans. Les titulaires du permis B peuvent également en profiter après avoir suivi une formation complémentaire de 7 heures.

Un haut de gamme à la portée de tous

Malgré sa cible jeune, le CE 02 ne fait pas de compromis sur la qualité. Le scooter propose des prestations haut de gamme avec l’ABS sur la roue avant et l’antipatinage de série. Il bénéficie également d’une marche arrière pour simplifier les manœuvres et d’un écran TFT 3,5 pouces pour une expérience utilisateur moderne. Le démarrage sans clé ajoute une touche de modernité à l’ensemble.

Connectivité et recharge

Pour répondre aux attentes d’une génération connectée, le CE 02 est équipé d’un écran TFT de 3,5 pouces et d’une prise USB-C pour le chargement d’un smartphone. Il offre également une connectivité Bluetooth permettant d’accéder à diverses informations telles que le temps restant de charge.

En matière de recharge, le CE 02 se montre compétitif. La version 4 kW est équipée d’une batterie rechargeable en 3 heures de 0 à 100% grâce à un chargeur de 900 watts. La version 11 kW, dotée de deux batteries, nécessite 5h12 pour une charge complète, un temps qui peut être réduit avec le pack Highline offrant un chargeur rapide de 1,5 kW.

Un tarif abordable pour une expérience premium

Avec un prix de départ de 7750 euros pour la version 4 kW, et 8750 euros pour la version 11 kW, le CE 02 se positionne comme une option abordable pour accéder à la mobilité électrique premium. Un pack Highline est également disponible pour 890 euros de plus, offrant un mode de conduite plus dynamique, une connectivité 4G pour smartphone, des poignées chauffantes et un chargeur rapide pour la version 11 kW.

Le BMW CE 02 promet de révolutionner le paysage urbain lors de son lancement prévu au premier semestre 2024.

Malgré l’électrification, la baisse des émissions de CO2 dans l’automobile est freinée par divers facteurs

Un constat désappointant

Malgré les avancées technologiques et l’émergence de véhicules électriques, les émissions de CO2 provenant de l’automobile en France restent globalement stables depuis une décennie. Selon un récent rapport publié par le Service des données et études statistiques du Ministère du Développement durable, plusieurs éléments contribuent à cette situation stagnante.

Des restrictions de circulation profitables

Les mesures restrictives mises en place pour limiter la propagation du Covid-19 en 2020, notamment les confinements et couvre-feux, ont entraîné une diminution significative des émissions de CO2 liées à l’automobile, avec une baisse de 17%. Cependant, ces émissions ont rebondi en 2021, bien qu’elles restent en dessous des niveaux pré-pandémiques. Avant cette période exceptionnelle, les émissions de CO2 liées à l’automobile avaient augmenté de 0,8% entre 2012 et 2019.

Une flotte de véhicules en expansion et vieillissante

Le nombre de voitures sur les routes françaises a continué de croître, passant de 35,5 millions à 38,8 millions entre début 2012 et début 2022. Cette augmentation de la flotte automobile, deux fois plus rapide que celle de la population adulte, a été légèrement compensée par une réduction du nombre de kilomètres parcourus par voiture. Néanmoins, la circulation totale a augmenté de 3,8% sur cette période, anéantissant les progrès réalisés en termes de réduction des émissions de CO2 par kilomètre parcouru.

Le vieillissement du parc automobile a également joué un rôle dans cette stagnation des émissions. L’âge moyen d’une voiture en France est passé de 9,1 ans en 2012 à 10,5 ans en 2022. Les voitures mises en circulation il y a plus de 25 ans roulent moins, mais émettent davantage de CO2. En 2021, les voitures fonctionnant à l’essence ou au diesel (hors hybrides) de moins de 2 ans émettaient en moyenne 154 gCO2/km, contre 180 gCO2/km pour celles de plus de 25 ans.

Les voitures à essence en progression

Depuis le scandale du « dieselgate » en 2015, les voitures à essence ont gagné du terrain. Elles représentaient 30% des distances parcourues en 2021, contre 24% en 2012. Si ce phénomène a permis de réduire la pollution locale, il a en revanche eu un impact négatif sur les émissions de CO2, les moteurs à essence émettant jusqu’à 25% de gaz à effet de serre de plus que leurs homologues diesel, à poids, puissance et âge équivalents.

Une montée en puissance lente des véhicules hybrides et électriques

Les véhicules hybrides et électriques ont mis du temps à s’imposer sur le marché. Ils n’ont commencé à occuper une place significative qu’à partir de 2020, et représentent aujourd’hui moins de 5% du parc automobile total. Cette lenteur d’adoption est due à la durée de renouvellement du parc automobile, qui est assez longue.

Le rôle des SUV

Souvent pointés du doigt pour leur impact environnemental, les SUV sont également mis en cause dans ce rapport. Ces véhicules, qualifiés de « hauts » lorsqu’ils dépassent 1,55 m, représentaient 32% du parc automobile en 2022, contre 21% dix ans plus tôt. Le poids moyen d’une voiture en France a également augmenté, passant de 1,29 tonne en 2012 à 1,33 tonne en 2022. Ces facteurs auraient dû entraîner une augmentation des émissions de CO2 par kilomètre parcouru, mais ce n’a pas été le cas.

En effet, l’étude révèle que l’émission de gaz à effet de serre par kilomètre parcouru a diminué, malgré l’augmentation du poids moyen des voitures et la popularité croissante des SUV. Cette situation paradoxale pourrait être due au fait que les voitures familiales et routières sont de moins en moins populaires, remplacées par des modèles plus compacts et économes en énergie.

La nécessité d’une transition vers l’électrique

La situation actuelle met en évidence la nécessité d’accélérer la transition vers des véhicules plus écologiques. Des constructeurs comme Jeep ont déjà commencé à répondre à cette tendance en proposant des modèles 100% électriques, spécifiquement conçus pour le marché européen. Ces véhicules, comme le modèle Avenger de Jeep, répondent aux critères d’éligibilité pour bénéficier du bonus écologique, un argument de poids pour les consommateurs soucieux de l’environnement.

Toyota et GAC explorent un nouveau territoire : le moteur à ammoniac

Défis techniques et environnementaux de l’hybride

La quête incessante de solutions alternatives à l’énergie fossile a conduit Toyota, le géant nippon de l’automobile, à emprunter des voies inédites. Insistant sur la nécessité d’une approche diversifiée pour la transition énergétique, Toyota ne se contente pas de se concentrer sur les véhicules électriques à batterie. La firme persiste dans son engagement envers la technologie hybride, poursuit activement le développement des véhicules à hydrogène et explore même l’utilisation de l’hydrogène sous forme de carburant thermique. Tout récemment, en collaboration avec son partenaire chinois GAC, Toyota a franchi une nouvelle frontière : le développement d’un moteur à ammoniac.

Une première mondiale : l’ammoniac comme carburant de voiture

En parvenant à rendre l’ammoniac suffisamment réactif pour servir de carburant à un moteur de voiture, Toyota et GAC ont réalisé un exploit technique longtemps jugé inaccessible. La prouesse s’est concrétisée avec le développement d’un moteur 4 cylindres de 2,0 litres délivrant 160 chevaux, alimenté par de l’ammoniac. Bien que des recherches préliminaires aient déjà été menées sur l’utilisation de l’ammoniac dans le secteur du transport maritime, l’adaptation de cette technologie à l’automobile est une première mondiale. L’atout majeur de cette innovation est que la combustion de l’ammoniac ne libère pas de CO2, contribuant ainsi à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Problèmes à résoudre et perspectives

Cependant, l’utilisation de l’ammoniac comme carburant n’est pas sans poser de problèmes. Pour commencer, sa combustion produit une grande quantité d’azote, un élément qui peut avoir des conséquences néfastes sur l’environnement. De plus, la densité énergétique de l’ammoniac est à peine la moitié de celle de l’essence, ce qui signifie qu’il faut une quantité deux fois plus importante pour obtenir le même rendement. Enfin, l’ammoniac est une substance hautement toxique, ce qui pose des défis importants en termes de manipulation et de stockage.

Ainsi, bien que l’innovation technologique de Toyota et GAC marque une étape importante dans la recherche de solutions énergétiques alternatives, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant que l’ammoniac ne devienne un carburant largement adopté. Il faudra réaliser d’autres percées techniques pour surmonter les contraintes actuellement associées à son utilisation.

Une continuité dans l’innovation

La démarche de Toyota et GAC illustre bien l’impératif d’innover constamment dans le secteur automobile, en particulier dans le domaine des véhicules hybrides et électriques. Malgré les défis que représente l’utilisation de l’ammoniac comme carburant, cette initiative témoigne de l’engagement de ces constructeurs à explorer toutes les voies possibles pour atteindre l’objectif d’une mobilité plus propre et plus durable. Que l’ammoniac s’avère être une solution viable ou non, ces efforts contribuent à élargir le spectre des possibilités et à accélérer la transition vers des formes d’énergie moins polluantes.

