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Ford Maverick 2024 : Un changement de moteur en perspective

Le Ford Maverick face à une demande soutenue

Depuis son lancement pour l’année-modèle 2022, le Ford Maverick a suscité un engouement considérable. Ce véhicule hybride, reconnu pour sa consommation modérée d’à peine plus de 6L/100km, a rencontré des difficultés à répondre à la demande élevée, résultant en des défis de production et de livraison.

Un changement de moteur prévu pour 2024

Face à ces défis, le constructeur a pris la décision audacieuse de remplacer le moteur de base par un EcoBoost de 2 litres pour l’année-modèle 2024, comme le rapportent Ford Authority et Maverick Truck Forum. Ce moteur, émettant une puissance de 250 chevaux et un couple de 277 lb-pi, a séduit plus des deux tiers des acheteurs de Maverick.

Le système hybride en option

En parallèle, le système hybride, bien qu’il reste disponible, ne sera plus proposé en série mais en option, et sera exclusivement associé aux roues motrices avant. Selon un représentant de Solution Ford à Chateauguay, l’EcoBoost pourra désormais être commandé avec un système de traction, à l’instar de ce qui est proposé aux États-Unis, et non uniquement avec un système de rouage intégral.

Un retard de production pour le modèle hybride

Le modèle hybride affiche un retard non négligeable dans le carnet de commandes. Les Maverick hybrides commandés avant mai 2022 étaient en cours de production au printemps, mais les suivants ne seront pas fabriqués avant septembre, selon le même représentant.

Une augmentation de la production prévue

Malgré ces retards, Ford avait annoncé en mars dernier une augmentation de la production du Maverick et du Bronco Sport, un autre véhicule compact populaire, de plus de 80 000 unités en 2023 pour satisfaire la demande en Amérique du Nord et du Sud. Rappelons que ces véhicules sont fabriqués à l’usine d’Hermosillo, au Mexique.

Quoi de neuf pour le Ford Maverick 2024 ?

En dehors de ces modifications de moteur, le Ford Maverick 2024 n’apportera pas de changement majeur. Seules de nouvelles couleurs de carrosserie, beige Terrain et gris Azure, ainsi que des options simplifiées, sont prévues. Par exemple, la version haut de gamme Lariat comprendra de série l’ensemble de luxe, qui inclut un convertisseur de 400W, un système de navigation et une chaîne audio Bang and Olufsen. Bien entendu, ces améliorations s’accompagneront d’une augmentation de prix.

Disponibilité du Ford Maverick 2024

Ford commencera à accepter les commandes du Maverick 2024 plus tard en juillet, en donnant la priorité aux clients qui ont réservé un modèle 2023 mais qui n’ont pas encore reçu leur véhicule. Ces derniers bénéficieront d’une protection de prix. Plus d’informations sur ces nouveautés seront communiquées dans les semaines à venir.

Peugeot 208 : un restylage de mi-carrière qui préfigure l’avenir

Une évolution stylistique pour la citadine du Lion

En 2023, la Peugeot 208, après quatre années de succès incontesté comme voiture la plus vendue en France en 2022, se réinvente à mi-parcours avec une refonte considérable. Présentée pour la première fois au Salon de Genève en 2019, la deuxième génération de ce modèle emblématique se prépare à prolonger sa domination sur le marché avec une nouvelle esthétique et des améliorations techniques notables.

Maintenant, avec les mêmes dimensions de 4,06 mètres de long, 1,75 mètre de large et 1,43 mètre de haut, le design de la Peugeot 208 a été adouci. Les crocs du lion, symboliques de la marque, conservent leur place à l’avant, mais sont redessinés en trois bandes verticales lumineuses. Le nouveau logo de Peugeot est habilement intégré au centre d’une calandre ornée d’un motif « évolutif » qui reprend la couleur de la carrosserie.

Redessin des feux arrière et choix de couleur

La transformation ne s’arrête pas à l’avant. La partie arrière de la 208 restylée bénéficie également d’un lifting, avec des feux LED qui présentent désormais une signature lumineuse composée de trois bandes horizontales. Ces feux flanquent un bandeau noir, tandis que la version GT dispose de feux de recul et de clignotants LED. La 208 restylée repose sur des jantes Noma diamantées de 16 pouces ou Yanaka diamantées avec inserts de 17 pouces. Les acheteurs pourront choisir parmi sept coloris pour leur nouvelle 208 restylée : Jaune Agueda, Gris Artense, Gris Selenium, Blanc Banquises, Noir Perla, Bleu Vertigo et Rouge Elixir.

Une évolution à l’intérieur

Le restylage ne concerne pas seulement l’extérieur de la voiture. L’intérieur de la Peugeot 208 a également été repensé. Avec la finition GT, la voiture restylée est équipée d’un affichage 3D pour son combiné d’instrumentation numérique de 10 pouces, le célèbre Peugeot i-Cockpit. De nouveaux visuels ont été ajoutés à cet écran, et un écran tactile de 10 pouces est désormais standard sur la planche de bord, offrant le système d’infodivertissement Peugeot i-Connect Advanced. Les versions à boîte manuelle sont équipées d’un nouveau pommeau de levier de vitesses, et le volant arbore le nouveau blason Peugeot.

La nouvelle Peugeot 208 propose également une plus grande connectivité et un choix de selleries élargi. Les acheteurs pourront choisir une sellerie en Alcantara noir avec des surpiqûres Vert Adamite, disponible uniquement avec la finition GT. Trois prises USB-C et une prise USB-A sont maintenant installées à bord, et le chargeur à induction pour smartphone est plus puissant.

Une motorisation hybride pour la Peugeot 208 restylée

En plus de ces améliorations esthétiques et fonctionnelles, la Peugeot 208 restylée offre désormais deux nouvelles motorisations hybrides. Ces moteurs Hybrid 48V associent un moteur essence 1.2 PureTech de 100 ou de 136 chevaux à une boîte de vitesses automatique électrifiée e-DSC6 à double embrayage et à un moteur électrique. L’objectif de cette combinaison est de réduire la consommation de carburant jusqu’à 15% selon Peugeot, et de permettre de rouler en mode électrique « plus de 50% du temps » en milieu urbain.

Plus d’autonomie pour la Peugeot e-208

La version électrique de la Peugeot 208, la e-208, est toujours disponible après le restylage, mais avec une puissance accrue et une plus grande autonomie. Avec un moteur de 156 chevaux et une batterie de 51 kWh, l’autonomie de la e-208 atteint désormais 400 kilomètres. La recharge de la batterie peut se faire de 20 à 80% en moins d’une demi-heure sur une borne publique en courant continu (DC) de 100 kW, en 4h40 sur une Wallbox en courant alternatif (AC) de 7,4 kW ou en 11h10 sur une prise domestique renforcée de 3,2 kW.

Disponibilité et motorisations essence

Pour ceux qui sont réticents à l’idée de passer à une motorisation électrique ou hybride, la Peugeot 208 restylée est également disponible avec deux moteurs essence, les blocs 1.2 PureTech de 75 et 100 chevaux, associés respectivement à une boîte de vitesses manuelle à cinq et six rapports.

La Peugeot 208 restylée sera disponible en finition Active, Allure et GT à partir de novembre 2023 dans les concessions Peugeot. Le prix de ce modèle restylé n’est pas encore spécifié à la date de rédaction de cet article.

Ford et Fiat intensifient leur virage vers l’électrique malgré les obstacles

Deux géants de l’industrie automobile, Ford et Fiat, mettent les bouchées doubles dans leur stratégie d’électrification de leur flotte. Une annonce qui survient dans un contexte où le véhicule électrique peine à convaincre le grand public en dépit des politiques incitatives des gouvernements.

Le marché de l’électrique : une progression timide

Au-delà des discours triomphants sur l’avancée de la transition vers l’électrique, le constat est sans appel : la voiture électrique reste une option minoritaire, bien qu’en croissance, sur le marché automobile. En Belgique par exemple, la majorité des acquisitions d’électriques est le fait d’entreprises plutôt que de particuliers.

Si l’électrification gagne du terrain dans les flottes d’entreprises, elle reste néanmoins fragile chez les consommateurs individuels. En effet, les ventes de véhicules électriques sont actuellement soutenues par des incitations financières publiques, ce qui pose la question de la pérennité de cette dynamique lorsque ces aides viendront à s’épuiser.

Par ailleurs, malgré les promesses des constructeurs d’une parité de prix entre les modèles thermiques et électriques d’ici 2025, le coût des voitures électriques reste un obstacle majeur à leur démocratisation. En effet, une incertitude demeure quant à la valeur résiduelle des véhicules électriques, en raison de la durée de vie variable des batteries.

Le prix des batteries : un facteur déterminant

La cherté des véhicules électriques est en grande partie due au coût élevé de production des batteries. Les prix des matières premières nécessaires à leur fabrication ont augmenté de manière significative ces derniers mois, bien qu’ils aient légèrement baissé récemment. Le coût des batteries, qui a presque doublé depuis 2021, est un obstacle majeur à la réduction du prix des véhicules électriques.

Certains constructeurs, comme Ford et Volkswagen, envisagent de réduire le coût des véhicules électriques en les équipant de batteries plus petites. Cependant, cette solution compromet l’autonomie des véhicules, ce qui peut dissuader les consommateurs de faire de la voiture électrique leur véhicule principal.

Les investissements colossaux des constructeurs

Malgré ces défis, les constructeurs automobiles investissent massivement dans l’électrification. Selon le cabinet de conseils économiques AlixPartners, les investissements des constructeurs dans l’électrique atteindront 616 milliards de dollars entre 2023 et 2027, soit près du double des sommes investies entre 2021 et 2025.

Ces investissements massifs, encouragés par les autorités politiques, ne garantissent toutefois pas le succès. En effet, le cabinet AlixPartners souligne que la rentabilité de ces investissements reste incertaine à court terme et met en garde les constructeurs européens. Ces derniers, contrairement à leurs homologues chinois, ne visent pas le volume de production, ce qui compromet leur capacité à atteindre une rentabilité.

Fiat et la renaissance du blason 600

Malgré ces obstacles, Fiat a récemment dévoilé sa nouvelle 600e, un SUV urbain électrique qui succède à la mythique 500X. Cette voiture, qui sera d’abord disponible en version électrique avant d’être proposée en motorisation micro-hybride, promet une autonomie de plus de 400 km en WLTP grâce à sa batterie de 51 kWh.

La 600e, qui propose également des options de confort telles que des sièges chauffants et un siège conducteur massant, sera disponible à la commande dès le 5 juillet 2023 avec une arrivée sur le marché italien prévue en septembre. Les prix débuteront à 35 900 euros (dont 12 960 € de batterie) pour la finition RED et 40 900 € pour La Prima.

Malgré les défis actuels, l’engagement de Ford et Fiat témoigne de la détermination des constructeurs à poursuivre leur transition vers l’électrique. La route vers l’électrification est semée d’embûches, mais l’industrie semble prête à relever le défi.

Avancées notables dans le domaine de l’hydrogène vert : le projet Djewels et un dispositif de stockage solide innovant

Djewels B.V. met en place un site d’hydrogène vert de 20 mégawatts

Le 5 juillet 2023 marque une avancée significative dans le monde de l’hydrogène vert. Djewels B.V., une filiale de HyCC, spécialiste en électrolyse, a conclu un accord avec McPhy et Technip Energies. Cet accord concerne la fourniture d’électrolyseurs et l’élaboration d’un projet de station d’hydrogène vert d’une puissance de 20 mégawatts à Delfzijl, aux Pays-Bas.

Le site, qui sera géré par HyCC, utilisera les électrolyseurs de McPhy pour produire jusqu’à 3 000 tonnes d’hydrogène vert chaque année, grâce à l’énergie renouvelable et à l’eau. Cet hydrogène vert sera utilisé par OCI Methanol Europe pour la fabrication de méthanol renouvelable, réduisant ainsi les émissions de CO2 de près de 27 000 tonnes par an. Gasunie, DeNora et Hinicio font également partie des entreprises impliquées dans ce projet prometteur.

Technologie « Augmented McLyzer » : une première pour un site de cette envergure

Djewels sera la première station de cette dimension à utiliser la technologie « Augmented McLyzer » de McPhy. Cette technologie, qui offre une densité de courant plus élevée, permet une plus grande flexibilité de production tout en réduisant l’espace nécessaire. Cette avancée représente un pas de géant pour l’expansion de la production d’hydrogène vert, soutenant ainsi les efforts de décarbonisation des industries européennes et la réalisation des objectifs climatiques.

Le CNRS remporte le Prix de l’inventeur européen 2023 pour une solution de stockage de l’hydrogène

Dans un autre développement notable, une équipe de chercheurs grenoblois du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a été saluée pour son invention révolutionnaire dans le stockage de l’hydrogène. Ils ont remporté le Prix de l’inventeur européen 2023 dans la catégorie « Recherche » ainsi que le Prix du public.

La méthode développée par l’équipe, composée de Patricia de Rango, Daniel Fruchart, Albin Chaise, Michel Jehan et Nataliya Skryabina, permet de stocker l’hydrogène sous forme de disque solide. Cette solution offre un moyen plus sûr, plus économique en énergie, et plus pratique pour stocker et transporter l’hydrogène.

Une solution innovante pour le stockage de l’hydrogène

Conserver l’hydrogène sous forme gazeuse ou liquide nécessite une énergie considérable pour sa compression, son stockage puis sa libération. En revanche, la méthode française innovante résout ces défis en stockant l’hydrogène sous forme solide, réduisant ainsi les coûts énergétiques et les risques associés.

Les disques solides d’hydrogène sont stables, ne prennent pas feu lorsqu’ils sont exposés à une flamme, et ne perdent pas d’hydrogène avec le temps. Ils peuvent ainsi être stockés pendant de longues périodes, rendant l’hydrogène vert plus accessible dans la lutte contre le changement climatique.

Ces avancées dans l’hydrogène vert témoignent d’une volonté croissante de développer des solutions durables pour soutenir la transition énergétique. Le projet Djewels et l’innovation du CNRS en matière de stockage de l’hydrogène sont des exemples inspirants de l’innovation technologique au service de la décarbonisation et de la durabilité.

Le Tesla Model Y domine le marché des voitures électriques en France

Au terme du premier semestre 2023, le bilan du marché automobile français est révélateur d’une tendance significative : le secteur des voitures électriques est en pleine expansion. Cette dynamique est notamment impulsée par le succès retentissant du Tesla Model Y, qui s’est hissé au sommet des ventes.

Une performance record pour les véhicules électriques

Entre janvier et juin 2023, le marché français des voitures particulières a enregistré 889.777 immatriculations, soit une progression de 15,3% par rapport à la même période en 2022. Toutefois, ce chiffre est encore loin des résultats pré-pandémie.

Les véhicules électriques ont su tirer profit de cette période, avec un record impressionnant de 138.077 immatriculations sur le premier semestre, contre 93.344 en 2022, portant ainsi leur part de marché de 12,1 à 15,5%. Cela signifie qu’une voiture sur sept vendue en France est entièrement électrique, surpassant les véhicules diesel (10,6%) et les hybrides traditionnels (13,6%).

Le triomphe du Tesla Model Y

Parmi ces chiffres, la performance de la Tesla Model Y est particulièrement notable. Avec 17.741 immatriculations enregistrées depuis janvier, ce véhicule est devenu le modèle électrique le plus plébiscité en France, loin devant les 4.000 unités vendues en 2022. Cette ascension fulgurante est notamment due au lancement de la version de base Propulsion et à une importante réduction des tarifs.

La Dacia Spring et la Fiat 500e complètent le podium, avec respectivement 15.083 et 12.395 immatriculations. La Peugeot e-208, qui était en tête des ventes en 2022, se retrouve en quatrième position avec 12.051 ventes, malgré une hausse de 24%.

Les autres acteurs du marché

Malgré une concurrence féroce, la Renault Megane parvient à se maintenir avec 9.488 ventes. Elle est suivie de près par la Tesla Model 3 et la MG4, qui ont respectivement enregistré 8.624 et 7.573 ventes. En revanche, la Renault Zoé a connu une chute de 52% à 3.897 ventes, tout comme la Twingo qui a également enregistré une baisse de 52% avec 3.689 ventes.