En somme, l’avenir de l’automobile repose sur une multitude de solutions énergétiques, et non sur une seule. L’innovation est la clé pour ouvrir de nouvelles voies et découvrir des alternatives viables aux carburants fossiles. En continuant à innover et à repousser les limites de ce qui est possible, Toyota et GAC démontrent leur volonté de contribuer activement à la transition énergétique.

Le débat autour de la fabrication de la future Peugeot 208 électrique

Un affrontement musclé entre le gouvernement et Stellantis

Un bras de fer inédit a récemment éclaté en public entre Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, et Carlos Tavares, président de Stellantis. Au cœur de cette confrontation : l’emplacement de la production de la future Peugeot 208 électrique. Actuellement, la production de la 208 est localisée en Slovaquie, avec une possible relocation en Espagne. Cependant, le ministère de l’Économie souhaite rapatrier la production en France, un désir qui met sous pression le constructeur automobile, qui devra annoncer ses intentions en novembre.

Le gouvernement français justifie cette demande par la nécessité de faire preuve de « patriotisme économique », compte tenu des aides accordées à l’industrie automobile pour favoriser l’achat de véhicules électriques. Cependant, le président de Stellantis soutient que le coût économique d’une telle relocalisation ne serait bénéfique ni pour l’entreprise, ni pour le pays, d’autant plus que les véhicules électriques sont déjà 30% plus chers que leurs homologues thermiques.

La Peugeot 208 : un modèle phare pour Stellantis

Régulièrement en tête des ventes de voitures citadines et électriques en France et en Europe, la Peugeot 208 est un modèle clé pour Stellantis. Avec son style affûté et ses motorisations innovantes, la 208 cherche à rivaliser avec la Renault Clio, qui a récemment fait un retour remarqué.

La version 100% électrique de la 208, baptisée Peugeot e-208, est désormais équipée d’un moteur de 156 chevaux, déjà présent sur la e-308, et a augmenté son autonomie jusqu’à 400 km WLTP. Peugeot ajoute également un nouveau moteur hybride de 136 chevaux, basé sur le même bloc PureTech et accompagné d’un moteur électrique 48 V.

Les nouvelles caractéristiques de la Peugeot e-208

Mise à part l’ajout du nouveau logo de la marque, la Peugeot e-208 2023 présente de nombreuses améliorations. Son design a été repensé pour être plus moderne, elle est dotée d’une nouvelle motorisation hybride et son ensemble moteur/batterie est plus performant. Les clients peuvent désormais profiter d’une puissance de 156hp et d’un pack batterie de 51 kWh. De plus, le véhicule offre une autonomie améliorée pouvant aller jusqu’à 400 km.

La nouvelle Peugeot e-208 propose également une nouvelle option de recharge rapide de 11 kW, qui devrait réduire significativement le temps de charge.

Un nouveau design pour la Peugeot e-208 2023

Le design de la Peugeot e-208 2023 s’intègre parfaitement dans la gamme moderne de Peugeot. Les modifications esthétiques sont discrètes mais efficaces, avec une signature lumineuse à trois griffes et une calandre redessinée. Le logo de la marque a également été modifié pour adopter les nouvelles lignes de la marque, ajoutant une touche d’élégance à ce nouveau modèle.

Un habitacle amélioré

L’intérieur de la Peugeot e-208 a également été repensé. Le modèle d’entrée de gamme, Active, est équipé d’un nouvel écran tactile de 10 pouces. Les autres modèles, Allure et GT, bénéficient également de cet écran sur le tableau de bord, avec un effet 3D supplémentaire pour la variante GT. De plus, toutes les variantes sont équipées d’un second écran de 10 pouces pour le système d’infotainment.

Les détails concernant la sortie de la nouvelle Peugeot e-208, notamment les prix exacts et les dates de livraison, seront dévoilés en septembre. Les premières livraisons sont prévues pour octobre.

Ford Maverick 2024 : Un changement de moteur en perspective

Le Ford Maverick face à une demande soutenue

Depuis son lancement pour l’année-modèle 2022, le Ford Maverick a suscité un engouement considérable. Ce véhicule hybride, reconnu pour sa consommation modérée d’à peine plus de 6L/100km, a rencontré des difficultés à répondre à la demande élevée, résultant en des défis de production et de livraison.

Un changement de moteur prévu pour 2024

Face à ces défis, le constructeur a pris la décision audacieuse de remplacer le moteur de base par un EcoBoost de 2 litres pour l’année-modèle 2024, comme le rapportent Ford Authority et Maverick Truck Forum. Ce moteur, émettant une puissance de 250 chevaux et un couple de 277 lb-pi, a séduit plus des deux tiers des acheteurs de Maverick.

Le système hybride en option

En parallèle, le système hybride, bien qu’il reste disponible, ne sera plus proposé en série mais en option, et sera exclusivement associé aux roues motrices avant. Selon un représentant de Solution Ford à Chateauguay, l’EcoBoost pourra désormais être commandé avec un système de traction, à l’instar de ce qui est proposé aux États-Unis, et non uniquement avec un système de rouage intégral.

Un retard de production pour le modèle hybride

Le modèle hybride affiche un retard non négligeable dans le carnet de commandes. Les Maverick hybrides commandés avant mai 2022 étaient en cours de production au printemps, mais les suivants ne seront pas fabriqués avant septembre, selon le même représentant.

Une augmentation de la production prévue

Malgré ces retards, Ford avait annoncé en mars dernier une augmentation de la production du Maverick et du Bronco Sport, un autre véhicule compact populaire, de plus de 80 000 unités en 2023 pour satisfaire la demande en Amérique du Nord et du Sud. Rappelons que ces véhicules sont fabriqués à l’usine d’Hermosillo, au Mexique.

Quoi de neuf pour le Ford Maverick 2024 ?

En dehors de ces modifications de moteur, le Ford Maverick 2024 n’apportera pas de changement majeur. Seules de nouvelles couleurs de carrosserie, beige Terrain et gris Azure, ainsi que des options simplifiées, sont prévues. Par exemple, la version haut de gamme Lariat comprendra de série l’ensemble de luxe, qui inclut un convertisseur de 400W, un système de navigation et une chaîne audio Bang and Olufsen. Bien entendu, ces améliorations s’accompagneront d’une augmentation de prix.

Disponibilité du Ford Maverick 2024

Ford commencera à accepter les commandes du Maverick 2024 plus tard en juillet, en donnant la priorité aux clients qui ont réservé un modèle 2023 mais qui n’ont pas encore reçu leur véhicule. Ces derniers bénéficieront d’une protection de prix. Plus d’informations sur ces nouveautés seront communiquées dans les semaines à venir.

Peugeot 208 : un restylage de mi-carrière qui préfigure l’avenir

Une évolution stylistique pour la citadine du Lion

En 2023, la Peugeot 208, après quatre années de succès incontesté comme voiture la plus vendue en France en 2022, se réinvente à mi-parcours avec une refonte considérable. Présentée pour la première fois au Salon de Genève en 2019, la deuxième génération de ce modèle emblématique se prépare à prolonger sa domination sur le marché avec une nouvelle esthétique et des améliorations techniques notables.

Maintenant, avec les mêmes dimensions de 4,06 mètres de long, 1,75 mètre de large et 1,43 mètre de haut, le design de la Peugeot 208 a été adouci. Les crocs du lion, symboliques de la marque, conservent leur place à l’avant, mais sont redessinés en trois bandes verticales lumineuses. Le nouveau logo de Peugeot est habilement intégré au centre d’une calandre ornée d’un motif « évolutif » qui reprend la couleur de la carrosserie.

Redessin des feux arrière et choix de couleur

La transformation ne s’arrête pas à l’avant. La partie arrière de la 208 restylée bénéficie également d’un lifting, avec des feux LED qui présentent désormais une signature lumineuse composée de trois bandes horizontales. Ces feux flanquent un bandeau noir, tandis que la version GT dispose de feux de recul et de clignotants LED. La 208 restylée repose sur des jantes Noma diamantées de 16 pouces ou Yanaka diamantées avec inserts de 17 pouces. Les acheteurs pourront choisir parmi sept coloris pour leur nouvelle 208 restylée : Jaune Agueda, Gris Artense, Gris Selenium, Blanc Banquises, Noir Perla, Bleu Vertigo et Rouge Elixir.

Une évolution à l’intérieur

Le restylage ne concerne pas seulement l’extérieur de la voiture. L’intérieur de la Peugeot 208 a également été repensé. Avec la finition GT, la voiture restylée est équipée d’un affichage 3D pour son combiné d’instrumentation numérique de 10 pouces, le célèbre Peugeot i-Cockpit. De nouveaux visuels ont été ajoutés à cet écran, et un écran tactile de 10 pouces est désormais standard sur la planche de bord, offrant le système d’infodivertissement Peugeot i-Connect Advanced. Les versions à boîte manuelle sont équipées d’un nouveau pommeau de levier de vitesses, et le volant arbore le nouveau blason Peugeot.