La Volkswagen ID.3 a connu un regain notable avec 2.647 ventes (+ 163%), tandis que la Citroën ë-C4 a vu ses ventes reculer de 34% à 1.638 unités. La Kia EV6 est également en difficulté avec une baisse de 22% et 1.487 immatriculations.

Tesla, une force globale

Au niveau mondial, Tesla confirme également sa position dominante avec 466.140 ventes enregistrées, soit une hausse de 83% par rapport à 2022. Cette performance est notamment due à une stratégie commerciale agressive, avec des baisses de prix significatives sur tous les modèles.

En conclusion, le premier semestre 2023 a été marqué par une ascension spectaculaire des ventes de voitures électriques en France, avec Tesla en fer de lance. La question qui se pose désormais est de savoir si cette tendance va se maintenir sur le long terme et comment les autres acteurs du marché vont réagir face à cette concurrence de plus en plus forte.

Le gouvernement français se prépare à lancer une voiture électrique à 100 euros par mois pour les ménages à faible revenu

L’électromobilité accessible à tous, c’est l’ambition de l’initiative gouvernementale française qui pourrait être annoncée par le président Emmanuel Macron lors de son discours du 14 juillet. Selon les informations rapportées par le journal Les Echos, les détails de cette mesure, destinée à faciliter l’accès aux véhicules électriques pour les ménages modestes, se précisent.

Les contours du décret

Une réunion s’est tenue récemment entre les autorités publiques et les acteurs de l’industrie automobile pour discuter des détails de cette mesure. Selon une source proche du dossier, le décret d’application, prévu pour être publié le 1er septembre, ciblerait les ménages dont le revenu fiscal de référence annuel dépasse légèrement 14.000 euros, correspondant au 5e décile de revenu.

Des propositions pour élargir la portée de la mesure

Les professionnels de l’automobile, cependant, souhaiteraient voir cette mesure s’étendre aux ménages dont le revenu fiscal de référence se rapproche de 19.000 euros, soit le 7e décile. Les véhicules seraient acquis par des entreprises spécialisées dans la location longue durée, telles que Arval, Crédit Agricole Sofinco ou BNP Personal Finance. La distribution des véhicules serait ensuite assurée par les concessionnaires des marques participantes.

Un leasing flexible et accessible

Selon les informations du journal Les Echos, la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) envisage un leasing sur 2, 3 ou 5 ans, avec un kilométrage annuel compris entre 10.000 et 15.000 km. Les véhicules d’occasion seraient également inclus dans l’offre. Néanmoins, face à la hausse des prix des matières premières et des voitures, ainsi qu’à la remontée des taux d’intérêt, l’Etat pourrait devoir ajuster son financement.

Un soutien gouvernemental accru pour le projet

Pour soutenir ce projet ambitieux, le gouvernement envisage d’augmenter sa participation en ajoutant une aide de 7.000 euros par véhicule, versée directement aux loueurs longue durée. Cette aide s’ajouterait au bonus écologique existant, également de 7.000 euros.

Quels véhicules concernés ?

Le gouvernement aurait dans l’idée de cibler certains modèles spécifiques, comme la R5. Cependant, ce modèle ayant subi des retards, il ne sera pas disponible avant le troisième trimestre 2024. La Zoe, bien que plus chère, pourrait également être éligible, tout comme la Citroën ë-C3, qui sera présentée à l’automne 2023.

Concrétisant une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, ce dispositif vise à permettre à des ménages modestes de passer à l’électrique pour un loyer limité à 100 euros par mois. Les premières commandes pourraient être passées dès l’automne, pour des livraisons prévues en 2024.

Un impact significatif sur la mobilité durable

Cette initiative pourrait marquer une étape importante dans la transition énergétique en France, en rendant la mobilité électrique accessible à une part plus importante de la population. Ainsi, ce « leasing social » pourrait aider environ 100.000 personnes à adopter une voiture plus respectueuse de l’environnement.

Cette mesure illustre également l’engagement du gouvernement français à soutenir la production automobile européenne. En effet, alors que certaines offres de location longue durée de voitures chinoises pourraient être compétitives, il est peu probable que le futur « leasing social » repose sur des modèles assemblés hors du continent européen. Le gouvernement compte plutôt sur des véhicules comme la future ë-C3 de Citroën, ou les Renault R5 et Volkswagen ID.2, toutes équipées de batteries fabriquées en Europe.

L’Europe à la traîne dans le développement de l’hydrogène, alerte l’expert du secteur Pierre-Etienne Franc

Le retard de l’Europe dans l’hydrogène : un risque pour l’agenda climatique

Selon Pierre-Etienne Franc, directeur général du fonds d’investissement Hy24, spécialisé dans l’hydrogène à faible teneur en carbone, le retard pris par l’Europe dans le développement des infrastructures liées à l’hydrogène pourrait compromettre son agenda climatique. L’ancien cadre dirigeant d’Air Liquide, qui a co-fondé Hy24 en 2021, a souligné, lors d’une interview avec l’AFP, l’urgence pour l’Europe de surmonter les incertitudes réglementaires qui freinent actuellement l’élan de l’hydrogène sur le continent.

À l’heure où le nombre de projets liés à l’hydrogène explose en Chine, l’Europe se doit de réagir promptement pour éviter de manquer une étape cruciale de la transition énergétique, a déclaré M. Franc. Le rôle de l’hydrogène est particulièrement vital pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à l’industrie lourde et au transport intensif.

L’hydrogène, un complément essentiel à l’électrification

La question qui se pose est la suivante : pourquoi l’hydrogène est-il si important dans le cadre de la transition énergétique ? Alors que le monde s’oriente vers l’électrification pour remplacer les sources d’énergie fossiles, l’hydrogène se révèle être un complément indispensable à l’électricité pour décarboner les secteurs énergivores.

Pour être réellement bénéfique pour l’environnement, l’hydrogène doit être produit à partir d’énergies renouvelables ou décarbonées. Cela implique de réaliser l’électrolyse de l’eau (H2O) à l’aide d’électricité générée par des énergies éoliennes, solaires ou nucléaires, ou bien d’extraire de l

Le train hybride d’Alstom à la conquête des rails français

Le futur du transport ferroviaire français se dessine peu à peu avec l’arrivée du train hybride. Mené par la SNCF et conçu par Alstom, ce nouveau moyen de transport écoresponsable s’apprête à faire son entrée dans la région d’Occitanie, suite à l’obtention des autorisations nécessaires pour transporter les voyageurs. Initialement, les lignes Mazamet-Toulouse et Rodez-Toulouse seront les premières à accueillir ce train, avant que celui-ci n’évolue dans les régions de la Nouvelle-Aquitaine, du Grand Est et du Centre-Val de Loire au cours de l’année 2024.

La SNCF et le virage écologique

Le train hybride s’inscrit dans une volonté plus large de la SNCF d’adopter des véhicules écologiques sur les lignes non électrifiées, qui constituent 40 % du réseau français. L’opérateur ferroviaire ambitionne d’abandonner totalement le diesel d’ici 2035 et d’atteindre zéro émission de CO2 d’ici 2050. Cette initiative n’est pas isolée puisque de nombreux partenaires industriels et certaines régions soutiennent également le développement du train hybride.

La SNCF envisage également l’utilisation de trains à hydrogène à partir de 2024/2025. Cependant, contrairement à l’hydrogène qui nécessite la construction de nouvelles rames, le train hybride requiert seulement une modification des rames thermiques Regiolis existantes. Le processus d’hybridation consiste à remplacer la moitié des moteurs thermiques par des systèmes de stockage d’énergie composés de batteries lithium-ion. Ces batteries sont alimentées par l’énergie générée par le freinage des trains, avec un taux de récupération atteignant 90 %.

Les atouts du train hybride

La technologie hybride permet une réduction de la consommation de carburant de 20 % sans affecter la capacité ou la vitesse du train, selon la SNCF et Alstom. De plus, le mode zéro émission, qui fonctionne uniquement sur batterie, offre une autonomie de 23 à 27 kilomètres. Bien que limité, ce mode est particulièrement utile en milieu urbain ou à quai, contribuant à réduire les émissions de CO2 et les nuisances sonores dans ces zones.

En outre, le train hybride promet également des coûts d’entretien et de maintenance moins élevés pour les régions qui exploitent et financent ces trains, comparativement aux rames 100 % diesel. Cette économie potentielle pourrait inciter davantage de régions à adopter cette technologie, déterminant ainsi l’avenir du rail en France. Cette expérience en Occitanie pourrait bien servir de modèle pour le reste du pays, ouvrant la voie à une transition vers des moyens de transport plus verts et plus durables. Selon la SNCF, 230 rames diesel régionales Regiolis d’Alstom pourraient être transformées en trains hybrides.

Ainsi, en Occitanie, les premiers tests semblent concluants. Avec un taux de récupération de l’énergie au freinage supérieur à 90%, le train hybride conserve l’autonomie du modèle initial jusqu’à 1000 kilomètres sur les lignes non-électrifiées. De quoi encourager d’autres régions à suivre cet exemple.

Vers un futur plus vert pour le rail

Au-delà de l’Occitanie, d’autres régions partenaires du projet, notamment la Nouvelle-Aquitaine et le Grand Est, pourraient également envisager l’hybridation de leurs rames. Face à l’enjeu environnemental, il est clair que les régions ont un rôle clé à jouer dans la détermination de l’avenir du rail en France.

En somme, le train hybride d’Alstom et de la SNCF promet une transition plus verte pour les transports en commun en France. C’est une nouvelle étape vers un avenir plus durable, où l’innovation technologique et l’engagement environnemental se conjuguent pour offrir un service de qualité tout en respectant notre planète.

Le virage électrique de l’industrie automobile : entre investissements colossaux et défis technologiques

L’industrie automobile est à l’aube d’une transformation majeure, avec la voiture électrique comme proue de ce navire en mutation. Une récente analyse du cabinet d’AlixPartner évalue les investissements des constructeurs automobiles dans l’électrique à plus de 600 milliards de dollars dans les années à venir, une somme astronomique qui ne garantit pourtant pas un retour sur investissement à moyen ou long terme.

Malgré une volonté claire de proposer aux consommateurs des véhicules électriques abordables, de grands acteurs comme Volkswagen et Renault se heurtent à une réalité technique et économique incontournable : les batteries, éléments vitaux de ces véhicules, demeurent coûteuses. On estime actuellement le prix du kWh de batterie à environ 200 dollars, un coût qui freine l’accessibilité de l’électrique pour de nombreux ménages.

L’attente d’une avancée technologique significative, telle que l’arrivée de batteries solides, est palpable. Toutefois, cette perspective reste hypothétique et n’offre pas de réelle visibilité aux constructeurs qui, en attendant, investissent massivement sans certitude de rendement financier.

Une croissance exponentielle des investissements

Selon l’étude d’AlixPartners, les investissements dans l’électrique devraient grimper de 330 milliards de dollars sur la période 2021-2025 à 616 milliards de dollars entre 2023 et 2027. Cette flambée des investissements est sans précédent dans l’histoire de l’industrie automobile, soulignant la volonté de celle-ci à se détourner des énergies fossiles.

Toutefois, le rapport met en lumière une préoccupation majeure : la capacité des constructeurs, en dehors de la Chine, à rentabiliser ces investissements. En effet, la transition vers l’électrique pourrait entraîner des bouleversements majeurs dans le paysage automobile mondial, avec le risque de voir certaines marques disparaître après 2030.

La stratégie agressive de la Chine

La Chine, véritable géant de l’industrie automobile, est identifiée comme une force motrice majeure pour les années à venir. La stratégie audacieuse de la Chine contraste avec l’approche plus prudente des constructeurs européens, américains ou japonais. Le défi pour ces derniers est donc double : faire face à la concurrence de la Chine et rentabiliser leurs investissements considérables.

Adaptation ou disparition : le cas de Jeep

Dans ce contexte, certaines marques emblématiques ont décidé d’embrasser l’électrique pour conserver leur place sur le marché. C’est le cas de Jeep, qui a récemment lancé le modèle Avenger, son premier SUV 100% électrique, spécialement conçu pour le marché européen. Avec ce véhicule, Jeep espère contrer la baisse de ses ventes, qui ont chuté de plus de 10% en un an, et répondre aux exigences environnementales de plus en plus strictes de l’Union européenne.

Stratégie d’aménagement pour le développement de la voiture électrique

Parallèlement à ces investissements et innovations technologiques, un autre défi se pose : l’installation d’infrastructures de recharge adaptées. C’est le cas, par exemple, du département de l’Indre, en France, où le premier comité technique du schéma directeur de développement des infrastructures de recharge de véhicules électriques (SDIRVE) s’est tenu en juin 2023.

Le SDIRVE a pour objectif de déterminer les besoins futurs en matière de mobilité électrique dans l’Indre et de proposer des infrastructures de recharge adaptées à court terme (2025) et à long terme (2035). Pour cela, des partenariats sont établis avec des entreprises spécialisées dans l’énergie renouvelable et la mobilité électrique, telles que Satys et Gireve.

La transition vers l’électrique implique donc un changement profond non seulement dans la conception des véhicules, mais aussi dans l’organisation de nos villes et de nos routes. Un défi de taille pour l’industrie automobile, qui devra concilier investissements massifs, innovation technologique et aménagement territorial pour réussir sa révolution verte.

Hyundai et Toyota sanctionnés pour publicité mensongère tandis que le chargeur de Tesla devient standard

Ces derniers temps, les constructeurs automobiles Hyundai et Toyota ont fait les gros titres pour des raisons peu flatteuses. Accusés d’avoir trompé le public au sujet des performances de recharge de leurs véhicules électriques et de la présence de stations de recharge, ils ont été privés de leurs droits publicitaires en Angleterre.

Des affirmations exagérées provoquent des sanctions sévères

Hyundai et Toyota se retrouvent dans la tourmente suite à des allégations de publicité mensongère. Les autorités britanniques ont réagi rapidement en suspendant toutes les publicités des deux marques. Hyundai a été épinglé pour avoir revendiqué un temps de recharge de 10% à 80% en 18 minutes pour ses véhicules électriques à l’aide d’un chargeur rapide de 350 kW. Un chiffre largement survendu. De son côté, Toyota a été mis en cause pour avoir prétendu que les stations de recharge étaient largement disponibles sur le territoire, une affirmation jugée exagérée.

Ces allégations ont été soulevées par des utilisateurs qui ont contacté l’Advertising Standards Agency, l’organisme britannique de surveillance de la publicité. Face à ces accusations, les deux constructeurs ont admis que leurs données étaient basées sur des conditions optimales qui ne reflétaient pas l’utilisation quotidienne.

Tesla vers une standardisation de son connecteur de charge

Pendant ce temps, le géant de l’automobile électrique, Tesla, connaît un tout autre destin. La SAE International, organisme mondial de normalisation, a annoncé qu’elle travaillait à la standardisation du connecteur de charge de Tesla, le North American Charging Standard (NACS).

Volvo, le constructeur automobile suédois, est le premier en Europe à adopter cette norme, rejoignant ainsi Ford, General Motors et Rivian qui ont déjà pris une décision similaire pour leurs propres véhicules électriques. Cette standardisation devrait faciliter l’utilisation du port de charge par les fabricants et les exploitants de stations de recharge de véhicules électriques, tout en rendant la recharge plus cohérente et plus fiable pour les propriétaires de voitures électriques.

Cette décision marque un tournant dans l’industrie automobile électrique, mettant potentiellement fin à l’utilisation du connecteur CCS, qui a été développé selon les normes établies par la SAE. Plusieurs constructeurs automobiles, dont Volvo, ont annoncé qu’ils commenceraient à utiliser les prises de charge NACS dans les nouvelles voitures électriques en 2025.

Des questions fiscales autour des véhicules électriques

Dans un contexte où les voitures électriques gagnent du terrain, les gouvernements sont confrontés à un dilemme fiscal. Avec la diminution des recettes fiscales provenant des carburants, notamment en raison de la popularité croissante des véhicules électriques, de nouvelles mesures sont en cours de réflexion. Aux États-Unis et en France, l’idée d’une taxation basée sur la distance parcourue fait son chemin.

La route vers une mobilité plus durable n’est pas sans embûches, comme le démontrent les récents développements dans l’industrie automobile. Néanmoins, l’évolution vers une standardisation des chargeurs et une fiscalité adaptée aux véhicules électriques est en marche, soulignant l’importance de la vérité dans la publicité et de l’équité dans la fiscalité pour soutenir la transition vers un avenir plus vert.

Imerys se positionne pour devenir le leader européen de la production de lithium grâce à un projet ambitieux au Royaume-Uni

Le groupe français Imerys, spécialisé dans les minéraux et métaux industriels, a récemment levé le voile sur son second projet lié à l’extraction de lithium. Cette annonce a pour but de propulser Imerys au rang de premier producteur européen de ce métal, essentiel à la fabrication des batteries des véhicules électriques.

En partenariat avec la startup britannique British Lithium, Imerys envisage un plan d’extraction du lithium au Royaume-Uni, précisément dans son domaine minier de Cornouailles, situé dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Un projet d’extraction de lithium de grande envergure

L’ambition de cette collaboration franco-britannique est de produire environ 20.000 tonnes d’équivalent de carbonate de lithium d’ici la fin de la décennie. Cette quantité pourrait suffire à couvrir les besoins en batteries de près de 500.000 véhicules électriques, équivalent à deux tiers de la demande anticipée au Royaume-Uni pour 2030.

Le projet devrait nécessiter des investissements de l’ordre de « centaines de millions » d’euros, selon le directeur général d’Imerys, Alessandro Dazza.

Un partenariat stratégique entre Imerys et British Lithium

Dans ce partenariat, Imerys détiendra 80% des parts et fournira ses ressources minérales en lithium, ses terrains et ses infrastructures. De son côté, British Lithium apportera son expertise technologique, logistique et humaine.

British Lithium, qui emploie 18 scientifiques et possède un portefeuille de brevets britanniques et internationaux, a mené depuis 2017 des travaux de forage et d’exploration sur les terrains appartenant à Imerys en Cornouailles. La startup a développé un procédé unique assorti d’une unité de production pilote de carbonate de lithium qualité batterie à partir du granit de Cornouailles.

Un projet respectueux des normes environnementales

Comme pour le projet d’extraction de lithium dans le Massif central en France, baptisé Emili, dévoilé par Imerys l’année précédente, ce projet au Royaume-Uni respectera la norme « Irma », des standards sociaux et environnementaux « élevés ».

Des synergies avec le projet français

Bien que moins conséquent que le projet d’extraction prévu par Imerys à Beauvoir, dans l’Allier, où l’entreprise vise une production d’environ 34.000 tonnes grâce à un investissement d’un milliard d’euros, le site britannique présente l’avantage d’être une mine à ciel ouvert avec une installation de traitement à proximité.

La production au Royaume-Uni pourrait potentiellement débuter fin 2028, en parallèle avec celle en France, profitant ainsi des synergies entre les deux projets.

Un projet bénéfique pour l’économie britannique

Le ministre du commerce britannique, Kemi Badenoch, a salué ce partenariat entre Imerys et British Lithium, le décrivant comme une « étape cruciale » pour l’approvisionnement national en minéraux essentiels et pour le développement de leur industrie de pointe. Il a également souligné l’impact positif de ce projet sur la création d’emplois futurs.

En somme, ce projet ambitieux d’Imerys s’inscrit dans une dynamique globale de transition vers l’électromobilité et témoigne de la volonté du groupe français de prendre une part active dans cette révolution verte.

Alliance Stratégique entre L’Adresse et ZEWAY : Vers une Mobilité Urbaine plus Durable

L’Adresse, un réseau immobilier français précurseur, a récemment fait une annonce marquante en termes de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Dans un élan d’innovation, le groupe a décidé de s’associer avec ZEWAY, une entreprise spécialisée dans les scooters électriques rechargeables en un temps record de 50 secondes. Cette alliance, la première du genre dans le domaine immobilier, a pour objectif principal d’encourager une mobilité urbaine respectueuse de l’environnement.

Un pas Vers une Conduite Éco-Responsable

Avec près de 50 agences dans la région parisienne, L’Adresse vise à adopter une conduite éco-responsable en équipant ses agences de scooters électriques ZEWAY. Ce choix est motivé par la volonté de minimiser l’impact écologique des nombreux déplacements de proximité effectués par les agents immobiliers du réseau, notamment pour les visites de biens, la prospection terrain et les signatures notariales.

En choisissant ZEWAY, L’Adresse ne fait pas que verdir ses déplacements. Elle gagne également du temps grâce au système innovant d’échange de batterie de ZEWAY qui permet une recharge en 50 secondes, tout en offrant le confort d’un scooter personnel. Brice Cardi, président de L’Adresse, décrit cette initiative comme une manière de fidéliser les commerciaux du réseau en leur proposant un moyen de transport économique et écologique.

Un Effort pour Verdir les Déplacements des Clients

En plus de faciliter la mobilité de ses commerciaux, L’Adresse a également pensé à ses clients. Conscient des contraintes de déplacement de ses clients, notamment ceux qui font le choix de s’éloigner pour acquérir un bien immobilier plus grand, l’Adresse a décidé d’offrir à ses clients un mois d’abonnement à ZEWAY. Cette initiative permettra à ces derniers de profiter de la location d’un scooter ZEWAY, contribuant ainsi à rendre leurs déplacements plus éco-responsables.

Le Scooter Électrique, un Véhicule d’Avenir

Le choix de L’Adresse de s’associer avec ZEWAY s’inscrit dans une tendance plus large d’adoption des scooters électriques. Des entreprises comme Yamaha envisagent de se lancer dans ce segment avec le E01, un scooter équivalent 125 à vocation plutôt urbaine. De même, la start-up ZEWAY a déjà séduit 1.500 clients à Paris en un an avec son concept unique de batterie partagée et de scooter en leasing.

De plus, le système d’échange de batteries de ZEWAY, décrit comme un gros frigo avec huit cases, promet aux utilisateurs de pouvoir récupérer 40km d’autonomie en échangeant la ou les batteries de leur scooter électrique en 50 secondes maximum. Un pas de plus vers une mobilité urbaine sans contrainte de recharge et sans soucis d’autonomie.

Une Initiative qui fait Écho à la Volonté de ZEWAY

Cette alliance entre L’Adresse et ZEWAY rencontre également les ambitions de la cofondatrice de ZEWAY, Stéphanie Gosset, qui se réjouit de pouvoir accompagner la démarche RSE de L’Adresse et de leurs clients dans leurs déplacements urbains. Elle aspire à répondre aux enjeux environnementaux en proposant une solution de mobilité propre, fluide et compétitive.

En conclusion, cette alliance stratégique entre L’Adresse et ZEWAY est un exemple pertinent de comment les entreprises peuvent innover pour encourager une mobilité urbaine plus durable. En plus de réduire l’empreinte écologique de leurs déplacements, elles offrent à leurs employés et clients une solution de mobilité qui est économiquement avantageuse et respectueuse de l’environnement.

Renault célèbre les 30 ans de la Twingo avec un concept électrique signé Sabine Marcelis

En 2023, Renault marque le 30ème anniversaire de sa citadine emblématique, la Twingo, en invitant la designer néerlandaise Sabine Marcelis à proposer une réinterprétation artistique du modèle originel de 1993. Le concept car qui en résulte est une célébration de l’histoire de la Twingo, tout en étant résolument tourné vers l’avenir avec une propulsion 100% électrique.

Un clin d’oeil à l’histoire de la Twingo

La Twingo, malgré l’arrêt de sa production après trois générations, reste dans les mémoires comme une icône de la mobilité urbaine française. Le concept car de Sabine Marcelis s’appuie sur ce riche héritage, conservant les lignes de la première génération tout en y ajoutant une touche d’innovation et de modernité.

L’extérieur du véhicule présente un jeu de transparence, avec des clignotants et des phares qui semblent intégrés directement sous la carrosserie. Les roues sont pleines et les poignées de portes sont éclairées, créant une apparence futuriste tout en restant fidèle à l’esthétique originale de la Twingo.

Une esthétique minimaliste pour l’intérieur

À l’intérieur, le concept car Twingo de Sabine Marcelis offre une expérience de conduite minimaliste, avec un volant plein et une sellerie rouge. La modularité de l’habitacle, caractéristique de la Twingo, est conservée, et certains éléments du tableau de bord sont rétroéclairés, ajoutant une touche de modernité au design rétro.

Un concept électrique

Là où le concept car Twingo de Sabine Marcelis se distingue réellement, c’est dans sa motorisation. Le véhicule est équipé d’un kit rétrofit électrique, précédemment dévoilé par Renault lors du Mondial de l’Auto en 2022. Ce kit comprend une batterie de 10,7 kWh et un moteur synchrone de 65 chevaux, transformant la Twingo en un véhicule 100% électrique.

Bien qu’il ne soit pas prévu de commercialiser ce concept car, il donne un aperçu de ce que pourrait être l’avenir de la mobilité urbaine électrique. Renault continue ainsi de célébrer l’héritage de la Twingo tout en mettant en avant son engagement envers l’électrification.

Une tendance en vogue

Renault n’est pas le seul constructeur automobile à explorer la réinterprétation de modèles classiques avec une touche électrique. Par exemple, le concept de l’Opel Rocks e-Xtreme, issu d’un concours de design, transforme la petite citadine en un véhicule tout-terrain électrique.

L’industrie automobile se prépare à un avenir électrique, comme l’illustre la décision de Volkswagen de doubler la marge opérationnelle de VW d’ici 2026 grâce à des transformations touchant tous les domaines de gestion et des synergies pour réduire les coûts de production. Volkswagen prévoit d’investir les deux tiers de ses 180 milliards d’euros d’investissements prévus entre 2023 et 2027 dans l’électrification et la digitalisation.

En conclusion, le concept car Twingo de Sabine Marcelis est une célébration des 30 ans de la Twingo qui met en avant l’engagement de Renault envers l’électrification. Il démontre comment les constructeurs automobiles peuvent réinventer leurs modèles emblématiques pour l’ère de la mobilité électrique.

La norme de recharge de Tesla s’impose dans l’industrie automobile

L’organisme de normalisation, SAE International, a annoncé son intention de standardiser le connecteur de charge North American Charging Standard (NACS) développé par Tesla. Cette décision fait suite à l’adoption progressive de cette technologie par de plus en plus de constructeurs automobiles au cours des derniers mois, Volvo étant le dernier et le premier en Europe à embrasser cette norme.

Un choix stratégique de la part des constructeurs

La décision de Volvo d’opter pour la norme NACS de Tesla n’est pas une première dans l’industrie automobile. En effet, des géants comme Ford et General Motors ainsi que Rivian, une start-up spécialisée dans la conception de pick-up électriques, ont déjà emprunté cette voie pour leurs propres véhicules.

Une telle adoption croissante a incité la SAE International à fixer un objectif ambitieux : élaborer une configuration standard du connecteur de charge de Tesla dans un délai de six mois ou moins.

La standardisation du chargeur Tesla : une avancée pour l’industrie

La standardisation du chargeur de Tesla par la SAE facilitera son utilisation par les constructeurs et les exploitants de stations de recharge de véhicules électriques. En outre, elle rendra le processus de recharge plus cohérent et plus fiable pour les propriétaires de voitures électriques.

Ces derniers temps, le port de charge de Tesla, autrefois propriétaire, a été ouvert avec l’objectif de devenir la norme pour les véhicules électriques aux États-Unis. Et il semble bien que l’entreprise soit sur le point de réaliser cet objectif.

Cette adoption croissante du NACS pourrait sonner le glas du Connecteur de Charge Combiné (CCS), développé selon les normes établies par la SAE. En effet, avec l’essor du NACS, le connecteur CCS pourrait progressivement disparaître des voitures électriques de tous les constructeurs.

Quand peut-on s’attendre à une mise en œuvre complète ?

Alors que la date exacte de la finalisation du SAE NACS reste incertaine, il est possible qu’il soit disponible d’ici 2025. En effet, plusieurs constructeurs, dont Volvo, ont annoncé qu’ils commenceraient à utiliser les prises de charge NACS dans leurs nouvelles voitures électriques à partir de cette date.

En France, c’est actuellement la prise de type 2 qui est considérée comme le standard européen pour la recharge en courant alternatif. Les Tesla sont fournies avec un câble de type 2, ce qui permet aux véhicules de se recharger dans toutes les stations de recharge publiques. Un adaptateur domestique est également inclus pour permettre de recharger le véhicule à domicile.

Un pas vers l’avenir

La standardisation du connecteur de charge de Tesla marque une étape importante vers l’adoption généralisée des véhicules électriques. En facilitant le processus de recharge, cette norme pourrait contribuer à atténuer l’une des principales préoccupations des consommateurs concernant les véhicules électriques : la facilité et la fiabilité de la recharge.

Cela pourrait également aider à renforcer la position de Tesla dans le secteur des véhicules électriques, puisque la société détient désormais la norme de recharge qui est adoptée par un nombre croissant de constructeurs automobiles.

Avec l’adoption croissante de la NACS et la standardisation du connecteur de charge de Tesla par la SAE International, l’avenir de la recharge des véhicules électriques semble prometteur.

Nouvelle BMW M5 Touring : une version hybride pour le break sportif emblématique

Après quelques semaines de la révélation de la septième génération de la Série 5, BMW a annoncé officiellement le développement d’une nouvelle version break sportive : la M5 Touring. Cette troisième itération du break musclé, attendue en 2024, s’annonce particulièrement intéressante puisqu’elle sera dotée d’une motorisation hybride, voire hybride rechargeable selon certaines sources.

Premières images et rumeurs sur le moteur

Les premières images dévoilées par BMW montrent une voiture encore camouflée, mais qui laisse entrevoir quelques éléments de design marquants, tels qu’un double becquet arrière proéminent, des bas de caisse imposants et quatre sorties d’échappement. Concernant la motorisation, certaines rumeurs évoquent un moteur V8 M TwinPower Turbo hybride rechargeable, similaire à celui du BMW XM, et une transmission intégrale.

Un châssis affiné pour une meilleure dynamique de conduite

BMW promet également un châssis « finement réglé et affiné » pour cette nouvelle M5 Touring, avec pour objectif d’améliorer la dynamique de conduite et l’agilité de la voiture. Le constructeur allemand semble donc mettre l’accent sur les performances et le plaisir de conduite pour cette version sportive de la Série 5.

Essais en public et sur circuit avant la sortie

Actuellement en phase de test sur route ouverte, la nouvelle BMW M5 Touring devrait également effectuer des essais sur le circuit du Nürburgring, en Allemagne. La présentation officielle du break sportif hybride et de la M5 berline est prévue pour courant 2024.

Un break sportif hybride pour faire face à la concurrence

Avec cette version hybride de la M5 Touring, BMW semble vouloir répondre aux attentes des amateurs de voitures sportives soucieux de l’environnement et de la réduction des émissions de CO2. La future M5 Touring pourrait ainsi rivaliser avec des modèles tels que l’Audi RS6 Performance, tout en offrant la possibilité de rouler en mode électrique et des émissions moindres.

Un prix potentiellement élevé pour cette nouvelle génération

Le prix de la nouvelle BMW M5 Touring reste encore inconnu, mais il pourrait dépasser les 150 000 euros, notamment en raison de la technologie hybride embarquée. Comparativement, le BMW XM est facturé à 175 000 euros.

En résumé

La nouvelle BMW M5 Touring s’annonce comme une version sportive et innovante de la Série 5, avec une motorisation hybride rechargeable pour la première fois dans l’histoire du modèle. Les premières images dévoilées laissent entrevoir un design agressif et des performances de haut niveau. La présentation de cette nouvelle génération de M5 Touring est attendue pour 2024, aux côtés de la version berline de la M5.

Les ventes de véhicules électriques en Europe continuent de croître avec Tesla en tête

De janvier à mai, les ventes de véhicules électriques en Europe ont connu une hausse significative de 18% par rapport à la même période en 2022. Les constructeurs tels que Tesla, Renault et Volkswagen sont à l’honneur, avec un total de 29 847 modèles électriques immatriculés en mai. Cette croissance du marché électrique éclipse celle des hybrides rechargeables, dont le marché a chuté de 1,4% par rapport à 2022. Aujourd’hui, les chiffres de l’électrique sont presque à parité avec ceux du thermique, confirmant une restructuration énergétique de l’automobile.