La nouvelle Peugeot 208 propose également une plus grande connectivité et un choix de selleries élargi. Les acheteurs pourront choisir une sellerie en Alcantara noir avec des surpiqûres Vert Adamite, disponible uniquement avec la finition GT. Trois prises USB-C et une prise USB-A sont maintenant installées à bord, et le chargeur à induction pour smartphone est plus puissant.

Une motorisation hybride pour la Peugeot 208 restylée

En plus de ces améliorations esthétiques et fonctionnelles, la Peugeot 208 restylée offre désormais deux nouvelles motorisations hybrides. Ces moteurs Hybrid 48V associent un moteur essence 1.2 PureTech de 100 ou de 136 chevaux à une boîte de vitesses automatique électrifiée e-DSC6 à double embrayage et à un moteur électrique. L’objectif de cette combinaison est de réduire la consommation de carburant jusqu’à 15% selon Peugeot, et de permettre de rouler en mode électrique « plus de 50% du temps » en milieu urbain.

Plus d’autonomie pour la Peugeot e-208

La version électrique de la Peugeot 208, la e-208, est toujours disponible après le restylage, mais avec une puissance accrue et une plus grande autonomie. Avec un moteur de 156 chevaux et une batterie de 51 kWh, l’autonomie de la e-208 atteint désormais 400 kilomètres. La recharge de la batterie peut se faire de 20 à 80% en moins d’une demi-heure sur une borne publique en courant continu (DC) de 100 kW, en 4h40 sur une Wallbox en courant alternatif (AC) de 7,4 kW ou en 11h10 sur une prise domestique renforcée de 3,2 kW.

Disponibilité et motorisations essence

Pour ceux qui sont réticents à l’idée de passer à une motorisation électrique ou hybride, la Peugeot 208 restylée est également disponible avec deux moteurs essence, les blocs 1.2 PureTech de 75 et 100 chevaux, associés respectivement à une boîte de vitesses manuelle à cinq et six rapports.

La Peugeot 208 restylée sera disponible en finition Active, Allure et GT à partir de novembre 2023 dans les concessions Peugeot. Le prix de ce modèle restylé n’est pas encore spécifié à la date de rédaction de cet article.

Ford et Fiat intensifient leur virage vers l’électrique malgré les obstacles

Deux géants de l’industrie automobile, Ford et Fiat, mettent les bouchées doubles dans leur stratégie d’électrification de leur flotte. Une annonce qui survient dans un contexte où le véhicule électrique peine à convaincre le grand public en dépit des politiques incitatives des gouvernements.

Le marché de l’électrique : une progression timide

Au-delà des discours triomphants sur l’avancée de la transition vers l’électrique, le constat est sans appel : la voiture électrique reste une option minoritaire, bien qu’en croissance, sur le marché automobile. En Belgique par exemple, la majorité des acquisitions d’électriques est le fait d’entreprises plutôt que de particuliers.

Si l’électrification gagne du terrain dans les flottes d’entreprises, elle reste néanmoins fragile chez les consommateurs individuels. En effet, les ventes de véhicules électriques sont actuellement soutenues par des incitations financières publiques, ce qui pose la question de la pérennité de cette dynamique lorsque ces aides viendront à s’épuiser.

Par ailleurs, malgré les promesses des constructeurs d’une parité de prix entre les modèles thermiques et électriques d’ici 2025, le coût des voitures électriques reste un obstacle majeur à leur démocratisation. En effet, une incertitude demeure quant à la valeur résiduelle des véhicules électriques, en raison de la durée de vie variable des batteries.

Le prix des batteries : un facteur déterminant

La cherté des véhicules électriques est en grande partie due au coût élevé de production des batteries. Les prix des matières premières nécessaires à leur fabrication ont augmenté de manière significative ces derniers mois, bien qu’ils aient légèrement baissé récemment. Le coût des batteries, qui a presque doublé depuis 2021, est un obstacle majeur à la réduction du prix des véhicules électriques.

Certains constructeurs, comme Ford et Volkswagen, envisagent de réduire le coût des véhicules électriques en les équipant de batteries plus petites. Cependant, cette solution compromet l’autonomie des véhicules, ce qui peut dissuader les consommateurs de faire de la voiture électrique leur véhicule principal.

Les investissements colossaux des constructeurs

Malgré ces défis, les constructeurs automobiles investissent massivement dans l’électrification. Selon le cabinet de conseils économiques AlixPartners, les investissements des constructeurs dans l’électrique atteindront 616 milliards de dollars entre 2023 et 2027, soit près du double des sommes investies entre 2021 et 2025.

Ces investissements massifs, encouragés par les autorités politiques, ne garantissent toutefois pas le succès. En effet, le cabinet AlixPartners souligne que la rentabilité de ces investissements reste incertaine à court terme et met en garde les constructeurs européens. Ces derniers, contrairement à leurs homologues chinois, ne visent pas le volume de production, ce qui compromet leur capacité à atteindre une rentabilité.

Fiat et la renaissance du blason 600

Malgré ces obstacles, Fiat a récemment dévoilé sa nouvelle 600e, un SUV urbain électrique qui succède à la mythique 500X. Cette voiture, qui sera d’abord disponible en version électrique avant d’être proposée en motorisation micro-hybride, promet une autonomie de plus de 400 km en WLTP grâce à sa batterie de 51 kWh.

La 600e, qui propose également des options de confort telles que des sièges chauffants et un siège conducteur massant, sera disponible à la commande dès le 5 juillet 2023 avec une arrivée sur le marché italien prévue en septembre. Les prix débuteront à 35 900 euros (dont 12 960 € de batterie) pour la finition RED et 40 900 € pour La Prima.

Malgré les défis actuels, l’engagement de Ford et Fiat témoigne de la détermination des constructeurs à poursuivre leur transition vers l’électrique. La route vers l’électrification est semée d’embûches, mais l’industrie semble prête à relever le défi.

Avancées notables dans le domaine de l’hydrogène vert : le projet Djewels et un dispositif de stockage solide innovant

Djewels B.V. met en place un site d’hydrogène vert de 20 mégawatts

Le 5 juillet 2023 marque une avancée significative dans le monde de l’hydrogène vert. Djewels B.V., une filiale de HyCC, spécialiste en électrolyse, a conclu un accord avec McPhy et Technip Energies. Cet accord concerne la fourniture d’électrolyseurs et l’élaboration d’un projet de station d’hydrogène vert d’une puissance de 20 mégawatts à Delfzijl, aux Pays-Bas.

Le site, qui sera géré par HyCC, utilisera les électrolyseurs de McPhy pour produire jusqu’à 3 000 tonnes d’hydrogène vert chaque année, grâce à l’énergie renouvelable et à l’eau. Cet hydrogène vert sera utilisé par OCI Methanol Europe pour la fabrication de méthanol renouvelable, réduisant ainsi les émissions de CO2 de près de 27 000 tonnes par an. Gasunie, DeNora et Hinicio font également partie des entreprises impliquées dans ce projet prometteur.

Technologie « Augmented McLyzer » : une première pour un site de cette envergure

Djewels sera la première station de cette dimension à utiliser la technologie « Augmented McLyzer » de McPhy. Cette technologie, qui offre une densité de courant plus élevée, permet une plus grande flexibilité de production tout en réduisant l’espace nécessaire. Cette avancée représente un pas de géant pour l’expansion de la production d’hydrogène vert, soutenant ainsi les efforts de décarbonisation des industries européennes et la réalisation des objectifs climatiques.

Le CNRS remporte le Prix de l’inventeur européen 2023 pour une solution de stockage de l’hydrogène

Dans un autre développement notable, une équipe de chercheurs grenoblois du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a été saluée pour son invention révolutionnaire dans le stockage de l’hydrogène. Ils ont remporté le Prix de l’inventeur européen 2023 dans la catégorie « Recherche » ainsi que le Prix du public.

La méthode développée par l’équipe, composée de Patricia de Rango, Daniel Fruchart, Albin Chaise, Michel Jehan et Nataliya Skryabina, permet de stocker l’hydrogène sous forme de disque solide. Cette solution offre un moyen plus sûr, plus économique en énergie, et plus pratique pour stocker et transporter l’hydrogène.

Une solution innovante pour le stockage de l’hydrogène

Conserver l’hydrogène sous forme gazeuse ou liquide nécessite une énergie considérable pour sa compression, son stockage puis sa libération. En revanche, la méthode française innovante résout ces défis en stockant l’hydrogène sous forme solide, réduisant ainsi les coûts énergétiques et les risques associés.

Les disques solides d’hydrogène sont stables, ne prennent pas feu lorsqu’ils sont exposés à une flamme, et ne perdent pas d’hydrogène avec le temps. Ils peuvent ainsi être stockés pendant de longues périodes, rendant l’hydrogène vert plus accessible dans la lutte contre le changement climatique.