La réussite de Tesla en Europe

Le succès de Tesla en Europe est en grande partie dû à l’expansion de son réseau de Superchargers, qui élimine les préoccupations concernant l’autonomie et les temps de recharge. La société américaine dirigée par Elon Musk a réussi à consolider sa position sur le marché européen en proposant des véhicules innovants et performants. Les ventes de Tesla ont connu une hausse impressionnante de plus de 2000% en mai, passant de 957 voitures livrées dans l’Union en mai 2022 à 21 927 cette année.

Depuis le début de l’année, Tesla a déjà livré plus de 100 000 véhicules en Europe, et près de 140 000 en incluant le Royaume-Uni. La marque américaine représente ainsi une vente d’électrique sur cinq en Europe, surpassant des marques ayant une plus grande ancienneté sur le marché européen, telles que Seat et Nissan.

Autres constructeurs électriques en Europe

Tesla n’est cependant pas le seul acteur dans la croissance du marché électrique en Europe. D’autres marques comme Renault/Dacia et Volkswagen ont également su saisir d’énormes parts du marché. Le succès de nouveaux modèles, tels que la MG 4 ou la Volkswagen ID.3, contribue également à la hausse des ventes de véhicules électriques.

En mai, les véhicules électriques ont représenté près de 14% des immatriculations de voitures neuves en Europe. Ce chiffre est en nette progression par rapport à mai 2022, où il était de 9,6%. Le nombre de véhicules branchés immatriculés dans l’Union en mai est presque égal à celui des modèles à moteur diesel, signe que la transformation du marché est en cours.

Les hybrides en recul

Parmi les victimes de cette transformation du marché automobile, on note les hybrides rechargeables dont la part de marché recule, passant de 8,8% en 2022 à 7,4% en mai 2023. Les ventes d’hybrides rechargeables sont en baisse, en partie à cause de l’Allemagne qui a coupé les subventions sur ce type de motorisation.

Les voitures à essence restent encore majoritaires parmi les nouvelles immatriculations, à 36,5%. Les hybrides occupent la deuxième place et représentent désormais 25% des ventes, en hausse de 1,8 point sur un an.

Immatriculations en hausse

Les immatriculations de voitures neuves en Europe ont enregistré un dixième mois consécutif de croissance, à +18,5%, mais restent encore inférieures de près d’un quart à l’avant-crise sanitaire. Près d’un million de nouveaux véhicules particuliers ont été mis sur les routes des pays de l’Union européenne en mai.

Le marché automobile européen a recommencé à croître durablement depuis août 2022, après avoir été fortement impacté par la crise du Covid-19 et la pénurie de pièces, notamment les composants électroniques cruciaux. Lors des cinq premiers mois de 2023, le marché a progressé de 18%, tiré notamment par le rattrapage de l’Espagne (+26,9%) et de l’Italie (+26,1%).

Volkswagen en tête des ventes en Europe

Depuis le début de l’année, Volkswagen a conforté sa place de plus gros vendeur d’automobiles en Europe, avec 26,1% du marché et plus de 1,1 million de voitures vendues. Le géant allemand est suivi par le franco-italo-américain Stellantis, dont la part de marché est de 18,9%, en baisse de 1,7 point sur un an. La marque Alfa Romeo, appartenant à Stellantis, a connu une croissance de 133,8% sur un an grâce à de nouveaux SUV.

Première usine d’hydrogène vert en projet dans le port de Duisbourg grâce à Lhyfe et duisport

Lhyfe, acteur majeur de la production d’hydrogène vert et renouvelable, et duisport, gestionnaire du plus grand port intérieur du monde à Duisbourg, envisagent la construction de la première usine de production d’hydrogène par électrolyse dans ce port stratégique. Pour concrétiser ce projet, une déclaration d’intention a été signée par les partenaires concernés, dont la Duisburger Verkehrs- und Versorgungsgesellschaft (DVV), la Wirtschaftsbetriebe Duisburg (WBD) et la Duisburg Gateway Terminal (DGT).

Un projet collaboratif pour une énergie propre et locale

Ces partenaires travaillent en étroite collaboration depuis plusieurs mois pour soutenir l’économie locale dans sa transition vers des sources d’énergie neutres en carbone et pour décarboner la mobilité. La DVV prévoit d’utiliser l’hydrogène vert pour alimenter ses bus à hydrogène, WBD pour ses véhicules de collecte des déchets et duisport pour sa logistique interne et le fonctionnement du terminal portuaire.

Lhyfe se chargera d’abord de l’étude de faisabilité du projet. L’unité de production d’hydrogène, d’une capacité maximale de 20 MW, pourrait être construite sur un terrain appartenant à Duisburger Hafen AG (Port de Duisbourg) et être opérationnelle d’ici mi-2025.

L’hydrogène vert au service de la mobilité et de l’économie locales

La mise en place de cette usine d’hydrogène serait une étape importante pour décarboner l’économie et l’industrie locales. Markus Bangen, directeur général de duisport, souligne que cela permettrait non seulement de construire le plus grand terminal portuaire à conteneurs de l’arrière-pays européen, mais aussi de l’exploiter de manière neutre en termes d’émissions carbone.

Luc Graré, responsable Europe centrale et Europe de l’Est chez Lhyfe, ajoute que ce type de projets hydrogène est réalisé sur mesure pour les clients et que l’expertise mise en œuvre permet d’illustrer auprès d’autres clients des solutions pour sortir des énergies fossiles.

Une production d’hydrogène alimentée par des énergies renouvelables

Pour garantir la production d’un hydrogène vert, l’unité de production par électrolyse serait alimentée exclusivement par des énergies renouvelables. Si le projet est mis en œuvre, jusqu’à huit tonnes d’hydrogène vert pourraient être produites quotidiennement et mises à la disposition des partenaires selon leurs besoins.

Marcus Vunic, directeur général de la DVV, explique que l’hydrogène est au cœur de la transition énergétique et que la production d’hydrogène nécessite des quantités appropriées d’électricité et d’eau ainsi qu’une connexion au réseau électrique suffisamment dimensionnée. Netze Duisburg pourrait fournir l’infrastructure nécessaire avec une extension du réseau, tandis que Stadtwerke Duisburg apporterait l’électricité verte nécessaire.

Des partenariats pour une transition énergétique réussie

Thomas Patermann, porte-parole du conseil d’administration de WBD, affirme que le projet s’inscrit parfaitement dans la stratégie d’entreprise de WBD, qui consiste à convertir progressivement l’ensemble de sa flotte de véhicules vers des modes de propulsion alternatifs.

Lhyfe est un expert et un partenaire fiable pour accompagner DVV et WBD dans la conversion de leur flotte de véhicules. Grâce à différents projets d’hydrogène déjà opérationnels dans le secteur de la mobilité, Lhyfe a pu aider plusieurs entreprises et opérateurs de transport à adopter son hydrogène vert.

Alexander Garbar, responsable du développement et de la stratégie chez duisport, conclut en affirmant que les partenaires mettront tout en œuvre pour que l’usine puisse être mise en service rapidement et que tous les partenaires soient approvisionnés en hydrogène vert produit localement, si l’étude de faisabilité est positive.

Nouvelle génération de Toyota C-HR : un design audacieux et des motorisations hybrides

La seconde génération du Toyota C-HR, le SUV compact japonais, se dévoile avec un design toujours aussi audacieux et une gamme de motorisations hybrides élargie. Inspiré du concept-car C-HR Prologue, le nouveau modèle conserve son ADN de « SUV presque coupé » tout en renforçant son style futuriste.

Le nouveau C-HR mesure 4,36 m de long, 1,83 m de large et 1,56 m de haut, avec un empattement inchangé à 2,64 m. Son design extérieur se caractérise par des lignes taillées à la serpe, des phares avant au look « Hammerhead » et des jantes pouvant aller jusqu’à 20 pouces selon la version choisie.

L’habitacle du C-HR se modernise avec une planche de bord inspirée de la Prius, un écran central tactile plus imposant (8 ou 12,3 pouces selon la version) et un nouvel éclairage d’ambiance proposant jusqu’à 64 couleurs. Le système multimédia Toyota Smart Connect, compatible avec Android Auto et Apple CarPlay sans fil, est également de la partie.

Le C-HR de seconde génération est proposé avec quatre motorisations hybrides. Les versions hybrides simples sont identiques à celles de la Corolla restylée, avec un moteur 1.8 de 140 ch en entrée de gamme et un 2.0 de 198 ch pour une performance accrue. Ce dernier, appelé « Hybrid 200 », est disponible en traction ou avec une transmission intégrale intelligente AWD-i.

En outre, le nouveau C-HR bénéficie de la nouvelle génération d’hybride rechargeable Toyota, avec une motorisation PHEV inédite offrant 223 ch. Elle se compose d’un quatre-cylindres 2.0 essence de 152 ch, d’un moteur électrique de 163 ch et d’une batterie lithium-ion de 51 kWh. Cette dernière offre une autonomie théorique de 66 km en mode électrique.

La production du nouveau Toyota C-HR est prévue dans l’usine de Sakarya, en Turquie. Les réservations pour les séries de lancement « Premiere Edition » au look sportif « GR Sport » ou plus classique « Collection » seront ouvertes dans le courant du mois de juillet. La gamme traditionnelle suivra en fin d’année 2023, pour une arrivée en concessions en janvier 2024. Les tarifs restent pour l’instant inconnus, mais pourraient être plus élevés que la précédente génération.

Renault investit massivement en Corée pour produire 200 000 véhicules électriques et hybrides par an

Retour sur l’histoire de Renault en Corée du Sud

Renault est présent en Corée du Sud depuis les années 2000 après avoir racheté Samsung en difficulté suite à la crise financière asiatique. La marque française a ainsi créé sa filiale locale, Renault-Samsung Motors, qui a développé des modèles spécifiques pour la France et la Corée. L’usine de Busan en Corée du Sud est notamment le seul centre de production du Koleos et de l’Arkana, destinés au marché européen. Les véhicules produits en Corée ne portent pas le logo Renault, mais celui de Samsung.

Un partenariat stratégique avec Geely

Depuis quelques mois, la situation a évolué pour Renault en Corée du Sud. Les accords avec Samsung ayant pris fin, la marque française a renommé sa filiale locale Renault Korea Motors en 2022. Cette manoeuvre lui a permis de s’affranchir des royalties demandées chaque année par Samsung. Depuis lors, Renault s’est réorganisé en profondeur en Corée, avec notamment l’entrée du constructeur chinois Geely à hauteur de 34% dans le capital de RKM. Ce partenariat vise à créer des synergies sur les plateformes et les motorisations, en s’appuyant sur les technologies hybrides chinoises.

Objectif : 200 000 véhicules électrifiés par an

Renault compte intensifier le développement de nouveaux modèles en Corée, notamment électriques. Pour cela, la marque française va investir massivement dans la modernisation et le développement de son usine de Busan, deuxième ville du pays et fief historique de Renault Korea. Selon un communiqué relayé par le maire de la ville, Park Heong-joon, Renault souhaite produire à terme 200 000 voitures électriques et hybrides par an dans cette usine.

Actuellement, l’usine de Busan dispose d’une capacité de production de 250 000 véhicules par an. L’année dernière, elle en a produit 170 000, dont 117 000 destinés à l’export, principalement vers l’Europe. Le vice-président du groupe Renault, Guido Haak, a déclaré à ce sujet : « L’usine de Busan est une base de production importante pour nous. Nous allons accélérer notre transition vers les véhicules du futur grâce à des investissements à grande échelle ».

Le rôle clé de Geely dans la transformation de l’usine de Busan

Le partenaire chinois Geely, spécialiste de l’hybride et de l’électrique, va apporter son savoir-faire à Renault pour la transformation et l’optimisation du site de Busan. Les deux constructeurs vont développer ensemble des modèles hybrides et électriques, qui connaissent un fort engouement en Asie. Plusieurs de ces véhicules pourraient être exportés vers l’Europe.

Cette nouvelle stratégie de Renault en Corée du Sud démontre l’ambition du constructeur français de renforcer sa présence sur le marché asiatique et de développer des véhicules électrifiés pour répondre à la demande croissante des consommateurs. Le partenariat avec Geely permettra à Renault de bénéficier des compétences technologiques du groupe chinois et d’accélérer sa transition vers la production de véhicules plus respectueux de l’environnement.

Le gouvernement américain soutient Ford avec un prêt de 9 milliards de dollars pour la construction d’usines de batteries électriques

Le gouvernement américain, sous la présidence de Joe Biden, a fait de la transition vers des véhicules moins polluants une priorité majeure. L’objectif est qu’en 2030, la moitié des voitures neuves vendues soient sans émissions (électriques, à hydrogène) ou à faibles émissions (hybrides rechargeables). Dans cette optique, l’exécutif américain vient d’accorder un prêt pouvant aller jusqu’à 9,2 milliards de dollars à Ford, le géant de l’automobile. Ce prêt est destiné à financer la construction d’une usine de batteries électriques dans le Tennessee et de deux autres dans le Kentucky. Les usines seront gérées par BlueOval SK, une coentreprise entre Ford et le groupe sud-coréen SK On.

Collaboration entre les secteurs public et privé

Dave Webb, trésorier du groupe Ford, a souligné l’importance de la collaboration entre les secteurs public et privé pour accélérer les transitions technologiques majeures. Ce prêt est le plus important jamais accordé par le ministère de l’Énergie dans le cadre d’un programme de soutien aux innovations dans le secteur des énergies plus propres. Un prêt similaire, mais de moindre montant (2,5 milliards de dollars), avait déjà été accordé en 2022 à une coentreprise de General Motors et LG Energy, Ultium Cells, pour la construction d’usines de cellules de batteries électriques dans l’Ohio, le Tennessee et le Michigan.

Création d’emplois et relocalisation des technologies essentielles

Ces projets devraient permettre de créer 5 000 emplois lors de leur construction et 7 500 emplois une fois qu’ils seront en production. Les batteries produites dans ces usines alimenteront les véhicules électriques des marques Ford et Lincoln. Ford et Lincoln avaient annoncé leur partenariat en 2021, déclarant alors vouloir investir 11,4 milliards de dollars au total dans un projet d’usines, avant d’officialiser la création de BlueOval SK en 2022.

L’initiative s’inscrit également dans les efforts de l’administration Biden pour « relocaliser dans le pays la fabrication de technologies essentielles pour l’avenir de l’énergie propre et des transports », selon un communiqué du ministère de l’Énergie. Les États-Unis ont lancé plusieurs projets de réindustrialisation et d’investissement dans des secteurs considérés comme essentiels, dont les batteries de véhicules électriques, afin de réduire leur dépendance commerciale à d’autres pays, notamment la Chine. Pour encourager les constructeurs automobiles à installer leur production aux États-Unis, l’administration Biden a conditionné l’octroi de subventions aux véhicules électriques au fait que les composants doivent en partie provenir du pays.

Le défi européen de la production de batteries électriques

L’Europe tente de rattraper son retard considérable dans la production de batteries électriques pour son industrie automobile. Près de 50 usines de batteries lithium-ion devraient voir le jour en Europe d’ici 2030, alors qu’elles sont quasiment inexistantes aujourd’hui. L’Allemagne est en tête avec l’équivalent de 498 GWh de projets en cours, suivie de la Hongrie (224 GWh) et de la Norvège (136 GWh). La France arrive en quatrième position avec 122 GWh, selon le suivi de l’ONG Transport and Environment.

Cependant, 68% de ces projets pourraient être « revus à la baisse, retardés ou interrompus » en raison notamment de la concurrence américaine dopée par les subventions de l’Inflation Reduction Act (IRA). Tobias Gehrke, chercheur en géoéconomie au European Council on Foreign Relations (ECFR), souligne que l’Europe souffre d’un problème de compétitivité, notamment en matière de coût de l’électricité. Il estime que l’objectif de l’Europe de produire l’ensemble des batteries nécessaires à son industrie automobile sur son sol d’ici 2030 semble peu réaliste à ce stade.

Face à ces défis, il est crucial pour l’industrie automobile européenne de renforcer sa compétitivité et de développer des solutions durables pour répondre à la demande croissante en véhicules électriques et en batteries.