Ces avancées dans l’hydrogène vert témoignent d’une volonté croissante de développer des solutions durables pour soutenir la transition énergétique. Le projet Djewels et l’innovation du CNRS en matière de stockage de l’hydrogène sont des exemples inspirants de l’innovation technologique au service de la décarbonisation et de la durabilité.

Le Tesla Model Y domine le marché des voitures électriques en France

Au terme du premier semestre 2023, le bilan du marché automobile français est révélateur d’une tendance significative : le secteur des voitures électriques est en pleine expansion. Cette dynamique est notamment impulsée par le succès retentissant du Tesla Model Y, qui s’est hissé au sommet des ventes.

Une performance record pour les véhicules électriques

Entre janvier et juin 2023, le marché français des voitures particulières a enregistré 889.777 immatriculations, soit une progression de 15,3% par rapport à la même période en 2022. Toutefois, ce chiffre est encore loin des résultats pré-pandémie.

Les véhicules électriques ont su tirer profit de cette période, avec un record impressionnant de 138.077 immatriculations sur le premier semestre, contre 93.344 en 2022, portant ainsi leur part de marché de 12,1 à 15,5%. Cela signifie qu’une voiture sur sept vendue en France est entièrement électrique, surpassant les véhicules diesel (10,6%) et les hybrides traditionnels (13,6%).

Le triomphe du Tesla Model Y

Parmi ces chiffres, la performance de la Tesla Model Y est particulièrement notable. Avec 17.741 immatriculations enregistrées depuis janvier, ce véhicule est devenu le modèle électrique le plus plébiscité en France, loin devant les 4.000 unités vendues en 2022. Cette ascension fulgurante est notamment due au lancement de la version de base Propulsion et à une importante réduction des tarifs.

La Dacia Spring et la Fiat 500e complètent le podium, avec respectivement 15.083 et 12.395 immatriculations. La Peugeot e-208, qui était en tête des ventes en 2022, se retrouve en quatrième position avec 12.051 ventes, malgré une hausse de 24%.

Les autres acteurs du marché

Malgré une concurrence féroce, la Renault Megane parvient à se maintenir avec 9.488 ventes. Elle est suivie de près par la Tesla Model 3 et la MG4, qui ont respectivement enregistré 8.624 et 7.573 ventes. En revanche, la Renault Zoé a connu une chute de 52% à 3.897 ventes, tout comme la Twingo qui a également enregistré une baisse de 52% avec 3.689 ventes.

La Volkswagen ID.3 a connu un regain notable avec 2.647 ventes (+ 163%), tandis que la Citroën ë-C4 a vu ses ventes reculer de 34% à 1.638 unités. La Kia EV6 est également en difficulté avec une baisse de 22% et 1.487 immatriculations.

Tesla, une force globale

Au niveau mondial, Tesla confirme également sa position dominante avec 466.140 ventes enregistrées, soit une hausse de 83% par rapport à 2022. Cette performance est notamment due à une stratégie commerciale agressive, avec des baisses de prix significatives sur tous les modèles.

En conclusion, le premier semestre 2023 a été marqué par une ascension spectaculaire des ventes de voitures électriques en France, avec Tesla en fer de lance. La question qui se pose désormais est de savoir si cette tendance va se maintenir sur le long terme et comment les autres acteurs du marché vont réagir face à cette concurrence de plus en plus forte.

Le gouvernement français se prépare à lancer une voiture électrique à 100 euros par mois pour les ménages à faible revenu

L’électromobilité accessible à tous, c’est l’ambition de l’initiative gouvernementale française qui pourrait être annoncée par le président Emmanuel Macron lors de son discours du 14 juillet. Selon les informations rapportées par le journal Les Echos, les détails de cette mesure, destinée à faciliter l’accès aux véhicules électriques pour les ménages modestes, se précisent.

Les contours du décret

Une réunion s’est tenue récemment entre les autorités publiques et les acteurs de l’industrie automobile pour discuter des détails de cette mesure. Selon une source proche du dossier, le décret d’application, prévu pour être publié le 1er septembre, ciblerait les ménages dont le revenu fiscal de référence annuel dépasse légèrement 14.000 euros, correspondant au 5e décile de revenu.

Des propositions pour élargir la portée de la mesure

Les professionnels de l’automobile, cependant, souhaiteraient voir cette mesure s’étendre aux ménages dont le revenu fiscal de référence se rapproche de 19.000 euros, soit le 7e décile. Les véhicules seraient acquis par des entreprises spécialisées dans la location longue durée, telles que Arval, Crédit Agricole Sofinco ou BNP Personal Finance. La distribution des véhicules serait ensuite assurée par les concessionnaires des marques participantes.

Un leasing flexible et accessible

Selon les informations du journal Les Echos, la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) envisage un leasing sur 2, 3 ou 5 ans, avec un kilométrage annuel compris entre 10.000 et 15.000 km. Les véhicules d’occasion seraient également inclus dans l’offre. Néanmoins, face à la hausse des prix des matières premières et des voitures, ainsi qu’à la remontée des taux d’intérêt, l’Etat pourrait devoir ajuster son financement.

Un soutien gouvernemental accru pour le projet

Pour soutenir ce projet ambitieux, le gouvernement envisage d’augmenter sa participation en ajoutant une aide de 7.000 euros par véhicule, versée directement aux loueurs longue durée. Cette aide s’ajouterait au bonus écologique existant, également de 7.000 euros.

Quels véhicules concernés ?

Le gouvernement aurait dans l’idée de cibler certains modèles spécifiques, comme la R5. Cependant, ce modèle ayant subi des retards, il ne sera pas disponible avant le troisième trimestre 2024. La Zoe, bien que plus chère, pourrait également être éligible, tout comme la Citroën ë-C3, qui sera présentée à l’automne 2023.

Concrétisant une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, ce dispositif vise à permettre à des ménages modestes de passer à l’électrique pour un loyer limité à 100 euros par mois. Les premières commandes pourraient être passées dès l’automne, pour des livraisons prévues en 2024.

Un impact significatif sur la mobilité durable

Cette initiative pourrait marquer une étape importante dans la transition énergétique en France, en rendant la mobilité électrique accessible à une part plus importante de la population. Ainsi, ce « leasing social » pourrait aider environ 100.000 personnes à adopter une voiture plus respectueuse de l’environnement.

Cette mesure illustre également l’engagement du gouvernement français à soutenir la production automobile européenne. En effet, alors que certaines offres de location longue durée de voitures chinoises pourraient être compétitives, il est peu probable que le futur « leasing social » repose sur des modèles assemblés hors du continent européen. Le gouvernement compte plutôt sur des véhicules comme la future ë-C3 de Citroën, ou les Renault R5 et Volkswagen ID.2, toutes équipées de batteries fabriquées en Europe.

L’Europe à la traîne dans le développement de l’hydrogène, alerte l’expert du secteur Pierre-Etienne Franc

Le retard de l’Europe dans l’hydrogène : un risque pour l’agenda climatique

Selon Pierre-Etienne Franc, directeur général du fonds d’investissement Hy24, spécialisé dans l’hydrogène à faible teneur en carbone, le retard pris par l’Europe dans le développement des infrastructures liées à l’hydrogène pourrait compromettre son agenda climatique. L’ancien cadre dirigeant d’Air Liquide, qui a co-fondé Hy24 en 2021, a souligné, lors d’une interview avec l’AFP, l’urgence pour l’Europe de surmonter les incertitudes réglementaires qui freinent actuellement l’élan de l’hydrogène sur le continent.

À l’heure où le nombre de projets liés à l’hydrogène explose en Chine, l’Europe se doit de réagir promptement pour éviter de manquer une étape cruciale de la transition énergétique, a déclaré M. Franc. Le rôle de l’hydrogène est particulièrement vital pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à l’industrie lourde et au transport intensif.

L’hydrogène, un complément essentiel à l’électrification

La question qui se pose est la suivante : pourquoi l’hydrogène est-il si important dans le cadre de la transition énergétique ? Alors que le monde s’oriente vers l’électrification pour remplacer les sources d’énergie fossiles, l’hydrogène se révèle être un complément indispensable à l’électricité pour décarboner les secteurs énergivores.

Pour être réellement bénéfique pour l’environnement, l’hydrogène doit être produit à partir d’énergies renouvelables ou décarbonées. Cela implique de réaliser l’électrolyse de l’eau (H2O) à l’aide d’électricité générée par des énergies éoliennes, solaires ou nucléaires, ou bien d’extraire de l

Le train hybride d’Alstom à la conquête des rails français

Le futur du transport ferroviaire français se dessine peu à peu avec l’arrivée du train hybride. Mené par la SNCF et conçu par Alstom, ce nouveau moyen de transport écoresponsable s’apprête à faire son entrée dans la région d’Occitanie, suite à l’obtention des autorisations nécessaires pour transporter les voyageurs. Initialement, les lignes Mazamet-Toulouse et Rodez-Toulouse seront les premières à accueillir ce train, avant que celui-ci n’évolue dans les régions de la Nouvelle-Aquitaine, du Grand Est et du Centre-Val de Loire au cours de l’année 2024.