Ventes de voitures électriques en Europe : explosion des chiffres en mai 2023

Les ventes de voitures électriques en Europe ont connu une croissance spectaculaire au mois de mai 2023, avec une augmentation de 79,9% pour atteindre 129.847 unités écoulées, selon les données publiées par l’Association des constructeurs européens (ACEA). Ce chiffre représente 13,8% des ventes européennes, contre moins de 10% en mai 2022.

Progression impressionnante sur les principaux marchés européens

L’ACEA souligne que la plupart des marchés de l’UE ont enregistré des hausses en pourcentage à deux et trois chiffres, dont les quatre plus importants : les Pays-Bas (+118,4%), la Suède (+82,6%), la France (+48,7%) et l’Allemagne (+46,6%). Sur les cinq premiers mois de l’année, l’augmentation cumulée est de 50,5% avec plus d’un demi-million de véhicules vendus de janvier à mai.

Les hybrides maintiennent leur dynamique de croissance

Les ventes de voitures hybrides ont également progressé en mai, avec une augmentation de 27,6% pour atteindre 234.380 unités. Les hybrides représentent désormais 25% des ventes (+1,8 point sur un an) et se placent en deuxième position des types de voitures les plus achetées. Cependant, les ventes d’hybrides rechargeables (pouvant être branchées sur une prise ou une borne) ont légèrement baissé (-0,6%), pénalisées par l’Allemagne, qui a réduit les subventions pour ce type de motorisation.

Immatriculations de voitures neuves en hausse

La progression des ventes de voitures électriques s’inscrit dans une tendance générale, puisque les immatriculations de voitures neuves en Europe ont enregistré en mai un dixième mois consécutif de croissance, à +18,5%. Près d’un million de nouveaux véhicules particuliers (338.950 précisément) ont ainsi été mis sur les routes des pays de l’Union européenne le mois dernier.

Lors des cinq premiers mois de 2023, le marché a progressé de 18%, avec 4,4 millions de voitures vendues. Cette croissance a été tirée principalement par l’Espagne (+26,9%) et l’Italie (+26,1%) et, dans une moindre mesure, par les ventes en France (+16.3%) et en Allemagne (+10.2%).

Essence et diesel en recul

La part de marché des motorisations essence a reculé en mai malgré des ventes en hausse de +12,6% sur un an (342.806 unités). Elle s’établit à 36,5%, soit près de deux points de moins par rapport à l’année précédente, et domine encore le secteur. Entre janvier et mai, plus de 1,6 million de voitures à essence ont été vendues dans l’UE, soit une augmentation de +17% par rapport à la même période en 2022.

En revanche, les ventes de voitures diesel ont baissé de -2,9% en mai, malgré de bonnes performances sur deux des plus grands marchés du bloc : l’Italie (+243 %) et l’Allemagne (+3,6%). Les voitures diesel représentent désormais 14,3 % de la part de marché de l’UE, contre 17,4% en mai 2022. Leur part devrait continuer à baisser en raison de l’interdiction de vente des voitures à moteurs thermiques décidée par l’UE pour 2035.

Performances des constructeurs

Tesla a enregistré une hausse spectaculaire de ses ventes en mai, avec +2.200% et près de 22.000 unités écoulées, contre moins de 1.000 un an plus tôt. Sur les cinq premiers mois de l’année, le constructeur américain affiche une augmentation de +164% et représente désormais 2,3% des parts de marché.

Volkswagen reste toutefois le leader, avec 26,1% du marché (+1,2 point en un an) et plus de 1,1 million de voitures vendues, soutenu par la dynamique de sa marque tchèque Skoda et des sportives espagnoles de Cupra. Stellantis suit avec 18,9% du marché (en baisse de 1,7 point sur un an), tandis que Renault atteint 11% du marché européen (+1 point en un an), porté par le dynamisme des voitures Dacia. Hyundai-Kia et Toyota, en revanche, voient leur progression freinée, à 8,8% et 6,9% de parts de marché respectivement.

Caterham dévoile son concept car électrique Project V au Festival de vitesse de Goodwood

Le constructeur britannique Caterham a récemment annoncé la présentation de sa voiture de sport électrique, la Project V, lors du Festival de vitesse de Goodwood en juillet 2023. Ce concept car, dessiné par Anthony Jannarelly et fabriqué par Italdesign à Turin, en Italie, est un véritable aperçu du futur électrique de la marque anglaise.

Un design audacieux pour la Project V

La première image publiée par Caterham nous montre la face avant de la Project V, avec des feux de jour LED étroits et des ailes avant proéminentes. Soulignant l’importance accordée à la légèreté et à la simplicité, le concept car promet un habitacle centré sur le conducteur. La Project V introduit également un nouveau langage de design qui devrait servir de base pour les futurs modèles électriques de Caterham.

Les spécifications techniques restent un mystère

Pour l’instant, Caterham n’a pas révélé de détails techniques concernant la Project V. Toutefois, étant donné qu’il s’agit d’une voiture de sport légère, on peut s’attendre à ce que la marque britannique mette l’accent sur les performances plutôt que sur l’autonomie. Les informations sur la motorisation, la batterie et les performances seront probablement dévoilées lors de la présentation officielle en juillet 2023.

Un concept car pour préfigurer l’avenir

Bien que la Project V ne soit pas destinée à être commercialisée en tant que telle, elle joue un rôle crucial dans la stratégie d’électrification de Caterham. En effet, ce concept car sert à annoncer la direction que prendra la marque britannique en matière de design et de technologie pour ses futurs modèles électriques.

Caterham avait déjà dévoilé un prototype de Seven électrique en 2021, mais il semble que la marque ne soit pas encore prête à franchir entièrement le pas de l’électrification. La présentation de la Project V marque cependant une étape importante dans cette transition.

Le Festival de vitesse de Goodwood comme vitrine

Le Festival de vitesse de Goodwood est un événement majeur dans le monde de l’automobile, rassemblant chaque année des constructeurs, des pilotes et des passionnés du monde entier. La présentation de la Project V lors de ce festival est une excellente occasion pour Caterham de montrer son engagement envers l’électrification et d’attirer l’attention sur son futur électrique.

La Project V sera dévoilée officiellement le mercredi 12 juillet 2023 lors du Festival de vitesse de Goodwood, au Royaume-Uni. D’ici là, il faudra patienter pour en savoir plus sur les spécifications techniques et les performances de ce concept car électrique qui préfigure l’avenir de Caterham.

À propos de Caterham

Caterham est un constructeur automobile britannique fondé en 1967, spécialisé dans la production de voitures de sport légères et performantes. La marque est particulièrement connue pour sa Seven, une voiture de sport emblématique qui perpétue l’héritage du fondateur de Lotus, Colin Chapman.

Avec la présentation de la Project V, Caterham s’engage résolument dans la voie de l’électrification et du développement durable, tout en conservant les valeurs qui ont fait sa renommée : légèreté, simplicité et performances. Le futur électrique de Caterham s’annonce donc prometteur et passionnant pour les amateurs de voitures de sport zéro émission.

Ventes de véhicules électriques en Europe : progression significative en mai 2023

L’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) a récemment publié des données indiquant que les ventes de véhicules électriques ont atteint 13,8% du marché automobile en mai 2023, en hausse par rapport à moins de 10% l’année précédente. Les immatriculations de véhicules neufs ont également augmenté de 18,2% pour atteindre 1,12 million d’unités sur un an. Cette croissance est largement attribuée à l’augmentation des ventes de constructeurs tels que Volkswagen, Renault et BMW.

Les voitures à essence perdent du terrain

Alors que les voitures à essence restent les modèles les plus vendus en mai (36,5% du marché), les véhicules fonctionnant exclusivement aux carburants fossiles ont représenté moins de 51% des ventes. Cette tendance marque un changement significatif par rapport à 2015, où les voitures diesel représentaient à elles seules plus de 50% des ventes de voitures en Europe.

Il est important de noter que l’Union européenne a approuvé en mars la fin de la vente des voitures à moteurs thermiques d’ici 2035. Les véhicules hybrides occupent désormais la deuxième place du marché avec 25% des ventes, en hausse de 1,8 point sur un an. Les ventes d’hybrides rechargeables, quant à elles, ont légèrement diminué de 0,6%, en raison notamment de l’Allemagne qui a supprimé les subventions pour ce type de motorisation.

Augmentation des ventes pour Renault et BMW

Les ventes de Volkswagen, le constructeur automobile le plus populaire en Europe, ont augmenté de 19,5% en mai. Renault et BMW ont également enregistré des hausses de ventes respectives de 35,9% et 34,3%. En revanche, Stellantis a connu une légère baisse de 0,2% de ses ventes, en raison de problèmes logistiques dans la livraison des voitures.

Immatriculations en hausse

Les immatriculations de voitures neuves en Europe ont enregistré en mai un dixième mois consécutif de croissance, à +18,5%, mais restent encore inférieures de près d’un quart à l’avant-crise sanitaire. Près d’un million de nouveaux véhicules particuliers ont été mis sur les routes des pays de l’Union européenne le mois dernier.

Le marché automobile européen a recommencé à croître durablement depuis août 2022, après avoir été durement touché par la crise du Covid-19 et la pénurie de pièces, notamment les composants électroniques cruciaux. Lors des cinq premiers mois de 2023, le marché a progressé de 18%, porté notamment par le rattrapage de l’Espagne (+26,9%) et de l’Italie (+26,1%).

Volkswagen en tête des ventes en Europe

Depuis le début de l’année, Volkswagen a conforté sa place de plus gros vendeur d’automobiles en Europe, avec 26,1% du marché (+1,2 point en un an) et plus de 1,1 million de voitures vendues. Cette performance est en partie due au dynamisme de sa marque tchèque Skoda et des sportives espagnoles de Cupra.

Le groupe franco-italo-américain Stellantis suit avec 18,9% du marché, en baisse de 1,7 point sur un an. Parmi les marques du groupe, Alfa Romeo a connu une croissance impressionnante de 133,8% sur un an, grâce à ses nouveaux SUV.

Conclusion

La progression des ventes de véhicules électriques et hybrides en Europe témoigne de l’évolution des préférences des consommateurs et de l’impact des régulations environnementales. Les constructeurs automobiles continuent d’investir dans le développement de véhicules plus respectueux de l’environnement, et il sera intéressant de voir comment cette tendance se poursuivra dans les années à venir.

Vers une transition écologique dans l’automobile : les Français prêts à changer leurs habitudes ?

Les Français et la transition écologique

Selon une étude réalisée par Yougov et commandée par la startup Hiflow, une majorité d’automobilistes français se disent prêts à modifier l’usage de leur véhicule pour favoriser une transition écologique. En effet, 48 % d’entre eux accepteraient de réduire leur vitesse et 36 % privilégieraient les mobilités alternatives. Les résultats sont encore plus marqués chez les jeunes, avec 56 % des 18-24 ans prêts à adopter ces changements. Toutefois, le prix reste le critère de choix numéro un pour près de 80 % des usagers lors de l’achat d’un véhicule.

L’électrique : un choix encore marginal

Malgré une volonté de changement, l’électrique reste une option encore peu plébiscitée par les automobilistes français. Seuls 22 % d’entre eux considèrent l’électrique comme une priorité et 15 % souhaiteraient une motorisation électrique. Ce chiffre est en adéquation avec les tendances actuelles des ventes en France. Face à cette situation, les Français optent pour des alternatives comme l’achat de véhicules d’occasion ou le leasing.

La proximité des points de vente : un critère en déclin

L’étude révèle également que la proximité avec le point de vente est de moins en moins importante pour les automobilistes, avec seulement 9 % d’entre eux qui la considèrent comme un critère essentiel. Cette tendance s’explique en partie par le développement des achats en ligne de véhicules, ainsi que par l’entrée sur le marché français de constructeurs chinois proposant des véhicules moins chers sans passer par des points de vente traditionnels.

La Cour des comptes européenne tire la sonnette d’alarme

Dans un rapport publié le 19 juin 2023, la Cour des comptes européenne alerte sur le développement de la voiture électrique au sein de l’UE. Selon les auditeurs, les efforts déployés par l’Union pour produire davantage de batteries sur son sol pourraient être insuffisants. Ils soulignent le risque de ne pas pouvoir atteindre les objectifs fixés pour 2035 en matière de transition écologique.

L’accès aux matières premières : un enjeu majeur

La fabrication de batteries « Made in Europe » est cruciale pour la souveraineté économique du continent, mais elle se heurte à un problème majeur : l’accès aux matières premières. L’UE dépend largement des importations de minéraux tels que le lithium, le manganèse, le cobalt et le graphite, qui proviennent principalement de pays avec lesquels elle n’a pas conclu d’accords commerciaux. Cette dépendance pourrait entraîner une pénurie de matières premières pour batteries dès 2030 et placer l’Europe en situation de vulnérabilité face à des pays exposés à des risques géopolitiques.

Le lithium européen : un pari difficile

Pour limiter cette dépendance énergétique, des efforts sont réalisés pour exploiter les ressources en lithium en Europe, notamment en France et au Portugal. Cependant, l’exploitation de ces gisements prendra du temps et ne permettra pas d’atteindre l’objectif 2035. De plus, la concurrence mondiale pour l’accès aux matières premières risque d’entraîner une hausse des prix, affectant la compétitivité de l’UE face à des pays comme la Chine, qui domine déjà le marché des batteries et de l’extraction des matières premières.

Le recyclage : une solution insuffisante

Bien que le recyclage des matériaux puisse contribuer à atténuer la situation critique de l’approvisionnement, il ne représente actuellement que 10 % de la demande en matières premières pour les batteries. Selon les prévisions de la Commission européenne, le recyclage ne pourra être pleinement exploité qu’à partir de 2040, où il pourrait représenter en moyenne 25 % de la consommation de matières premières essentielles pour les batteries.

Vers un choix entre transition écologique et indépendance énergétique

Face à ces défis, la Cour des comptes européenne appelle à une révision du plan d’action stratégique européen sur les voitures électriques et à accorder une importance particulière à la sécurisation de l’accès aux matières premières. Des améliorations cruciales sont nécessaires pour éviter à l’Union européenne de devoir choisir entre transition écologique et indépendance énergétique, d’autant plus que l’électrification du parc automobile est essentielle pour atteindre la neutralité carbone et limiter le changement climatique dû aux activités humaines à moins de 2°C.

Des méga-usines de batteries en France menacées par la pénurie de matières premières d’ici 2030

Quatre gigafactories prévues en France

L’industrie de la production de batteries électriques est en pleine expansion en Europe, avec quatre méga-usines prévues en France et une cinquantaine d’autres sur le continent. Cependant, un rapport de la Cour des comptes européenne met en garde contre un enjeu majeur : la disponibilité des matières premières nécessaires à la fabrication des batteries.

La dépendance aux importations de matières premières

Les métaux indispensables à la production de batteries, tels que le lithium, le cobalt, le nickel et le manganèse, proviennent à 80 % de pays hors d’Europe, notamment la République démocratique du Congo, le Gabon, l’Australie, la Chine et le Canada. La dépendance aux importations de ces matières premières soulève des inquiétudes quant à la sécurité de l’approvisionnement en Europe, surtout si ces pays décident de réduire ou d’arrêter leur fourniture.

La situation actuelle de la guerre en Ukraine et les restrictions imposées par la Russie sur les livraisons de gaz à l’Europe illustrent les risques de dépendance aux importations. La Cour des comptes européenne estime que la pénurie de métaux essentiels pour la production de batteries pourrait se produire dès 2030 pour le nickel, le lithium et le cobalt.

La montée en puissance de la demande et des coûts

La demande de batteries électriques devrait exploser d’ici sept ans, avec une production jusqu’à vingt fois supérieure à celle d’aujourd’hui dans les usines en projet dans l’Union européenne. Cette augmentation de la demande entraînera une hausse des prix des matières premières, affectant particulièrement les pays contraints de les importer, comme la France. Les pays producteurs de métaux, tels que la Chine, l’Australie et le Canada, pourront produire des batteries à moindre coût, ce qui les rendra plus attractives pour les constructeurs automobiles, y compris les Européens.

Les perspectives de la recherche

Malgré le scénario pessimiste présenté par la Cour des comptes européenne, certains experts estiment que l’Europe peut encore jouer un rôle important dans l’industrie des batteries. Patrice Simon, professeur à l’université Toulouse 3 et spécialiste des batteries, affirme que l’Europe a déjà pris des mesures importantes en matière de normes et de standards, comme l’imposition d’un taux de recyclage des matériaux pour la fabrication des batteries. Il suggère également que l’UE pourrait décider de bloquer l’importation de batteries produites aux États-Unis, par exemple.

La recherche et le développement pourraient également contribuer à résoudre le problème de la dépendance aux matières premières. Des avancées dans la conception de batteries utilisant du sodium ou du fer, des métaux plus largement disponibles en Europe, pourraient offrir une alternative aux batteries actuelles.

La nécessité d’une mise à jour du plan d’action stratégique

La Cour des comptes européenne appelle la Commission européenne à mettre à jour son plan d’action stratégique sur les batteries, publié en 2018, en accordant une attention particulière à la sécurisation de l’accès aux matières premières. Cette mise à jour permettrait de mieux préparer l’Europe à faire face aux défis de l’industrie des batteries et de réduire sa dépendance aux importations de métaux essentiels.

Les batteries pour voitures électriques suffiront-elles pour atteindre l’objectif européen en 2035 ?

Dans un rapport publié lundi, la Cour des comptes de l’Union européenne (UE) soulève des préoccupations quant à la capacité de l’Europe à produire suffisamment de batteries pour voitures électriques d’ici 2035, date à laquelle l’UE prévoit de mettre fin à la vente de véhicules neufs à moteurs thermiques. Les problèmes de disponibilité des matières premières, la hausse des prix de l’énergie et la concurrence mondiale sont autant de facteurs qui pourraient entraver la réalisation de cet objectif.

La production européenne de batteries face à plusieurs défis

Bien qu’il y ait un nombre croissant de giga-usines de batteries annoncées en Europe, la Cour des comptes estime que les chances pour l’UE de devenir un leader mondial de la production de batteries ne sont pas élevées. Selon Annemie Turtelboom, responsable de l’audit, l’UE pourrait être contrainte d’importer davantage de batteries ou de véhicules électriques, ce qui nuirait à l’industrie européenne.

L’UE doit également éviter de tomber dans une situation de dépendance similaire à celle qu’elle a connue avec le gaz envers la Russie. La Cour des comptes prévoit que la production européenne de batteries pourrait faire face à une pénurie mondiale de matières premières essentielles à court terme.

La dépendance de l’UE envers les importations de matières premières

Selon les projections des services de recherche (JRC) de la Commission européenne, la pénurie mondiale de matières premières clés (cobalt, nickel, lithium, manganèse, graphite naturel) devrait se faire sentir d’ici 2030. Actuellement, l’UE dépend à 78% des importations en provenance d’un petit nombre de pays pour ces matières premières.

Le lithium brut est importé à 87% d’Australie, 68% du cobalt provient de la République démocratique du Congo et 40% du graphite naturel est importé de Chine. L’UE ne dispose pas d’accords de libre-échange avec ces principaux fournisseurs, ce qui pourrait poser des problèmes d’approvisionnement, notamment en raison des risques géopolitiques associés à certains pays fournisseurs.

Les solutions envisagées par l’UE

Pour faire face à ces défis, la Commission européenne a proposé en mars des allègements règlementaires visant à promouvoir les industries vertes, dont les batteries. Un autre projet législatif vise à réduire la dépendance de l’UE en matière de matières premières critiques en favorisant l’extraction en Europe et en établissant des coopérations commerciales avec un plus grand nombre de fournisseurs.

Cependant, la Cour des comptes met en garde contre d’autres dangers, notamment la hausse des coûts de production, tels que l’énergie et les matières premières, qui pourraient rendre les batteries et les véhicules électriques inabordables pour de nombreux propriétaires. Cela pourrait entraîner une baisse de la demande de véhicules électriques et une diminution de l’intérêt économique des investissements dans la production de batteries.

Mise à jour du plan d’action stratégique sur les batteries

La Cour des comptes demande à la Commission européenne de mettre à jour son plan d’action stratégique sur les batteries, publié en 2018, en accordant une attention particulière à la sécurisation de l’accès aux matières premières. Il est essentiel que l’UE prenne des mesures pour assurer la disponibilité des batteries nécessaires à la transition vers les véhicules électriques et atteindre l’objectif de 2035.

En conclusion, l’UE doit relever plusieurs défis pour assurer la production de batteries pour voitures électriques et atteindre son objectif de mettre fin à la vente de véhicules neufs à moteurs thermiques d’ici 2035. La sécurisation de l’accès aux matières premières, la réduction de la dépendance envers les importations et la mise en place de mesures incitatives pour la production de batteries sont autant de facteurs clés pour la réussite de cette transition.

Nouveaux modèles hybrides et électriques chez Peugeot : commandes ouvertes en juillet et présentation du e-3008 en septembre

Peugeot dévoile ses modèles hybrides 48 volts

Au 1er juillet, Peugeot ouvrira les commandes de ses premiers modèles équipés d’une hybridation non rechargeable (48 volts). Les premiers 3008 et 5008 seront livrés en septembre, suivis par la 208. Citroën, une autre marque du groupe Stellantis, lancera également son C5 Aircross à la rentrée, doté de cette technologie innovante.

Un Peugeot e-3008 entièrement électrique en approche

La troisième génération du Peugeot 3008 est attendue pour une présentation en septembre, avec une commercialisation prévue au printemps 2024. Ce nouveau modèle reposera sur la plate-forme STLA Medium, développée par Stellantis, qui permettra d’accueillir différentes motorisations : hybrides, hybrides rechargeables ou électriques. Cette plate-forme innovante offrira au SUV compact une avancée significative en termes de technologie embarquée.

Le e-3008 sera le premier modèle 100% électrique de la gamme 3008, après deux générations axées sur l’hybridation. Avec un profil Fastback, ce nouveau modèle devrait proposer des puissances comprises entre 200 et 300 ch. Grâce à la nouvelle plate-forme, il sera également possible d’intégrer des packs de batteries plus importants, pouvant atteindre 80 kWh, voire 90 kWh.

Des tarifs supérieurs à ceux de la Tesla Model Y

Les premières indications de prix pour le e-3008 ne sont pas particulièrement encourageantes. Par exemple, la e-308 de 115 kW avec une batterie de 54 kWh est facturée à partir de 44 810 euros. La carrosserie SUV et une puissance supérieure pourraient faire grimper le prix autour des 50 000 euros, rendant ce SUV électrique inéligible au bonus écologique de 5 000 euros.

De ce fait, le e-3008 risque de se positionner à des tarifs supérieurs à ceux de la Tesla Model Y, actuellement proposée à partir de 45 990 euros. De son côté, le Volkswagen ID.4 débute à 44 000 euros avec une motorisation de 148 ch et une batterie de 52 kWh. La version ID.4 Pro avec batterie de 77 kWh et une puissance de 174 ch est facturée 51 900 euros, des tarifs auxquels le 3008 pourrait se rapprocher.

Un e-3008 GT offrant une puissance de l’ordre de 300 ch et une grosse batterie pourrait alors facilement dépasser les 60 000 euros. Cependant, il est important de noter que l’actuel 3008 GT Plug-in Hybrid4 de 300 ch est affiché à 58 120 euros sans options.

Concurrence avec les constructeurs premium

Dans cette gamme de prix, les constructeurs premium sont déjà présents. Le nouveau BMW iX1 de 313 ch est ainsi proposé à partir de 57 150 euros, tandis que le Mercedes EQA débute à 55 750 euros. Les acheteurs devront donc peser leurs options et considérer l’ensemble des offres disponibles sur le marché des véhicules électriques et hybrides.

En conclusion, Peugeot s’apprête à lancer une gamme de modèles hybrides et électriques innovants, avec des tarifs potentiellement supérieurs à ceux de certains concurrents. La présentation du e-3008 en septembre permettra d’en savoir davantage sur les spécificités techniques et les prix définitifs de cette nouvelle génération de SUV électriques.

Stellantis : Opel se tourne vers l’électrique et Citroën dévoile l’ë-C3 à moins de 25 000 €

Opel prévoit une version électrique pour chaque modèle en 2024

Le constructeur automobile allemand Opel, appartenant au groupe Stellantis, a annoncé que le successeur de son SUV urbain Crossland sera équipé d’une motorisation 100% électrique en 2024. Cette nouvelle s’inscrit dans la stratégie d’Opel de proposer une version électrique pour chacun de ses modèles dès l’année prochaine.

La marque allemande dispose déjà d’une gamme étendue de véhicules électriques, allant de la voiture sans permis Rocks Electric aux versions électriques de la Corsa et du Mokka, en passant par le Combo-e Life et le Zafira-e Life. Ces modèles ont récemment été rejoints par la nouvelle Astra Electric, dont les commandes sont ouvertes en Allemagne et qui sera suivie en 2024 par le successeur 100% électrique du SUV Grandland.

Opel continue également d’innover dans le domaine des véhicules électrifiés avec sa nouvelle sous-marque Opel GSe, dont les modèles Astra GSe, Astra Sports Tourer GSe et Grandland GSe offrent une puissance de 221 kW/300 ch et un couple maximal élevé de 520 Nm. Par ailleurs, le constructeur est en train de développer des fourgons à pile à combustible, avec le Vivaro-e HYDROGEN déjà commercialisé et un autre gros fourgon prévu pour 2024.

Enfin, les hybrides 48V feront prochainement leur apparition dans la gamme de véhicules électrifiés d’Opel, avec notamment la nouvelle Corsa annoncée récemment.

Citroën ë-C3 : une citadine électrique à moins de 25 000 € en France

De son côté, Citroën a dévoilé plusieurs informations sur sa future ë-C3, une citadine électrique qui sera proposée à moins de 25 000 € en entrée de gamme, avec une autonomie supérieure à 300 km. La voiture sera révélée en octobre 2023 et lancée début 2024.

Thierry Koskas, le patron de Citroën, a réaffirmé la volonté de la marque de rendre la mobilité électrique accessible à tous. Pour cela, la ë-C3 devra rivaliser avec d’autres citadines électriques, comme la Volkswagen ID.2 et la Renault 5, dont les prix se situent également sous la barre des 25 000 €.

La ë-C3 sera équipée de deux niveaux de puissance, 82 ch et 109 ch, associés respectivement à une batterie de 40 kWh et 50 kWh. Ces batteries seront fabriquées par le constructeur chinois Svolt et seront à base de lithium fer phosphate (LFP).

La production européenne de la Citroën ë-C3 se fera en Slovaquie, à Trnava, aux côtés des futurs C3 Aircross et Opel Crossland, tandis que sa cousine technique, la future Fiat Panda, sera fabriquée en Serbie. Les deux modèles font partie du programme Smart Car du groupe Stellantis, qui vise à proposer des véhicules citadins accessibles à vocation mondiale.

Taxation des voitures électriques : la France pourrait suivre l’exemple de la Belgique

Le gouvernement français envisage de taxer les véhicules électriques les plus lourds

Inspiré par la décision récente du gouvernement wallon en Belgique, la France pourrait bientôt taxer les voitures électriques les plus lourdes. Une refonte du bonus écologique pour 2024 est actuellement à l’étude, avec de nouveaux critères prenant en compte la pollution générée lors de la fabrication du véhicule et des batteries.

Des critères de poids plus restrictifs pour le bonus écologique

Le bonus écologique 2023 est actuellement accordé aux voitures électriques vendues à moins de 47 000 euros et dont le poids ne dépasse pas 2,4 tonnes. Toutefois, en 2024, le gouvernement pourrait abaisser le poids pour qu’un véhicule soit éligible au bonus, favorisant ainsi des véhicules électriques à la consommation plus modérée.

Un malus au poids pour les hybrides plug-in et les électriques

Depuis 2022, les voitures thermiques de plus de 1 800 kg sont soumises à un malus de 10 euros par kilo supplémentaire. Le gouvernement envisage d’abaisser ce seuil à 1 600 ou 1 700 kg et d’inclure les voitures électriques et hybrides rechargeables dans cette mesure. Ainsi, des véhicules comme la Tesla Model Y Propulsion, pesant 1 898 kg, pourraient être soumis à un malus au poids.

Des SUV électriques dans le collimateur

Le gouvernement semble particulièrement cibler les SUV électriques, alors que les constructeurs français s’apprêtent à lancer des modèles majeurs tels que le nouveau Renault Scenic E-TECH et le nouveau Peugeot e-3008. Cependant, il est possible que le malus au poids pour les électriques bénéficie d’un seuil de poids relevé à 2 tonnes, en raison du poids supplémentaire d’une batterie par rapport à un modèle thermique.

Un débat en cours sur l’opportunité de taxer les voitures électriques

L’idée de taxer des véhicules considérés comme « propres » soulève des interrogations quant à son impact sur l’adoption des voitures électriques. En effet, le prix d’achat est souvent cité comme le principal frein à l’achat de ces véhicules. Si le coût devait augmenter en raison d’une taxation, leur attractivité pourrait en pâtir.

Une décision à prendre dans le cadre de la loi de finances

Le gouvernement travaille actuellement sur différentes hypothèses concernant la taxation des voitures électriques, et aucune décision n’a encore été prise. Si des modifications sont apportées au système de malus, elles devront être incluses dans la loi de finances, qui sera présentée en septembre et dont l’application ne pourra intervenir qu’après le premier trimestre 2024.

En conclusion, la France pourrait suivre l’exemple de la Belgique en taxant les voitures électriques les plus lourdes, dans le cadre d’une refonte du bonus écologique et d’un malus au poids. Cette décision soulève des questions quant à son impact sur l’adoption de ces véhicules, mais aucune décision définitive n’a encore été prise.

Premier train hybride en France : l’Occitanie mise sur l’innovation écologique

Une avancée technologique majeure

Le 14 juin 2023, la région Occitanie a présenté en partenariat avec la SNCF et Alstom, le premier train hybride de France. Équipé de deux moteurs thermiques et de deux batteries électriques haute capacité, ce train régional représente une véritable prouesse technologique. Sa mise en circulation commerciale est prévue pour la fin de l’année 2023, avec pour objectif de réduire l’empreinte carbone des transports en commun.

Jean-Luc Gibelin, vice-président du conseil régional en charge des mobilités et des transports, a souligné l’importance de la présidente de région, Carole Delga, dans cette décision. La région souhaite en effet développer un mix énergétique adapté aux besoins de ses habitants, avec des solutions variées comme le train hybride, le train à piles et le train à hydrogène.

Des économies d’énergie et une adaptation des trains existants

Ce choix d’une double alimentation permettra d’économiser 20% d’énergie, avec l’ambition d’atteindre 40% de réduction des émissions de CO₂ le plus rapidement possible. Pour y parvenir, le conseil régional compte sur l’augmentation de la fréquentation des trains et le développement de nouvelles technologies, comme ce train hybride.

L’un des avantages majeurs de ce mix énergétique est qu’il ne nécessite pas la production de nouveaux trains. Il suffit en effet d’adapter les trains existants en remplaçant les moteurs diesel par des batteries électriques. Ces dernières ont une durée de vie de dix ans et se rechargent grâce à l’énergie de freinage et la caténaire.

Un investissement conséquent pour un projet ambitieux

Le financement de ce projet a nécessité un investissement de 3 millions d’euros pour chacune des régions Occitanie, Nouvelle Aquitaine et Grand Est. La région Centre Val de Loire a quant à elle investi 250 000 euros. De leur côté, la SNCF et Alstom ont participé à hauteur de 3,8 millions d’euros chacun.

La mise en service de ce train hybride en Occitanie est prévue pour la fin de l’année 2023 sur les lignes Mazamet-Toulouse et Rodez-Toulouse. Par la suite, la rame « hybridée » sera déployée en 2024 dans les régions Nouvelle-Aquitaine, Grand Est et Centre-Val-de-Loire, qui ont également contribué à son développement.

L’Occitanie, pionnière des transports écologiques

La région Occitanie ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et souhaite rester à la pointe des expérimentations technologiques pour réduire l’impact environnemental de ses transports. Un train LiO entièrement électrique devrait ainsi être mis en service fin 2024 sur la ligne Nîmes-Vauvert.

En outre, la ligne Luchon-Montréjeau sera la première de France à être intégralement assurée par des trains à hydrogène à partir de fin 2025. Cette volonté d’innover en matière de mobilité durable démontre l’engagement de la région Occitanie pour proposer des solutions écologiques et adaptées aux besoins de ses habitants.