La SNCF et le virage écologique

Le train hybride s’inscrit dans une volonté plus large de la SNCF d’adopter des véhicules écologiques sur les lignes non électrifiées, qui constituent 40 % du réseau français. L’opérateur ferroviaire ambitionne d’abandonner totalement le diesel d’ici 2035 et d’atteindre zéro émission de CO2 d’ici 2050. Cette initiative n’est pas isolée puisque de nombreux partenaires industriels et certaines régions soutiennent également le développement du train hybride.

La SNCF envisage également l’utilisation de trains à hydrogène à partir de 2024/2025. Cependant, contrairement à l’hydrogène qui nécessite la construction de nouvelles rames, le train hybride requiert seulement une modification des rames thermiques Regiolis existantes. Le processus d’hybridation consiste à remplacer la moitié des moteurs thermiques par des systèmes de stockage d’énergie composés de batteries lithium-ion. Ces batteries sont alimentées par l’énergie générée par le freinage des trains, avec un taux de récupération atteignant 90 %.

Les atouts du train hybride

La technologie hybride permet une réduction de la consommation de carburant de 20 % sans affecter la capacité ou la vitesse du train, selon la SNCF et Alstom. De plus, le mode zéro émission, qui fonctionne uniquement sur batterie, offre une autonomie de 23 à 27 kilomètres. Bien que limité, ce mode est particulièrement utile en milieu urbain ou à quai, contribuant à réduire les émissions de CO2 et les nuisances sonores dans ces zones.

En outre, le train hybride promet également des coûts d’entretien et de maintenance moins élevés pour les régions qui exploitent et financent ces trains, comparativement aux rames 100 % diesel. Cette économie potentielle pourrait inciter davantage de régions à adopter cette technologie, déterminant ainsi l’avenir du rail en France. Cette expérience en Occitanie pourrait bien servir de modèle pour le reste du pays, ouvrant la voie à une transition vers des moyens de transport plus verts et plus durables. Selon la SNCF, 230 rames diesel régionales Regiolis d’Alstom pourraient être transformées en trains hybrides.

Ainsi, en Occitanie, les premiers tests semblent concluants. Avec un taux de récupération de l’énergie au freinage supérieur à 90%, le train hybride conserve l’autonomie du modèle initial jusqu’à 1000 kilomètres sur les lignes non-électrifiées. De quoi encourager d’autres régions à suivre cet exemple.

Vers un futur plus vert pour le rail

Au-delà de l’Occitanie, d’autres régions partenaires du projet, notamment la Nouvelle-Aquitaine et le Grand Est, pourraient également envisager l’hybridation de leurs rames. Face à l’enjeu environnemental, il est clair que les régions ont un rôle clé à jouer dans la détermination de l’avenir du rail en France.

En somme, le train hybride d’Alstom et de la SNCF promet une transition plus verte pour les transports en commun en France. C’est une nouvelle étape vers un avenir plus durable, où l’innovation technologique et l’engagement environnemental se conjuguent pour offrir un service de qualité tout en respectant notre planète.

Le virage électrique de l’industrie automobile : entre investissements colossaux et défis technologiques

L’industrie automobile est à l’aube d’une transformation majeure, avec la voiture électrique comme proue de ce navire en mutation. Une récente analyse du cabinet d’AlixPartner évalue les investissements des constructeurs automobiles dans l’électrique à plus de 600 milliards de dollars dans les années à venir, une somme astronomique qui ne garantit pourtant pas un retour sur investissement à moyen ou long terme.

Malgré une volonté claire de proposer aux consommateurs des véhicules électriques abordables, de grands acteurs comme Volkswagen et Renault se heurtent à une réalité technique et économique incontournable : les batteries, éléments vitaux de ces véhicules, demeurent coûteuses. On estime actuellement le prix du kWh de batterie à environ 200 dollars, un coût qui freine l’accessibilité de l’électrique pour de nombreux ménages.

L’attente d’une avancée technologique significative, telle que l’arrivée de batteries solides, est palpable. Toutefois, cette perspective reste hypothétique et n’offre pas de réelle visibilité aux constructeurs qui, en attendant, investissent massivement sans certitude de rendement financier.

Une croissance exponentielle des investissements

Selon l’étude d’AlixPartners, les investissements dans l’électrique devraient grimper de 330 milliards de dollars sur la période 2021-2025 à 616 milliards de dollars entre 2023 et 2027. Cette flambée des investissements est sans précédent dans l’histoire de l’industrie automobile, soulignant la volonté de celle-ci à se détourner des énergies fossiles.

Toutefois, le rapport met en lumière une préoccupation majeure : la capacité des constructeurs, en dehors de la Chine, à rentabiliser ces investissements. En effet, la transition vers l’électrique pourrait entraîner des bouleversements majeurs dans le paysage automobile mondial, avec le risque de voir certaines marques disparaître après 2030.

La stratégie agressive de la Chine

La Chine, véritable géant de l’industrie automobile, est identifiée comme une force motrice majeure pour les années à venir. La stratégie audacieuse de la Chine contraste avec l’approche plus prudente des constructeurs européens, américains ou japonais. Le défi pour ces derniers est donc double : faire face à la concurrence de la Chine et rentabiliser leurs investissements considérables.

Adaptation ou disparition : le cas de Jeep

Dans ce contexte, certaines marques emblématiques ont décidé d’embrasser l’électrique pour conserver leur place sur le marché. C’est le cas de Jeep, qui a récemment lancé le modèle Avenger, son premier SUV 100% électrique, spécialement conçu pour le marché européen. Avec ce véhicule, Jeep espère contrer la baisse de ses ventes, qui ont chuté de plus de 10% en un an, et répondre aux exigences environnementales de plus en plus strictes de l’Union européenne.

Stratégie d’aménagement pour le développement de la voiture électrique

Parallèlement à ces investissements et innovations technologiques, un autre défi se pose : l’installation d’infrastructures de recharge adaptées. C’est le cas, par exemple, du département de l’Indre, en France, où le premier comité technique du schéma directeur de développement des infrastructures de recharge de véhicules électriques (SDIRVE) s’est tenu en juin 2023.

Le SDIRVE a pour objectif de déterminer les besoins futurs en matière de mobilité électrique dans l’Indre et de proposer des infrastructures de recharge adaptées à court terme (2025) et à long terme (2035). Pour cela, des partenariats sont établis avec des entreprises spécialisées dans l’énergie renouvelable et la mobilité électrique, telles que Satys et Gireve.

La transition vers l’électrique implique donc un changement profond non seulement dans la conception des véhicules, mais aussi dans l’organisation de nos villes et de nos routes. Un défi de taille pour l’industrie automobile, qui devra concilier investissements massifs, innovation technologique et aménagement territorial pour réussir sa révolution verte.

Hyundai et Toyota sanctionnés pour publicité mensongère tandis que le chargeur de Tesla devient standard

Ces derniers temps, les constructeurs automobiles Hyundai et Toyota ont fait les gros titres pour des raisons peu flatteuses. Accusés d’avoir trompé le public au sujet des performances de recharge de leurs véhicules électriques et de la présence de stations de recharge, ils ont été privés de leurs droits publicitaires en Angleterre.

Des affirmations exagérées provoquent des sanctions sévères

Hyundai et Toyota se retrouvent dans la tourmente suite à des allégations de publicité mensongère. Les autorités britanniques ont réagi rapidement en suspendant toutes les publicités des deux marques. Hyundai a été épinglé pour avoir revendiqué un temps de recharge de 10% à 80% en 18 minutes pour ses véhicules électriques à l’aide d’un chargeur rapide de 350 kW. Un chiffre largement survendu. De son côté, Toyota a été mis en cause pour avoir prétendu que les stations de recharge étaient largement disponibles sur le territoire, une affirmation jugée exagérée.

Ces allégations ont été soulevées par des utilisateurs qui ont contacté l’Advertising Standards Agency, l’organisme britannique de surveillance de la publicité. Face à ces accusations, les deux constructeurs ont admis que leurs données étaient basées sur des conditions optimales qui ne reflétaient pas l’utilisation quotidienne.

Tesla vers une standardisation de son connecteur de charge

Pendant ce temps, le géant de l’automobile électrique, Tesla, connaît un tout autre destin. La SAE International, organisme mondial de normalisation, a annoncé qu’elle travaillait à la standardisation du connecteur de charge de Tesla, le North American Charging Standard (NACS).

Volvo, le constructeur automobile suédois, est le premier en Europe à adopter cette norme, rejoignant ainsi Ford, General Motors et Rivian qui ont déjà pris une décision similaire pour leurs propres véhicules électriques. Cette standardisation devrait faciliter l’utilisation du port de charge par les fabricants et les exploitants de stations de recharge de véhicules électriques, tout en rendant la recharge plus cohérente et plus fiable pour les propriétaires de voitures électriques.

Cette décision marque un tournant dans l’industrie automobile électrique, mettant potentiellement fin à l’utilisation du connecteur CCS, qui a été développé selon les normes établies par la SAE. Plusieurs constructeurs automobiles, dont Volvo, ont annoncé qu’ils commenceraient à utiliser les prises de charge NACS dans les nouvelles voitures électriques en 2025.

Des questions fiscales autour des véhicules électriques

Dans un contexte où les voitures électriques gagnent du terrain, les gouvernements sont confrontés à un dilemme fiscal. Avec la diminution des recettes fiscales provenant des carburants, notamment en raison de la popularité croissante des véhicules électriques, de nouvelles mesures sont en cours de réflexion. Aux États-Unis et en France, l’idée d’une taxation basée sur la distance parcourue fait son chemin.

La route vers une mobilité plus durable n’est pas sans embûches, comme le démontrent les récents développements dans l’industrie automobile. Néanmoins, l’évolution vers une standardisation des chargeurs et une fiscalité adaptée aux véhicules électriques est en marche, soulignant l’importance de la vérité dans la publicité et de l’équité dans la fiscalité pour soutenir la transition vers un avenir plus vert.

Imerys se positionne pour devenir le leader européen de la production de lithium grâce à un projet ambitieux au Royaume-Uni

Le groupe français Imerys, spécialisé dans les minéraux et métaux industriels, a récemment levé le voile sur son second projet lié à l’extraction de lithium. Cette annonce a pour but de propulser Imerys au rang de premier producteur européen de ce métal, essentiel à la fabrication des batteries des véhicules électriques.

En partenariat avec la startup britannique British Lithium, Imerys envisage un plan d’extraction du lithium au Royaume-Uni, précisément dans son domaine minier de Cornouailles, situé dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Un projet d’extraction de lithium de grande envergure

L’ambition de cette collaboration franco-britannique est de produire environ 20.000 tonnes d’équivalent de carbonate de lithium d’ici la fin de la décennie. Cette quantité pourrait suffire à couvrir les besoins en batteries de près de 500.000 véhicules électriques, équivalent à deux tiers de la demande anticipée au Royaume-Uni pour 2030.

Le projet devrait nécessiter des investissements de l’ordre de « centaines de millions » d’euros, selon le directeur général d’Imerys, Alessandro Dazza.

Un partenariat stratégique entre Imerys et British Lithium

Dans ce partenariat, Imerys détiendra 80% des parts et fournira ses ressources minérales en lithium, ses terrains et ses infrastructures. De son côté, British Lithium apportera son expertise technologique, logistique et humaine.

British Lithium, qui emploie 18 scientifiques et possède un portefeuille de brevets britanniques et internationaux, a mené depuis 2017 des travaux de forage et d’exploration sur les terrains appartenant à Imerys en Cornouailles. La startup a développé un procédé unique assorti d’une unité de production pilote de carbonate de lithium qualité batterie à partir du granit de Cornouailles.

Un projet respectueux des normes environnementales

Comme pour le projet d’extraction de lithium dans le Massif central en France, baptisé Emili, dévoilé par Imerys l’année précédente, ce projet au Royaume-Uni respectera la norme « Irma », des standards sociaux et environnementaux « élevés ».

Des synergies avec le projet français

Bien que moins conséquent que le projet d’extraction prévu par Imerys à Beauvoir, dans l’Allier, où l’entreprise vise une production d’environ 34.000 tonnes grâce à un investissement d’un milliard d’euros, le site britannique présente l’avantage d’être une mine à ciel ouvert avec une installation de traitement à proximité.

La production au Royaume-Uni pourrait potentiellement débuter fin 2028, en parallèle avec celle en France, profitant ainsi des synergies entre les deux projets.

Un projet bénéfique pour l’économie britannique

Le ministre du commerce britannique, Kemi Badenoch, a salué ce partenariat entre Imerys et British Lithium, le décrivant comme une « étape cruciale » pour l’approvisionnement national en minéraux essentiels et pour le développement de leur industrie de pointe. Il a également souligné l’impact positif de ce projet sur la création d’emplois futurs.

En somme, ce projet ambitieux d’Imerys s’inscrit dans une dynamique globale de transition vers l’électromobilité et témoigne de la volonté du groupe français de prendre une part active dans cette révolution verte.

Alliance Stratégique entre L’Adresse et ZEWAY : Vers une Mobilité Urbaine plus Durable

L’Adresse, un réseau immobilier français précurseur, a récemment fait une annonce marquante en termes de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Dans un élan d’innovation, le groupe a décidé de s’associer avec ZEWAY, une entreprise spécialisée dans les scooters électriques rechargeables en un temps record de 50 secondes. Cette alliance, la première du genre dans le domaine immobilier, a pour objectif principal d’encourager une mobilité urbaine respectueuse de l’environnement.

Un pas Vers une Conduite Éco-Responsable

Avec près de 50 agences dans la région parisienne, L’Adresse vise à adopter une conduite éco-responsable en équipant ses agences de scooters électriques ZEWAY. Ce choix est motivé par la volonté de minimiser l’impact écologique des nombreux déplacements de proximité effectués par les agents immobiliers du réseau, notamment pour les visites de biens, la prospection terrain et les signatures notariales.

En choisissant ZEWAY, L’Adresse ne fait pas que verdir ses déplacements. Elle gagne également du temps grâce au système innovant d’échange de batterie de ZEWAY qui permet une recharge en 50 secondes, tout en offrant le confort d’un scooter personnel. Brice Cardi, président de L’Adresse, décrit cette initiative comme une manière de fidéliser les commerciaux du réseau en leur proposant un moyen de transport économique et écologique.

Un Effort pour Verdir les Déplacements des Clients

En plus de faciliter la mobilité de ses commerciaux, L’Adresse a également pensé à ses clients. Conscient des contraintes de déplacement de ses clients, notamment ceux qui font le choix de s’éloigner pour acquérir un bien immobilier plus grand, l’Adresse a décidé d’offrir à ses clients un mois d’abonnement à ZEWAY. Cette initiative permettra à ces derniers de profiter de la location d’un scooter ZEWAY, contribuant ainsi à rendre leurs déplacements plus éco-responsables.

Le Scooter Électrique, un Véhicule d’Avenir

Le choix de L’Adresse de s’associer avec ZEWAY s’inscrit dans une tendance plus large d’adoption des scooters électriques. Des entreprises comme Yamaha envisagent de se lancer dans ce segment avec le E01, un scooter équivalent 125 à vocation plutôt urbaine. De même, la start-up ZEWAY a déjà séduit 1.500 clients à Paris en un an avec son concept unique de batterie partagée et de scooter en leasing.

De plus, le système d’échange de batteries de ZEWAY, décrit comme un gros frigo avec huit cases, promet aux utilisateurs de pouvoir récupérer 40km d’autonomie en échangeant la ou les batteries de leur scooter électrique en 50 secondes maximum. Un pas de plus vers une mobilité urbaine sans contrainte de recharge et sans soucis d’autonomie.

Une Initiative qui fait Écho à la Volonté de ZEWAY

Cette alliance entre L’Adresse et ZEWAY rencontre également les ambitions de la cofondatrice de ZEWAY, Stéphanie Gosset, qui se réjouit de pouvoir accompagner la démarche RSE de L’Adresse et de leurs clients dans leurs déplacements urbains. Elle aspire à répondre aux enjeux environnementaux en proposant une solution de mobilité propre, fluide et compétitive.

En conclusion, cette alliance stratégique entre L’Adresse et ZEWAY est un exemple pertinent de comment les entreprises peuvent innover pour encourager une mobilité urbaine plus durable. En plus de réduire l’empreinte écologique de leurs déplacements, elles offrent à leurs employés et clients une solution de mobilité qui est économiquement avantageuse et respectueuse de l’environnement.

Renault célèbre les 30 ans de la Twingo avec un concept électrique signé Sabine Marcelis

En 2023, Renault marque le 30ème anniversaire de sa citadine emblématique, la Twingo, en invitant la designer néerlandaise Sabine Marcelis à proposer une réinterprétation artistique du modèle originel de 1993. Le concept car qui en résulte est une célébration de l’histoire de la Twingo, tout en étant résolument tourné vers l’avenir avec une propulsion 100% électrique.

Un clin d’oeil à l’histoire de la Twingo

La Twingo, malgré l’arrêt de sa production après trois générations, reste dans les mémoires comme une icône de la mobilité urbaine française. Le concept car de Sabine Marcelis s’appuie sur ce riche héritage, conservant les lignes de la première génération tout en y ajoutant une touche d’innovation et de modernité.

L’extérieur du véhicule présente un jeu de transparence, avec des clignotants et des phares qui semblent intégrés directement sous la carrosserie. Les roues sont pleines et les poignées de portes sont éclairées, créant une apparence futuriste tout en restant fidèle à l’esthétique originale de la Twingo.