Engie Vianeo : 12 000 points de charge électrique prévus en France d’ici 2025

Un investissement massif dans la mobilité électrique

Le groupe énergétique français Engie a annoncé le lancement officiel de sa marque de mobilité électrique, Engie Vianeo. Cette initiative vise à déployer 12 000 points de charge électrique pour les véhicules légers et les poids lourds en France d’ici 2025. Frank Lacroix, directeur général adjoint Energy Solutions d’Engie, a déclaré que cette démarche s’inscrivait dans la volonté du groupe de contribuer à la décarbonation des mobilités et de se positionner comme leader incontournable dans ce secteur.

Engie, présent sur les autoroutes depuis moins d’un an, est déjà le troisième acteur en nombre de points de charge en opération sur le marché autoroutier. Les investissements du groupe dans la mobilité électrique se chiffrent en centaines de millions d’euros.

Déjà 1 000 points de charge opérationnels

Engie Vianeo a déjà déployé 1 000 points de charge opérationnels sur le territoire français, dont 800 de charge rapide et ultra-rapide sur les réseaux autoroutiers APRR, SANEF, Vinci Autoroutes, et les stations autoroutières ESSO (Certas Energy France). La marque est également présente dans 35 parkings Indigo de 20 villes, dans l’Eurométropole de Strasbourg, la Communauté d’Agglomération d’Epinal et la Métropole Aix-Marseille-Provence, sur les parkings d’hôtels B&B Hotels et de sites Norauto.

En tant que premier producteur d’énergie éolienne et solaire en France, Engie prévoit de déployer 11 000 points de charge supplémentaires à l’horizon 2025. Sur les 12 000 points de charge prévus, 4 500 seront en charge rapide et ultra-rapide, permettant de recharger un véhicule en moins de 20 minutes.

Une électricité d’origine renouvelable

Ces points de charge fournissent une électricité d’origine renouvelable (hydraulique, éolien et solaire) et peuvent être visualisés en temps réel via un site internet et une application dédiés. Engie Vianeo accompagne également les collectivités, entreprises, propriétaires fonciers, logisticiens, gestionnaires de flotte et transporteurs en leur proposant des solutions allant de l’installation des infrastructures à la fourniture d’énergie, en passant par la maintenance.

La France a franchi le cap des 100 000 bornes de recharge installées début mai, devenant le deuxième pays le mieux doté en nombre derrière les Pays-Bas. L’objectif de la France est désormais d’atteindre 400 000 bornes d’ici 2030, à l’approche de la fin de la vente des autos thermiques neuves en 2035 dans l’Union européenne.

Un soutien aux acteurs du développement durable

Engie Vianeo s’engage à soutenir les collectivités, entreprises et autres acteurs dans leur transition vers une mobilité plus durable. En proposant des solutions clés en main, la marque facilite l’adoption de véhicules électriques et contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La mise en place de ces 12 000 points de charge électrique d’ici 2025 constitue une étape majeure dans la transition énergétique en France. Engie Vianeo joue un rôle clé dans la réalisation des objectifs nationaux en matière de mobilité électrique, et s’impose comme un acteur incontournable dans ce domaine.

Mobilize en pourparlers pour un contrat de bornes de recharge bidirectionnelles

La filiale de services de mobilité de Renault, Mobilize, est en discussions avancées avec un important groupe de distribution européen pour ses bornes de recharge électrique, selon une porte-parole de l’entreprise. Cette information confirme les propos tenus par Frédérique Le Grevès, directrice générale de STMicro France, lors du salon Viva Tech. Ces bornes de recharge, appelées « Power Box », ont été développées au sein de la Software République, un partenariat technologique incluant Renault et STMicro.

La Power Box de Mobilize

La Power Box est une borne de recharge bidirectionnelle qui fait partie de l’offre « Powerbox » de Mobilize. Elle a été présentée l’année dernière lors du Salon de l’Automobile de Paris 2022 et sera également exposée au salon Vivatech Technology 2023, du 14 au 17 juin à Paris. Il s’agit de la première borne en courant alternatif pour les particuliers capable de renvoyer du courant au réseau électrique et équipée d’un connecteur de Type 2, le standard européen.

Un enjeu énergétique et économique

La recharge bidirectionnelle permet une meilleure exploitation des ressources en électricité et une optimisation de l’énergie disponible sur le réseau. Cette fonctionnalité permet de décharger le véhicule lorsque l’électricité est la plus chère et de le recharger aux heures où elle est la moins chère. Sur une année d’utilisation, la moitié de l’énergie utilisée pour rouler serait ainsi gratuite.

Mobilize indique que 50 000 véhicules électriques connectés au réseau avec ces bornes équivaudraient à une capacité de restitution d’électricité comparable à la production d’une centrale électrique. Ce principe, appelé « V2G » (Vehicle-to-Grid), permet de réduire les besoins en production d’électricité tout en répondant à la hausse de la demande liée à l’augmentation du parc de véhicules électriques.

Compatibilité et déploiement

La Renault 5 Electric, attendue pour 2024, sera le premier véhicule compatible avec ces bornes bidirectionnelles, grâce à un chargeur embarqué spécifique. En attendant une éventuelle norme pour une compatibilité universelle, il faudra donc opter pour une borne de marque compatible avec son modèle de véhicule électrique.

La Power Box est disponible en plusieurs niveaux de puissance, entre 7 et 22 kW. De conception et fabrication française, elle ne prend pas plus de place qu’une installation de Wallbox classique à domicile et peut charger tout véhicule électrique. Toutefois, pour profiter de sa fonction réversible, il est nécessaire de disposer d’un abonnement électrique et d’un compteur permettant la revente d’électricité. Mobilize propose ainsi une offre d’abonnement de fourniture d’électricité avec sa solution, en partenariat avec The Mobility House.

Le concept H1st Vision et le salon Vivatech

Le concept H1st Vision (Human First Vision) de Renault et la Software République sera également présenté à Vivatech. Il s’agit d’une nouvelle version du concept Renault Scénic Vision de 2022, intégrant la recharge bidirectionnelle et mettant en avant diverses innovations techniques et technologiques pour faciliter le partage de la route et de l’énergie.

En résumé, la borne de recharge bidirectionnelle à courant alternatif pour les particuliers de Mobilize constitue une avancée importante pour une meilleure exploitation des ressources en électricité. La future Renault 5 Electric, prévue pour 2024, sera le premier véhicule compatible avec cette technologie, présentée au salon Vivatech sur le stand de la Software République, au sein du démonstrateur H1st Vision, dernière version du concept Renault Scenic Vision.

Sportive électrique Nyobolt EV : une Lotus Elise revisitée avec une recharge ultrarapide

Une collaboration entre Nyobolt et Callum

Les entreprises britanniques Nyobolt et Callum se sont associées pour créer un concept car électrique unique, la Nyobolt EV, qui s’inspire de la célèbre Lotus Elise. Cette voiture sportive électrique combine design moderne et performances, tout en offrant une recharge rapide grâce à sa petite batterie.

Design inspiré de la Lotus Elise

Le concept de la Nyobolt EV reprend les lignes de la Lotus Elise, avec des dimensions légèrement supérieures. La carrosserie en fibre de carbone est agrémentée de prises d’air sur le capot, de phares LED en deux bandes horizontales, d’un toit noir et de grandes entrées d’air latérales. À l’arrière, on retrouve un aileron de type ducktail pour accentuer le caractère sportif de cette voiture électrique.

Les rétroviseurs traditionnels sont remplacés par des caméras haute définition, afin d’améliorer l’aérodynamisme et de maximiser l’autonomie électrique de la voiture.

Une petite batterie avec une recharge rapide

La Nyobolt EV est équipée d’une batterie de 35 kWh, qui selon le constructeur, peut être rechargée en seulement six minutes avec les infrastructures existantes au Royaume-Uni. Cette rapidité de recharge est un atout majeur pour cette sportive électrique, qui offre une autonomie estimée à 250 kilomètres.

Production en série de la batterie dès 2024

Nyobolt a confirmé que la batterie du concept car sera produite en série à partir de 2024. Toutefois, peu d’informations sont disponibles sur les performances du véhicule et l’intérieur n’a pas encore été dévoilé.

Questions fréquentes sur la Nyobolt EV

  • Quelle est l’autonomie de la Nyobolt EV ? Grâce à sa batterie de 35 kWh et à son design aérodynamique optimisé, cette sportive électrique affiche une autonomie de 250 kilomètres.
  • Quel est le temps de recharge de la Nyobolt EV ? La batterie de la Nyobolt EV peut être rechargée en six minutes seulement, avec les infrastructures de recharge actuelles au Royaume-Uni.
  • Quel est le prix de la Nyobolt EV ? Aucun prix n’a été annoncé pour cette sportive électrique, qui est actuellement présentée comme un concept car. Néanmoins, la batterie développée par Nyobolt devrait être produite en série et pourrait équiper d’autres véhicules à l’avenir.

En résumé

La Nyobolt EV est un concept car de sportive électrique britannique qui s’inspire de la Lotus Elise en termes de design. Dotée d’une batterie de 35 kWh, elle promet une recharge ultrarapide en seulement six minutes et une autonomie de 250 kilomètres. Les caméras remplacent les rétroviseurs traditionnels pour optimiser l’aérodynamisme et l’autonomie électrique. La production en série de la batterie est prévue pour 2024, ouvrant la possibilité d’équiper d’autres véhicules électriques.

Renault R5 électrique : une citadine innovante avec la recharge bidirectionnelle V2G et V2L

La technologie V2G au cœur de la Renault R5 électrique

Renault s’est engagé dans la technologie V2G (Vehicle-to-Grid) depuis plusieurs années, notamment avec sa Zoé en 2019. La R5 électrique, attendue en 2024, poursuit cette démarche en intégrant un chargeur bidirectionnel. Cette innovation permet non seulement de charger la voiture sur une Wallbox, mais également de redistribuer l’énergie stockée dans ses batteries sur le réseau électrique. L’objectif est de lisser les pics de demande et de favoriser une meilleure gestion de l’énergie, notamment face à l’augmentation du parc de véhicules électriques.

Si cette technologie existe déjà dans d’autres modèles, notamment sud-coréens, la R5 électrique est la première citadine du segment B à proposer un chargeur bidirectionnel abordable. Pour en bénéficier, il faudra s’équiper d’un chargeur V2G spécifique, développé en partenariat avec des acteurs tels qu’Orange, STMicroelectronics et Thales.

Économiser et gagner de l’argent avec sa voiture

Le propriétaire d’une R5 électrique pourra souscrire un contrat V2G via la filiale de Renault, Mobilize, spécialisée dans la mobilité et la recharge électrique. Lorsque l’énergie de la voiture sera sollicitée, le propriétaire pourra profiter de recharges moins chères, voire réaliser des bénéfices.

Cependant, il convient de noter que la batterie pourrait souffrir d’un grand nombre de cycles charge/décharge et s’user prématurément. Renault a également annoncé que les modèles Megane et Scenic bénéficieront de cette technologie en cours de développement. Selon EDF, la démocratisation de la charge V2G pourrait à terme éviter la construction de deux à trois centrales nucléaires.

Un écosystème complet pour optimiser la recharge bidirectionnelle

La R5 électrique s’appuie sur plusieurs éléments pour tirer pleinement parti de la recharge bidirectionnelle. Tout d’abord, un chargeur spécifique fonctionnant en courant alternatif avec des puissances de 7 kW et 22 kW. Ensuite, la filiale mobilités de Renault, Mobilize, mettra à disposition son infrastructure éprouvée pour les services de location.

Afin d’optimiser l’utilisation de l’énergie, Renault fera appel à un partenaire tiers, The Mobility House, pour proposer un contrat d’énergie adapté. L’idée est de permettre à la voiture de se recharger lorsque l’électricité est moins chère et de la renvoyer vers le réseau lorsque le prix augmente. Une application, accessible sur smartphone ou tablette, permettra de programmer les plages de recharge ou de décharge et de visualiser les économies réalisées.

Renault ambitionne de réduire de moitié le coût de la recharge grâce à ce système, un objectif ambitieux qui nécessitera d’optimiser les sessions de charge et de décharge de la R5 électrique. La voiture pourra également profiter de ses capacités V2L (Vehicle-to-Load) pour recharger tout type de gadget équipé d’une batterie, grâce à un adaptateur doté d’une prise 220V.

La recharge bidirectionnelle bientôt disponible sur d’autres modèles Renault

Si le prix de cette fonctionnalité n’a pas encore été dévoilé, Renault a annoncé qu’une partie de la gamme R5, en fonction du niveau de finition, disposera de la charge bidirectionnelle de série. Les fonctions V2L et V2G devraient également être proposées sur de nombreux véhicules Renault, à commencer par le prochain Scénic.

En proposant la recharge bidirectionnelle V2G et V2L sur sa R5 électrique, Renault innove et contribue au développement durable en favorisant une meilleure gestion de l’énergie. Cette technologie, qui pourrait être déployée sur d’autres modèles à l’avenir, confirme l’engagement du constructeur français dans la transition énergétique et la mobilité électrique.

Le marché aveyronnais face à l’essor des véhicules électriques

L’avènement des véhicules électriques s’accélère en France, avec une part de marché en hausse constante. Dans la région de l’Aveyron, cette tendance se confirme également, bien que tous les concessionnaires ne partagent pas le même avis sur le sujet. Alors que la Tesla Y vient d’être sacrée véhicule neuf le plus vendu dans le monde, faisons le point sur la situation de l’électromobilité en Aveyron.

Une augmentation des ventes de véhicules électriques

Selon Romain Fournier, responsable commercial de Kia Aveyron espace auto, la part des ventes de véhicules 100% électriques est passée de 2% il y a dix ans à environ 16% aujourd’hui. Cette progression s’explique en partie par les restrictions mises en place dans les zones à faibles émissions mobilité, qui incitent les Aveyronnais à investir dans un véhicule durable pour se rendre dans les grandes agglomérations.

Des avis divergents sur l’attrait de l’électrique

Cependant, tous les concessionnaires de la région ne constatent pas la même évolution. Marc-Antoine Besombes, directeur de l’agence ruthénoise Debard Automobiles, estime que l’engouement pour l’électrique a rapidement diminué après la période où le carburant atteignait 2 € le litre. Selon lui, les contraintes d’autonomie et de temps de charge des véhicules électriques freinent leur adoption dans les villes moyennes comme Rodez, Albi ou Montauban.

De son côté, Gilles Madaule, directeur de la concession Renault de Rodez, considère que la contrainte de l’autonomie est subjective, puisque les voitures électriques actuelles offrent entre 350 et 500 kilomètres d’autonomie. Il admet toutefois que le temps de recharge constitue une véritable contrainte, mais espère que de meilleurs outils de charge viendront la lever d’ici trois à cinq ans.

La révolution automobile en marche

La décision de supprimer les véhicules thermiques à horizon 2035 a bouleversé le marché automobile. En attendant, les foyers multimotorisés sollicitent de plus en plus des offres en électrique pour leur deuxième voiture, principalement destinée aux petits trajets quotidiens. Dans la plupart des cas, ces véhicules sont loués afin de bénéficier d’une garantie constante sur la batterie.

L’impact de la hausse des prix de l’énergie

Malgré l’augmentation des coûts de l’énergie, Romain Fournier de Kia Aveyron estime que rouler en électrique reste avantageux. En effet, le coût pour parcourir 100 km en véhicule électrique est environ trois fois moins élevé qu’en véhicule thermique. Certes, le coût d’acquisition des véhicules électriques est plus élevé, mais des primes et des bonus viennent compenser cette différence.

La difficulté d’approvisionnement en véhicules neufs

Tous les concessionnaires s’accordent sur la difficulté de fournir des véhicules neufs à leurs clients, en raison des problèmes d’approvisionnement et de délais de livraison en composants électroniques venant d’Asie. Cette situation a entraîné une baisse des ventes de véhicules neufs et une période spéculative de gestion des stocks.

En conclusion, l’électromobilité connaît un essor certain en Aveyron, mais les avis divergent quant à son attrait pour les automobilistes. Les progrès technologiques et les incitations financières joueront un rôle crucial dans l’adoption des véhicules électriques dans cette région.