Une esthétique minimaliste pour l’intérieur

À l’intérieur, le concept car Twingo de Sabine Marcelis offre une expérience de conduite minimaliste, avec un volant plein et une sellerie rouge. La modularité de l’habitacle, caractéristique de la Twingo, est conservée, et certains éléments du tableau de bord sont rétroéclairés, ajoutant une touche de modernité au design rétro.

Un concept électrique

Là où le concept car Twingo de Sabine Marcelis se distingue réellement, c’est dans sa motorisation. Le véhicule est équipé d’un kit rétrofit électrique, précédemment dévoilé par Renault lors du Mondial de l’Auto en 2022. Ce kit comprend une batterie de 10,7 kWh et un moteur synchrone de 65 chevaux, transformant la Twingo en un véhicule 100% électrique.

Bien qu’il ne soit pas prévu de commercialiser ce concept car, il donne un aperçu de ce que pourrait être l’avenir de la mobilité urbaine électrique. Renault continue ainsi de célébrer l’héritage de la Twingo tout en mettant en avant son engagement envers l’électrification.

Une tendance en vogue

Renault n’est pas le seul constructeur automobile à explorer la réinterprétation de modèles classiques avec une touche électrique. Par exemple, le concept de l’Opel Rocks e-Xtreme, issu d’un concours de design, transforme la petite citadine en un véhicule tout-terrain électrique.

L’industrie automobile se prépare à un avenir électrique, comme l’illustre la décision de Volkswagen de doubler la marge opérationnelle de VW d’ici 2026 grâce à des transformations touchant tous les domaines de gestion et des synergies pour réduire les coûts de production. Volkswagen prévoit d’investir les deux tiers de ses 180 milliards d’euros d’investissements prévus entre 2023 et 2027 dans l’électrification et la digitalisation.

En conclusion, le concept car Twingo de Sabine Marcelis est une célébration des 30 ans de la Twingo qui met en avant l’engagement de Renault envers l’électrification. Il démontre comment les constructeurs automobiles peuvent réinventer leurs modèles emblématiques pour l’ère de la mobilité électrique.

La norme de recharge de Tesla s’impose dans l’industrie automobile

L’organisme de normalisation, SAE International, a annoncé son intention de standardiser le connecteur de charge North American Charging Standard (NACS) développé par Tesla. Cette décision fait suite à l’adoption progressive de cette technologie par de plus en plus de constructeurs automobiles au cours des derniers mois, Volvo étant le dernier et le premier en Europe à embrasser cette norme.

Un choix stratégique de la part des constructeurs

La décision de Volvo d’opter pour la norme NACS de Tesla n’est pas une première dans l’industrie automobile. En effet, des géants comme Ford et General Motors ainsi que Rivian, une start-up spécialisée dans la conception de pick-up électriques, ont déjà emprunté cette voie pour leurs propres véhicules.

Une telle adoption croissante a incité la SAE International à fixer un objectif ambitieux : élaborer une configuration standard du connecteur de charge de Tesla dans un délai de six mois ou moins.

La standardisation du chargeur Tesla : une avancée pour l’industrie

La standardisation du chargeur de Tesla par la SAE facilitera son utilisation par les constructeurs et les exploitants de stations de recharge de véhicules électriques. En outre, elle rendra le processus de recharge plus cohérent et plus fiable pour les propriétaires de voitures électriques.

Ces derniers temps, le port de charge de Tesla, autrefois propriétaire, a été ouvert avec l’objectif de devenir la norme pour les véhicules électriques aux États-Unis. Et il semble bien que l’entreprise soit sur le point de réaliser cet objectif.

Cette adoption croissante du NACS pourrait sonner le glas du Connecteur de Charge Combiné (CCS), développé selon les normes établies par la SAE. En effet, avec l’essor du NACS, le connecteur CCS pourrait progressivement disparaître des voitures électriques de tous les constructeurs.

Quand peut-on s’attendre à une mise en œuvre complète ?

Alors que la date exacte de la finalisation du SAE NACS reste incertaine, il est possible qu’il soit disponible d’ici 2025. En effet, plusieurs constructeurs, dont Volvo, ont annoncé qu’ils commenceraient à utiliser les prises de charge NACS dans leurs nouvelles voitures électriques à partir de cette date.

En France, c’est actuellement la prise de type 2 qui est considérée comme le standard européen pour la recharge en courant alternatif. Les Tesla sont fournies avec un câble de type 2, ce qui permet aux véhicules de se recharger dans toutes les stations de recharge publiques. Un adaptateur domestique est également inclus pour permettre de recharger le véhicule à domicile.

Un pas vers l’avenir

La standardisation du connecteur de charge de Tesla marque une étape importante vers l’adoption généralisée des véhicules électriques. En facilitant le processus de recharge, cette norme pourrait contribuer à atténuer l’une des principales préoccupations des consommateurs concernant les véhicules électriques : la facilité et la fiabilité de la recharge.

Cela pourrait également aider à renforcer la position de Tesla dans le secteur des véhicules électriques, puisque la société détient désormais la norme de recharge qui est adoptée par un nombre croissant de constructeurs automobiles.

Avec l’adoption croissante de la NACS et la standardisation du connecteur de charge de Tesla par la SAE International, l’avenir de la recharge des véhicules électriques semble prometteur.

Nouvelle BMW M5 Touring : une version hybride pour le break sportif emblématique

Après quelques semaines de la révélation de la septième génération de la Série 5, BMW a annoncé officiellement le développement d’une nouvelle version break sportive : la M5 Touring. Cette troisième itération du break musclé, attendue en 2024, s’annonce particulièrement intéressante puisqu’elle sera dotée d’une motorisation hybride, voire hybride rechargeable selon certaines sources.

Premières images et rumeurs sur le moteur

Les premières images dévoilées par BMW montrent une voiture encore camouflée, mais qui laisse entrevoir quelques éléments de design marquants, tels qu’un double becquet arrière proéminent, des bas de caisse imposants et quatre sorties d’échappement. Concernant la motorisation, certaines rumeurs évoquent un moteur V8 M TwinPower Turbo hybride rechargeable, similaire à celui du BMW XM, et une transmission intégrale.

Un châssis affiné pour une meilleure dynamique de conduite

BMW promet également un châssis « finement réglé et affiné » pour cette nouvelle M5 Touring, avec pour objectif d’améliorer la dynamique de conduite et l’agilité de la voiture. Le constructeur allemand semble donc mettre l’accent sur les performances et le plaisir de conduite pour cette version sportive de la Série 5.

Essais en public et sur circuit avant la sortie

Actuellement en phase de test sur route ouverte, la nouvelle BMW M5 Touring devrait également effectuer des essais sur le circuit du Nürburgring, en Allemagne. La présentation officielle du break sportif hybride et de la M5 berline est prévue pour courant 2024.

Un break sportif hybride pour faire face à la concurrence

Avec cette version hybride de la M5 Touring, BMW semble vouloir répondre aux attentes des amateurs de voitures sportives soucieux de l’environnement et de la réduction des émissions de CO2. La future M5 Touring pourrait ainsi rivaliser avec des modèles tels que l’Audi RS6 Performance, tout en offrant la possibilité de rouler en mode électrique et des émissions moindres.

Un prix potentiellement élevé pour cette nouvelle génération

Le prix de la nouvelle BMW M5 Touring reste encore inconnu, mais il pourrait dépasser les 150 000 euros, notamment en raison de la technologie hybride embarquée. Comparativement, le BMW XM est facturé à 175 000 euros.

En résumé

La nouvelle BMW M5 Touring s’annonce comme une version sportive et innovante de la Série 5, avec une motorisation hybride rechargeable pour la première fois dans l’histoire du modèle. Les premières images dévoilées laissent entrevoir un design agressif et des performances de haut niveau. La présentation de cette nouvelle génération de M5 Touring est attendue pour 2024, aux côtés de la version berline de la M5.

Les ventes de véhicules électriques en Europe continuent de croître avec Tesla en tête

De janvier à mai, les ventes de véhicules électriques en Europe ont connu une hausse significative de 18% par rapport à la même période en 2022. Les constructeurs tels que Tesla, Renault et Volkswagen sont à l’honneur, avec un total de 29 847 modèles électriques immatriculés en mai. Cette croissance du marché électrique éclipse celle des hybrides rechargeables, dont le marché a chuté de 1,4% par rapport à 2022. Aujourd’hui, les chiffres de l’électrique sont presque à parité avec ceux du thermique, confirmant une restructuration énergétique de l’automobile.

La réussite de Tesla en Europe

Le succès de Tesla en Europe est en grande partie dû à l’expansion de son réseau de Superchargers, qui élimine les préoccupations concernant l’autonomie et les temps de recharge. La société américaine dirigée par Elon Musk a réussi à consolider sa position sur le marché européen en proposant des véhicules innovants et performants. Les ventes de Tesla ont connu une hausse impressionnante de plus de 2000% en mai, passant de 957 voitures livrées dans l’Union en mai 2022 à 21 927 cette année.