Batteries solides pour véhicules électriques : un pari audacieux pour l’industrie automobile

Investissements massifs dans les batteries à électrolyte solide

Face à l’essor des véhicules électriques, les constructeurs automobiles et les entreprises spécialisées misent sur les batteries à électrolyte solide, présentées comme plus performantes, moins polluantes et plus sûres que les batteries lithium-ion actuelles. L’entreprise taïwanaise ProLogium prévoit d’investir 5,2 milliards d’euros d’ici 2030 dans une usine à Dunkerque, tandis que Volkswagen et Toyota espèrent produire leurs propres batteries solides en 2025. Cependant, malgré ces investissements conséquents, la production à grande échelle de ces batteries demeure un défi technique et industriel.

Avantages théoriques et défis pratiques

Les batteries à électrolyte solide permettent de transporter le courant via un conducteur dur entre l’anode et la cathode, offrant en théorie une meilleure sécurité face aux risques d’incendie, un gain en volume, une recharge plus rapide et une densité énergétique supérieure par rapport aux batteries lithium-ion. Selon l’ONG Transport et environnement, elles pourraient également réduire l’empreinte carbone de 24 à 39 %, à condition que les méthodes d’extraction des métaux soient réglementées.

Cependant, plusieurs obstacles techniques entravent la production à grande échelle de ces batteries. L’un des principaux défis est la maîtrise de la pression lors de l’assemblage et de l’interface avec l’électrolyte solide, rendant difficile le passage du courant électrique à travers un matériau solide sans exercer une pression élevée lors de la fabrication.

Le cas de Blue Solutions et les perspectives d’avenir

Blue Solutions (groupe Bolloré) est la seule entreprise à avoir commercialisé des batteries solides, équipant notamment les Bluecar et les Bluebus. Cependant, deux incidents d’incendie en avril 2022 ont mis en lumière des problèmes potentiels liés à la conception. Depuis, l’entreprise affirme avoir tiré des leçons de ces événements et sécurisé les processus critiques. De plus, la quatrième génération de batteries Blue Solutions fonctionne désormais à température ambiante, résolvant le problème de préchauffage à 60 °C rencontré précédemment.

Avec un investissement de 145 millions d’euros annoncé fin 2022, Blue Solution vise une production industrielle de sa nouvelle formule de batteries solides d’ici 2028. De son côté, ProLogium estime que ses batteries, constituées de silicone, ne seront pas concernées par le problème de préchauffage et offriront une solution hybride entre le lithium-ion et le tout solide.

Les batteries LFP, une alternative moins coûteuse

Parallèlement au développement des batteries solides, l’industrie automobile se tourne également vers les batteries lithium-fer-phosphate (LFP), moins coûteuses et moins gourmandes en matières premières critiques. Tesla, BYD, Volkswagen et Ford ont déjà annoncé leur intention d’équiper certains de leurs modèles de batteries LFP, tandis que Stellantis envisage également de suivre cette voie pour rester compétitif sur le marché des véhicules électriques abordables.

Une gigafactory de batteries électriques inaugurée en France

Pour accompagner la transition vers les véhicules électriques et réduire la dépendance à l’égard de la Chine, une gigafactory de batteries Li-Ion a été inaugurée à Douvrin, dans le Pas-de-Calais. Pilotée par ACC (Automotive CellS Company), cette usine devrait offrir une capacité annuelle de 13 GWh en 2024, atteignant 40 GWh à partir de 2030. D’autres sites de production sont prévus dans les Hauts-de-France, avec notamment AESC-Envision, Verkor et ProLogium, afin de créer une « Vallée de la batterie » capable de générer 20 000 emplois et de répondre à la demande croissante en batteries électriques.

En résumé, le pari sur les batteries solides pour les véhicules électriques est audacieux et représente un enjeu majeur pour l’industrie automobile. Malgré les défis techniques et industriels, les investissements massifs et les avancées réalisées par des entreprises telles que Blue Solutions et ProLogium témoignent de la volonté de développer cette technologie prometteuse, tout en explorant d’autres alternatives moins coûteuses comme les batteries LFP.

e-Trophées 2023 : Découvrez les meilleurs véhicules électriques et hybrides de l’année

L’Association des Médias Auto et Moto (AM-AM) a dévoilé les lauréats de ses e-Trophées 2023, qui récompensent les meilleures voitures hybrides et électriques de l’année. Les membres du jury, composé de journalistes spécialisés, ont testé et évalué 25 modèles sur un parcours commun entre la région parisienne et Chartres. Au total, 10 prix ont été décernés dans différentes catégories, allant des citadines aux véhicules utilitaires en passant par les SUV et les voitures de prestige.

Parmi les grands gagnants de cette édition, l’ID.Buzz de Volkswagen se distingue en remportant trois trophées : meilleure familiale, meilleur intérieur et meilleur utilitaire de l’année pour sa version véhicule professionnel (VP). La MG4 décroche quant à elle l’e-Trophée coup de cœur de l’année, grâce à son rapport qualité-prix imbattable.

Pour la catégorie des meilleures voitures électriques, c’est la Porsche Taycan Sport Turismo qui s’impose pour la deuxième année consécutive après le succès du modèle Taycan en 2022. Elle remporte également le titre dans la catégorie « Prestige ».

La catégorie la plus disputée, celle des SUV, a vu deux vainqueurs ex æquo : le Renault Austral et le BMW X1, tous deux hybrides. La Leap Motor T-03 a créé la surprise en surpassant la populaire Dacia Spring dans la catégorie des citadines. Enfin, la Honda Civic a été couronnée meilleure berline grâce à sa technologie d’électrification et a également remporté le prix de la meilleure hybride HEV.

Dans la catégorie des hybrides rechargeables, c’est la puissante McLaren Artura qui a été récompensée. Cette voiture électrifiée de 680 ch et 720 Nm de couple est le premier modèle du constructeur britannique à intégrer un moteur électrique. Malgré son prix élevé, elle a su séduire le jury et échappe au malus écologique.

Voici la liste complète des modèles en compétition dans chaque catégorie :

  • Citadines : Dacia Spring 65, DS 3 e-Tense, Leap Motor T-03
  • Berline/Familiale : Citroën ë-C4, Honda Civic HEV, MG4, Toyota Corolla HEV, Volkswagen ID.Buzz
  • SUV : BMW X1 PHEV, Kia e-Niro, Mazda CX-60 PHEV, Mitsubishi ASX HEV, Nissan Ariya, Nissan X-Trail e-Power, Renault Austral HEV, Suzuki S-Cross HEV, Suzuki Vitara HEV, Volkswagen ID.5
  • Prestige : Audi Q8 e-tron, Bentley Flying Spur PHEV, McLaren Artura, Porsche Taycan Sport Turismo Turbo S

Cette sélection met en lumière la diversité et l’innovation des constructeurs automobiles en matière de mobilité électrique et hybride. Les e-Trophées 2023 offrent une belle vitrine pour ces véhicules qui contribuent à la transition énergétique et au développement durable du secteur automobile.

Toyota dévoile la GR H2 Racing Concept, une voiture de course à hydrogène pour les 24 Heures du Mans 2026

Le constructeur automobile japonais Toyota a présenté sa GR H2 Racing Concept lors de l’édition du centenaire des 24 Heures du Mans. Cette voiture de course à hydrogène pourrait participer à l’événement à partir de 2026, lorsque les véhicules à hydrogène seront autorisés en compétition.

Un design agressif et imposant

La GR H2 Racing Concept mesure 5,10 m de long et 2,05 m de large, avec un museau agressif qui rappelle celui du SUV Lexus LBX. Son regard affuté est traversé par une lame horizontale, lui donnant un aspect futuriste. La voiture sera exposée au « village » du 9 au 11 juin, aux côtés de la Toyota Prius 24h Le Mans Centennial GR Edition.

Une technologie à hydrogène innovante

La voiture combine un moteur à hydrogène avec un système hybride. La technologie serait similaire à celle utilisée dans la Toyota Corolla, avec un moteur à combustion interne alimenté à l’hydrogène. Cependant, Toyota reste discrète sur les détails techniques de cette voiture de course.

Akio Toyoda, PDG de Toyota, a déclaré lors de la présentation du concept-car : « Le Mans est l’endroit où nous pouvons repousser les limites et réaliser l’avenir. Mon objectif est d’atteindre la neutralité carbone sans compromettre la vitesse ou l’excitation de la course. Je n’investirais pas dans cette technologie si je ne pensais pas que nous pourrions gagner avec elle… L’hydrogène, ce n’est pas seulement zéro émission, c’est une technologie vraiment excitante : il délivre du son, du couple et du dynamisme. »

La compétition automobile à hydrogène en plein essor

Les constructeurs japonais, notamment Toyota et Mazda, sont particulièrement attachés à la technologie de l’hydrogène. Ils ont d’ailleurs un stand commun lors des 24 Heures du Mans 2023. D’autres marques comme Alpine ont également manifesté leur intérêt pour cette technologie, en présentant leur concept Alpine Alpenglow lors du Mondial de l’Auto à Paris en octobre dernier.

La marque française Ligier s’est associée à l’équipementier Bosch pour développer la JS2 RH2 propulsée par un moteur à hydrogène. De plus, les GreenGT LMPH2G du programme MissionH24, lancé en 2018, et la Foenix H2 GT de Solution F (Groupe GCK) sont également exposées dans un espace dédié.

Une catégorie hydrogène pour les 24 Heures du Mans en 2026

L’Automobile Club de l’Ouest (ACO) a annoncé l’ouverture d’une catégorie Hydrogène aux 24 Heures du Mans en 2025 ou 2026. Toyota, pionnier dans cette technologie, pourrait ainsi participer à cette compétition avec sa GR H2 Racing Concept dès 2026.

D’autres constructeurs, comme Hyundai, se seraient également positionnés pour participer à cette catégorie. Le développement de voitures de course à hydrogène pourrait ainsi contribuer à la transition vers une mobilité plus durable et respectueuse de l’environnement dans le sport automobile.

Conversion de véhicules à l’électricité ou à l’hybride : quelles sont les options et les réglementations ?

Dans un contexte où l’urgence climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont au cœur des préoccupations, les automobilistes se questionnent sur la meilleure manière d’adopter un mode de transport plus écologique. Faut-il acheter une nouvelle voiture électrique, convertir son véhicule actuel à l’électricité ou à l’hybride, ou encore le conserver jusqu’à ce qu’il ne fonctionne plus ? Chaque solution présente ses avantages et ses inconvénients, et la question mérite d’être approfondie.

La conversion de véhicules à l’électricité ou à l’hybride est une option intéressante pour ceux qui souhaitent conserver leur voiture tout en réduisant leur empreinte écologique. Cependant, cette démarche est loin d’être simple et nécessite de respecter plusieurs réglementations et normes, notamment en ce qui concerne la sécurité et la performance du véhicule.

En France, par exemple, la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) et la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) sont responsables de l’encadrement des conversions de véhicules. Voici quelques-unes des règles à respecter si l’on souhaite se lancer dans un tel projet :

Obtenir l’autorisation préalable

Avant de commencer la conversion, il est indispensable de contacter les autorités compétentes pour obtenir l’autorisation de débuter le projet. Un rapport d’ingénieur sur les modifications effectuées sera généralement exigé.

Respecter le poids nominal brut du véhicule (PNBV)

La masse totale du véhicule ne doit pas dépasser le PNBV, c’est-à-dire le poids maximal du véhicule une fois totalement chargé avec les passagers, les bagages et autres poids ajoutés. De même, le poids nominal brut par essieu établi par le fabricant doit être respecté.

Maintenir la répartition de la masse d’origine

La répartition du poids des nouvelles composantes doit être effectuée de manière à conserver une distribution adéquate de l’effort de freinage.

Conserver les systèmes d’assistance au freinage et à la direction

Les systèmes de freinage et de direction assistée, s’ils sont présents sur le véhicule d’origine, doivent être conservés.

Fixation solide des batteries

Les batteries doivent être solidement fixées au châssis afin de résister à des forces d’arrachement importantes. Il est essentiel de veiller à ce que les batteries ne se trouvent pas dans une zone d’absorption, car la déformation ou la perforation pourrait engendrer un risque d’incendie.

Respecter les normes de câblage de haute tension

Le câblage de haute tension doit être suffisamment isolé et protégé du châssis et des autres éléments conducteurs. Les câbles de haute tension ne doivent pas causer d’interférence avec les fils de communication du véhicule.

Prévoir une alarme de recul et un klaxon de proximité

Le convertisseur doit prévoir une alarme de recul et un klaxon de proximité pour pallier l’absence de bruit du véhicule électrique.

Documentation et procédures à bord

Le propriétaire du véhicule doit conserver une marche à suivre écrite sur le démarrage et l’utilisation du véhicule converti. Il doit également préciser comment désactiver la haute tension en cas d’urgence ou de réparation.

La conversion de véhicules à l’électricité ou à l’hybride est donc un projet complexe, nécessitant une expertise technique et le respect de nombreuses réglementations. Il est essentiel de bien s’informer et de se préparer avant de se lancer dans cette démarche. Toutefois, pour ceux qui sont prêts à relever ce défi, la conversion peut être une alternative intéressante à l’achat d’une nouvelle voiture électrique.

Renault Austral E-Tech Full Hybrid : un SUV high-tech et athlétique

Design moderne et technologies avancées

Le Renault Austral se démarque par son apparence chic et sportive, avec une face avant audacieuse qui met en valeur le nouveau logo de la marque, des feux 100% LED contemporains, un capot sculpté et des ailes musclées. Ce SUV bénéficie également de 32 aides à la conduite, du système 4Control advanced à 4 roues directrices, et d’un système multimédia openR link avec Google intégré. Ce dernier offre un vaste espace digital de 774 cm2 (12,3 pouces) avec jusqu’à 50 applications disponibles, ainsi qu’un affichage tête haute de 9,3 pouces. L’intérieur est spacieux et chaleureux, avec des matériaux raffinés et des sièges confortables pour optimiser le bien-être du conducteur et des passagers.

Motorisation E-Tech full hybrid performante et efficiente

Le Renault Austral repose sur la plateforme CMF-CD et propose une nouvelle motorisation hybride auto-rechargeable, l’E-Tech Full Hybrid. Cette motorisation associe un moteur 3 cylindres essence 1,2 litre turbocompressé de 130 chevaux et 205 Nm de couple à un moteur électrique, une batterie lithium-ion de 400 V, ainsi qu’à une boîte de vitesses combinant deux rapports pour le moteur électrique principal et quatre rapports pour le moteur thermique.

Disponible en deux niveaux de puissance, 160 chevaux et 200 chevaux, la motorisation E-Tech Full Hybrid de Renault promet une expérience de conduite agréable tout en limitant les émissions de CO2 (à partir de 102 g/km). Elle offre le meilleur rapport consommation/performances du marché, avec jusqu’à 80% de conduite électrique en ville et 1100 km d’autonomie. Le démarrage en mode 100% électrique, la réactivité en conduite dynamique jusqu’à 130 km/h en full électrique et l’optimisation de la consommation de carburant (à partir de 4,5 l/100 km) sont autant d’atouts de cette motorisation.

Pour en savoir plus sur le Renault Austral E-Tech Full Hybrid, consultez le site de Renault.

Essai sur 10 000 km et verdict

Un essai sur 10 000 km en Corse a permis de jauger le SUV Renault Austral E-Tech Full Hybrid 200 ch Iconic. Celui-ci est confortable, tient bien la route et présente une habitabilité généreuse. Sa consommation est également raisonnable pour un véhicule de ce gabarit. Toutefois, il présente quelques défauts, tels que le bruit du moteur, les bruits d’air, un duo transmission/moteurs qui pourrait être mieux accordé et des aides à la conduite perfectibles.

Le bilan de l’Auto-Journal attribue une note de 3,5/5 au Renault Austral E-Tech Full Hybrid 200 ch Iconic, soulignant notamment ses qualités en termes de confort, d’habitabilité et de sobriété, mais aussi ses quelques défauts en matière de bruit et de transmission. Malgré tout, ce SUV high-tech et athlétique s’avère être une option intéressante pour les amateurs de véhicules hybrides à la recherche de performances et d’efficacité énergétique.