Depuis le début de l’année, Tesla a déjà livré plus de 100 000 véhicules en Europe, et près de 140 000 en incluant le Royaume-Uni. La marque américaine représente ainsi une vente d’électrique sur cinq en Europe, surpassant des marques ayant une plus grande ancienneté sur le marché européen, telles que Seat et Nissan.

Autres constructeurs électriques en Europe

Tesla n’est cependant pas le seul acteur dans la croissance du marché électrique en Europe. D’autres marques comme Renault/Dacia et Volkswagen ont également su saisir d’énormes parts du marché. Le succès de nouveaux modèles, tels que la MG 4 ou la Volkswagen ID.3, contribue également à la hausse des ventes de véhicules électriques.

En mai, les véhicules électriques ont représenté près de 14% des immatriculations de voitures neuves en Europe. Ce chiffre est en nette progression par rapport à mai 2022, où il était de 9,6%. Le nombre de véhicules branchés immatriculés dans l’Union en mai est presque égal à celui des modèles à moteur diesel, signe que la transformation du marché est en cours.

Les hybrides en recul

Parmi les victimes de cette transformation du marché automobile, on note les hybrides rechargeables dont la part de marché recule, passant de 8,8% en 2022 à 7,4% en mai 2023. Les ventes d’hybrides rechargeables sont en baisse, en partie à cause de l’Allemagne qui a coupé les subventions sur ce type de motorisation.

Les voitures à essence restent encore majoritaires parmi les nouvelles immatriculations, à 36,5%. Les hybrides occupent la deuxième place et représentent désormais 25% des ventes, en hausse de 1,8 point sur un an.

Immatriculations en hausse

Les immatriculations de voitures neuves en Europe ont enregistré un dixième mois consécutif de croissance, à +18,5%, mais restent encore inférieures de près d’un quart à l’avant-crise sanitaire. Près d’un million de nouveaux véhicules particuliers ont été mis sur les routes des pays de l’Union européenne en mai.

Le marché automobile européen a recommencé à croître durablement depuis août 2022, après avoir été fortement impacté par la crise du Covid-19 et la pénurie de pièces, notamment les composants électroniques cruciaux. Lors des cinq premiers mois de 2023, le marché a progressé de 18%, tiré notamment par le rattrapage de l’Espagne (+26,9%) et de l’Italie (+26,1%).

Volkswagen en tête des ventes en Europe

Depuis le début de l’année, Volkswagen a conforté sa place de plus gros vendeur d’automobiles en Europe, avec 26,1% du marché et plus de 1,1 million de voitures vendues. Le géant allemand est suivi par le franco-italo-américain Stellantis, dont la part de marché est de 18,9%, en baisse de 1,7 point sur un an. La marque Alfa Romeo, appartenant à Stellantis, a connu une croissance de 133,8% sur un an grâce à de nouveaux SUV.

Première usine d’hydrogène vert en projet dans le port de Duisbourg grâce à Lhyfe et duisport

Lhyfe, acteur majeur de la production d’hydrogène vert et renouvelable, et duisport, gestionnaire du plus grand port intérieur du monde à Duisbourg, envisagent la construction de la première usine de production d’hydrogène par électrolyse dans ce port stratégique. Pour concrétiser ce projet, une déclaration d’intention a été signée par les partenaires concernés, dont la Duisburger Verkehrs- und Versorgungsgesellschaft (DVV), la Wirtschaftsbetriebe Duisburg (WBD) et la Duisburg Gateway Terminal (DGT).

Un projet collaboratif pour une énergie propre et locale

Ces partenaires travaillent en étroite collaboration depuis plusieurs mois pour soutenir l’économie locale dans sa transition vers des sources d’énergie neutres en carbone et pour décarboner la mobilité. La DVV prévoit d’utiliser l’hydrogène vert pour alimenter ses bus à hydrogène, WBD pour ses véhicules de collecte des déchets et duisport pour sa logistique interne et le fonctionnement du terminal portuaire.

Lhyfe se chargera d’abord de l’étude de faisabilité du projet. L’unité de production d’hydrogène, d’une capacité maximale de 20 MW, pourrait être construite sur un terrain appartenant à Duisburger Hafen AG (Port de Duisbourg) et être opérationnelle d’ici mi-2025.

L’hydrogène vert au service de la mobilité et de l’économie locales

La mise en place de cette usine d’hydrogène serait une étape importante pour décarboner l’économie et l’industrie locales. Markus Bangen, directeur général de duisport, souligne que cela permettrait non seulement de construire le plus grand terminal portuaire à conteneurs de l’arrière-pays européen, mais aussi de l’exploiter de manière neutre en termes d’émissions carbone.

Luc Graré, responsable Europe centrale et Europe de l’Est chez Lhyfe, ajoute que ce type de projets hydrogène est réalisé sur mesure pour les clients et que l’expertise mise en œuvre permet d’illustrer auprès d’autres clients des solutions pour sortir des énergies fossiles.

Une production d’hydrogène alimentée par des énergies renouvelables

Pour garantir la production d’un hydrogène vert, l’unité de production par électrolyse serait alimentée exclusivement par des énergies renouvelables. Si le projet est mis en œuvre, jusqu’à huit tonnes d’hydrogène vert pourraient être produites quotidiennement et mises à la disposition des partenaires selon leurs besoins.

Marcus Vunic, directeur général de la DVV, explique que l’hydrogène est au cœur de la transition énergétique et que la production d’hydrogène nécessite des quantités appropriées d’électricité et d’eau ainsi qu’une connexion au réseau électrique suffisamment dimensionnée. Netze Duisburg pourrait fournir l’infrastructure nécessaire avec une extension du réseau, tandis que Stadtwerke Duisburg apporterait l’électricité verte nécessaire.

Des partenariats pour une transition énergétique réussie

Thomas Patermann, porte-parole du conseil d’administration de WBD, affirme que le projet s’inscrit parfaitement dans la stratégie d’entreprise de WBD, qui consiste à convertir progressivement l’ensemble de sa flotte de véhicules vers des modes de propulsion alternatifs.

Lhyfe est un expert et un partenaire fiable pour accompagner DVV et WBD dans la conversion de leur flotte de véhicules. Grâce à différents projets d’hydrogène déjà opérationnels dans le secteur de la mobilité, Lhyfe a pu aider plusieurs entreprises et opérateurs de transport à adopter son hydrogène vert.

Alexander Garbar, responsable du développement et de la stratégie chez duisport, conclut en affirmant que les partenaires mettront tout en œuvre pour que l’usine puisse être mise en service rapidement et que tous les partenaires soient approvisionnés en hydrogène vert produit localement, si l’étude de faisabilité est positive.

Nouvelle génération de Toyota C-HR : un design audacieux et des motorisations hybrides

La seconde génération du Toyota C-HR, le SUV compact japonais, se dévoile avec un design toujours aussi audacieux et une gamme de motorisations hybrides élargie. Inspiré du concept-car C-HR Prologue, le nouveau modèle conserve son ADN de « SUV presque coupé » tout en renforçant son style futuriste.

Le nouveau C-HR mesure 4,36 m de long, 1,83 m de large et 1,56 m de haut, avec un empattement inchangé à 2,64 m. Son design extérieur se caractérise par des lignes taillées à la serpe, des phares avant au look « Hammerhead » et des jantes pouvant aller jusqu’à 20 pouces selon la version choisie.

L’habitacle du C-HR se modernise avec une planche de bord inspirée de la Prius, un écran central tactile plus imposant (8 ou 12,3 pouces selon la version) et un nouvel éclairage d’ambiance proposant jusqu’à 64 couleurs. Le système multimédia Toyota Smart Connect, compatible avec Android Auto et Apple CarPlay sans fil, est également de la partie.

Le C-HR de seconde génération est proposé avec quatre motorisations hybrides. Les versions hybrides simples sont identiques à celles de la Corolla restylée, avec un moteur 1.8 de 140 ch en entrée de gamme et un 2.0 de 198 ch pour une performance accrue. Ce dernier, appelé « Hybrid 200 », est disponible en traction ou avec une transmission intégrale intelligente AWD-i.

En outre, le nouveau C-HR bénéficie de la nouvelle génération d’hybride rechargeable Toyota, avec une motorisation PHEV inédite offrant 223 ch. Elle se compose d’un quatre-cylindres 2.0 essence de 152 ch, d’un moteur électrique de 163 ch et d’une batterie lithium-ion de 51 kWh. Cette dernière offre une autonomie théorique de 66 km en mode électrique.

La production du nouveau Toyota C-HR est prévue dans l’usine de Sakarya, en Turquie. Les réservations pour les séries de lancement « Premiere Edition » au look sportif « GR Sport » ou plus classique « Collection » seront ouvertes dans le courant du mois de juillet. La gamme traditionnelle suivra en fin d’année 2023, pour une arrivée en concessions en janvier 2024. Les tarifs restent pour l’instant inconnus, mais pourraient être plus élevés que la précédente génération.